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À mes amis de Shawinigan, 14 février 2015

février 14, 2015

En ce jour de la fête de l’amour (?) 2015, je voudrais exprimer mon sentiment sincère d’amitié à vous tous, collègues et citoyens de Shawinigan au Québec.

Non, ce n’est pas par émotion spontanée que je vous transmets ces mots; n’y voyez pas autre chose qu’une vraie humanité qui s’exprime afin de maintenir de saines relations de personne à personne et une joie quotidienne du vivre ensemble.

C’est tellement gros ce que vous devez vivre en ce moment (des Shawiniganaises et Shawiniganais ont fait pression sur votre Conseil de ville afin d’interdire un changement de zonage qui aurait permis l’érection d’une mosquée dans un quartier industriel; ils ont eu gain de cause) que je souhaite ce message le plus concis possible tout en étant le plus véridique et clair à votre esprit, à votre raison.

On définit l’émotion comme suit dans mon dictionnaire:

  • « Trouble momentané, souvent impulsif, provoqué par un intense sentiment de joie, de peur, de surprise, qui peut occasionner de l’agitation, certains malaises, certains phénomènes physiques, comme la pâleur, le rougissement, l’accélération du pouls, la sudation. Ressentir une vive émotion. Être sous le coup de l’émotion.
    • Émotions: familier – inquiétude, frayeur. Se remettre de ses émotions. Un voyage plein d’émotions.

           * Mouvement de la sensibilité provoqué par une impression esthétique. »

La peur est une émotion, et contrairement aux déclarations du maire de Shawinigan, elle ne peut être rationnelle ou irrationnelle: c’est une émotion (relire la définition ci-dessus).

Je pense que la décision faussement unanime du Conseil de ville est d’ordre politique: le maire et certains de ses conseillers travaillent pour leur réélection. En cela, elle est très possiblement logique, de cette logique qui dit: « Si vous n’êtes pas satisfait de notre décision ou que vous la croyez illégale, poursuivez-nous. »

Ce genre de position est monnaie courante maintenant: le pouvoir fait « sa » loi et ce sont les gens sans pouvoir, souvent sans le sou « juridique », qui doivent prouver par poursuite judiciaire que le pouvoir a erré. C’est Machiavel (encore lui) qui conseille cette façon de faire, et elle est gagnante presque à tout coup! Triste constat de notre société de droit.

Le Mouvement Desjardins, institution financière dite coopérative (?) et démocratique (?) utilise la même stratégie machiavélique par ses règlements de régie interne 4.6 (saine conduite) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion). On vous trouve insultant ou offensant dans vos propos? Qu’à cela ne tienne: vous serez réprimandé, suspendu et, la plupart du temps, exclu de votre « altruiste » institution financière coopérative!

Bravo aux défendeurs des droits fondamentaux lus dans ce journal « Le Nouvelliste »; vous n’êtes pas des peureux! Il s’agit maintenant d’être les plus nombreux; ainsi seulement, le pouvoir sera renversé en faveur de la première loi: la Charte des droits et libertés de la personne.

Le maire de Montréal veut son « code de vie » 8 février 2015

février 8, 2015

Selon le maire de Montréal, Denis Coderre, il est impératif que les grandes villes du monde participent en juin prochain à un sommet sur le « Vivre ensemble »! Il semble que l’influence du « Code de vie » d’Hérouxville fait son petit bonhomme de chemin et ce sont les tenants de la ligne dure qui doivent jubiler.

Déjà, le maire de Montréal a décidé hier (2 février 2015) « … de ne pas accorder de permis d’ouvrir un centre communautaire musulman à l’imam Hamza Chaoui qu’il désigne comme «un fomenteur de tensions sociales » et « un agent de radicalisation ». Il ne s’agit pas, dit-il, d’une question de liberté d’expression ni de liberté de culte, mais « d’ordre public » (Le Devoir, 3 février 2015 p. A-10). Sans pour autant « bénir » l’imam Chaoui, j’espère que le populaire maire de Montréal a quand même jasé un peu avec ce personnage avant de le condamner de cette façon aussi radicale et arbitraire.

Ne sommes-nous pas déjà avec ce maire Coderre dans l’établissement de la loi et l’ordre au nom d’un « Vivre ensemble » en harmonie obligatoire et forcée, ou au nom d’un « code de vie » qui sait comment construire la belle société qui chante, genre Hérouxville: « La Vérité, c’est moé qui l’aie, point à la ligne. »

Entendre ça ou entendre le Mouvement Desjardins qui, par ses règlements de régie interne 4.6 (saine conduite d’un membre) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion), se permet seul de juger, condamner et exclure quiconque tiendrait des propos offensants contre « Sa Majesté Desjardins », ou aurait une conduite jugée incivile par les dirigeants ou employés, n’est-ce pas vivre maintenant un « code de vie » à la Russe soviétique communiste dictatoriale?

Quand j’étais jeune, je regardais la populaire émission pour enfant où j’y retrouvais Pépinot et Capucine ainsi que Fan-Fan qui nous disait avec assurance et arrogance: « Fan-Fan est le plus fort; Fan-Fan est toujours le vainqueur! » Fan-Fan perdait toujours et la morale de ses histoires infantiles était qu’il ne servait à rien d’imposer par la force des « vérités » plus que douteuses et surtout, aucunement discutées avant décision.

Selon Paul Ricoeur, l’exclusion est une violence, laquelle suscite la violence (Revue Quart Monde, no 147). Cette lapalissade est pourtant bien connue, mais il faut reconnaître que la mémoire est une faculté qui oublie! Quand on ne cherche plus la vérité par un dialogue constructif, on découvre béatement qu’on a la vérité! Plus besoin de la chercher ou d’échanger.

Ricoeur nous rappelle donc que l’exclusion consiste en une violation du droit:

« Mon propos n’est pas de savoir «qui sont les exclus», mais «de quoi les exclus sont exclus». Ils sont exclus de pratiques dominées par des modèles qui sont des modèles d’inclusion. … Être exclus, c’est être fondamentalement non-partenaire de ces modèles d’inclusion qui régissent le partenariat ordinaire du lien social.

Cette théorie part d’une conception de la société comme un vaste système de distribution: toute société distribue des biens fondamentaux, des biens marchands, mais aussi des biens non marchands (comme la sécurité, la santé, l’éducation, la citoyenneté et la participation au jeu politique). Selon ce modèle, la justice peut être identifiée à la justice distributive.

Les partages inégaux caractérisent absolument toutes les sociétés; nous ne savons pas faire fonctionner des sociétés à distribution égale. … Toutes les sociétés sont inégalitaires, non seulement sur le plan de la distribution des revenus (échelle des salaires) et des patrimoines (personne ne commence dans la vie avec le même capital), mais aussi à celui de l’éducation et du savoir (tout le monde ne va pas dans les grandes écoles). Et les plus redoutables des inégalités ne concernent pas l’argent, mais les positions d’autorité. À tous les échelons hiérarchiques, l’administration, l’entreprise fonctionnent à l’inégalité (tout le monde n’est pas patron…).

Par conséquent, le problème central pour tous ceux qui ont le souci du bien commun… se résume en ces termes: quelles sont les inégalités justes – c’est un concept monstrueux!

À la suite de sa réflexion, Ricoeur introduit John Rawls qui nous parle de la sociale-démocratie et de son second principe

 » de la justice par excellence – après celui de l’égalité de tous devant la loi – où l’on considère une inégalité comme acceptable lorsqu’on peut dire d’elle que tout accroissement de l’avantage des plus favorisés est compensé par la diminution du désavantage des plus défavorisés. Ce principe porte aussi le nom de minimax, parce qu’il consiste à maximiser la part minimale. » (John Rawls s’appuie sur la théorie des jeux à somme non nulle, où tout le monde gagne d’une certaine façon: les uns en augmentant leur avantage, les autres en diminuant leur désavantage.)

On peut concevoir cette théorie assez facilement comme raisonnable lorsqu’on pense aux capacités intellectuelles de tout un chacun: les plus brillants et les plus doués d’entre nous sont capables de faire profiter de leurs talents les moins doués d’entre nous. Encore faut-il que l’honnêteté de tout un chacun n’exagère pas sur les moins nantis au point de les appauvrir jusqu’à l’os. Bien des systèmes économiques et politiques malheureusement jouent sur ces théories qui ne tiennent pas la route à cause de la cupidité de l’être humain jamais rassasiée.

Ainsi, on croirait entendre Adam Smith et sa théorie de la « main invisible » selon laquelle un processus naturel favorise l’égalité des chances pour tous, du seul fait que, chacun recherchant son intérêt personnel, concourt à l’intérêt général. La réalité nous a bien démontré que cette main invisible n’existe pas, ou si elle existe, elle réduit au chômage périodiquement certaines populations plutôt que de distribuer également les richesses régulièrement, à moins que l’on considère les prestations d’assurance chômage et l’assistance sociale comme la redistribution de la richesse!

Je pense aussi à Joseph Stiglitz, économiste et prix Nobel, qui nous a bien informés sur la « théorie du ruissellement » (les années 1990) selon laquelle les revenus des individus les plus riches sont réinjectés dans l’économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l’investissement, contribuant ainsi à l’activité économique et à l’emploi pour toute la société. Ces mensonges bien emballés par les théoriciens d’une économie débridée et néolibérale n’ont pour fin que de favoriser l’enrichissement sans fin des plus riches et la diminution de leur apport financier fiscal à la société et ses programmes d’aide aux plus démunis.

Et nous le vivons encore en 2015, ici même au Québec, avec le sabotage de plusieurs filets sociaux au détriment des plus pauvres de notre société d’abondance. La redistribution n’est absolument pas équitable et laisse pour compte ces exclus que le système n’arrive pas à inclure à la grande table des produits et services pour tous.

La libre entreprise, la libre expression ne sont vraies que dans notre belle société de droit et de consommation;  » si vous n’êtes pas contents, nous diraient les autorités qui excluent, poursuivez-nous! » Voilà la porte de sortie, le moyen qui justifie la fin, les beaux principes non viables sans cette non moins réelle justice distributive accessible à tous.

S’il fallait comparer l’iman Chaoui à ces non moins célèbres chefs syndicaux du temps comme Michel Chartrand, Madeleine Parent et autres, qui se sont battus pour une libre expression, une libre syndicalisation, un respect humain minimal dans leurs conditions de travail, je pense que nous n’accepterions pas qu’un maire fasse la loi au nom de la loi, comme à Hérouxville. C’est là un débordement inacceptable, car nos libertés fondamentales sont ainsi bafouées.

Le maire Coderre a peut-être de bonnes raisons de se présenter en shérif de comté, mais ça ne lui donne pas le pouvoir de sanctions arbitraires et de diffamation sur quiconque.

Au lieu d’affirmer haut et fort son monologue justicier contre le soi-disant imam Chaoui, a-t-il envisagé un seul instant d’établir un dialogue avec lui avant de le condamner devant tous, et de s’en laver les mains?

Il est inquiétant de nos jours de constater le retour de l’arbitraire. Au nom de la loi, au nom d’une loi, on accuse, on condamne, on sanctionne et l’on exclut (et l’on tue) sans autre justice, sans autre procès. La loi du plus fort, la loi de Machiavel est en force plus que jamais, la loi de l’AUTORITÉ, celle qui s’installe comme telle et qui ostracise sans retenue ni considération.

Il va encore falloir se plaindre, passer pour chialeux, pour sauver « Les Lumières » de la grande noirceur d’antan, celle qui revient encore nous couvrir de sa parfaite indécence.

La liberté d’expression et l’autocensure; 5 février 2015

février 5, 2015

Il y a dans ma famille des personnes très croyantes; pour eux, la pratique régulière de la religion fait partie de leur être, de leur âme, de leur tout. Ils sont complètement absorbés par les préceptes religieux qui guident toute leur vie; ils savent facilement ce qui est bien et ce qui est mal.

Pour d’autres, aussi pratiquantes, certaines nuances contraignent leur absolu jugement; ils sont plus écoutants, moins fermés à l’opinion de l’autre, des autres. Une certaine autocensure semble être présente en leur être, en leur âme, et la religion, quoi bien présente dans leurs obligations hebdomadaires, n’est pas l’absolue vérité en tout temps. Il y a encore chez ces personnes une capacité de s’étonner.

Entre toutes ces personnes et moi qui suis plutôt mécréant, un respect mutuel se vit: nous savons respecter la libre expression de l’autre et une autocensure nous guide maladroitement, afin de ne pas provoquer des tensions inutiles à la vie « belle » et ses exigences quotidiennes. Nous savons, sans le savoir officiellement, que des sujets de discussion, des sujets de libre expression, valent mieux être tus que d’être abordés; nous le savons parce qu’il y a déjà eu ces moments de tensions qui ont bien failli mettre le feu à la mèche et de tout faire exploser! Personne n’aime « se faire dire ses quatre vérités »! Au nom de certaines valeurs aussi importantes, sinon plus, que la liberté d’expression (comme la paix, la joie, l’amour, etc.), une autocensure vient s’imposer, vient jouer un rôle de rabat-joie, certes, sur cette liberté de tout dire ce qui nous vient à l’esprit, mais un rôle primordial de saine retenue civile et salvatrice.

« Tourne ta langue sept fois avant de parler », m’a-t-on dit un jour. Était-ce là un précepte laïc ou religieux? Je ne saurais dire! Mais la maxime valait la peine d’être écoutée.

Tout ça pour réfléchir sur ce fameux principe dit « sacré » de notre société sur la liberté de parole: sommes-nous vraiment libres de nous exprimer? Je ne pense pas.

Lors d’un café philo très révélateur ce mardi 3 février dernier au Café Bistro, rue Bonaventure (Trois-Rivières) de belles observations m’ont permis de conclure ceci:

  • Je pense que la libre expression nous est donnée de droit par notre société; ainsi, il faut toujours faire attention à ce qu’on dit, être poli et responsable de nos paroles, car, de droit, une autre personne peut se sentir vexée de celles-ci (ou autres expressions) et nous le reprocher avec raison. Des poursuites pour diffamation peuvent alors suivre si nous ne nous rétractons pas.
  • La liberté est sacrée certes, mais ne nous donne pas le droit de tout faire et de tout dire. Un philosophe (Jean-Paul Sartre) a déjà souligné cet aspect important de la liberté par cette courte citation: « La liberté, ce n’est pas de faire tout ce qu’on veut, mais de vouloir tout ce qu’on fait. » La nuance est notoire et porte à une belle réflexion.
  • Oui, la liberté est importante, car elle est le commencement de la compréhension de ce monde étrange, de ce monde mystérieux: sans liberté de penser, de dire, de faire, d’interroger, l’évolution stagne. Il faut remercier les révolutionnaires d’avoir osé dire « non » à l’oppression afin de permettre l’évolution, l’échange d’observations et ainsi, la création. Sans eux, nous serions encore à l’âge de pierre.
  • Bien que la liberté d’expression soit une utopie, il faut quand même reconnaître que dépendamment des environnements où elle ose se vivre, l’écoute de celle-ci favorise l’harmonie des sociétés. L’écoute active est donc l’ultime outil d’une liberté d’expression constructive.

Savons-nous écouter, c’est-à-dire recevoir avec intérêt la différence … de point de vue?

Charlie Hebdo: l’hypocrisie démasquée; 11 janvier 2015

janvier 11, 2015

Je m’interroge depuis les événements fatidiques du 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo de Paris: pourquoi ces meurtres gratuits et crapuleux contre ces gens? Qu’avaient-ils donc fait pour exacerber une irritation en une haine à ce point meurtrière? Je vous transmets une partie de ma réflexion; je pense que nous n’avons pas terminé de nous interroger.

« Tu ne tueras point. »

L’on dit que ce commandement vient de Dieu. Pourtant des croyants de plusieurs religions tuent depuis des millénaires pour Dieu et au nom de Dieu. Il faudra m’expliquer ce que je n’ai pas encore compris ni de Dieu ni de ses commandements. Hypocrisie?

Tuer l’autre c’est provoquer sa disparition parce qu’il me dérange: il ne fait pas ce que je voudrais qu’il fasse, il ne pense pas comme moi, il ne s’habille pas comme il le faudrait, etc.. Selon certains qui s’immiscent alors en « autorité suprême », celles et ceux qui dérangent ainsi doivent être condamnés et doivent disparaître. Et donc, au nom de la loi, au nom d’une loi, au nom de Dieu, ou d’une charte ou de règlements de régie interne, ces autorités établissent les règles de l’exécution et font disparaître! Hypocrisie.

Comme vous le ressentez bien à la lecture de ces premiers paragraphes, on peut tuer de bien des manières; il n’est pas toujours nécessaire de sortir les Kalachnikovs.

Il y a moins de 3 ans, l’éditorialiste responsable de la section « Opinon du lecteur » de notre journal trifluvien, me refusait une publication parce qu’elle disait contenir des accusations qui pouvaient valoir au journal comme à moi, des poursuites en diffamation. C’était là une diversion de l’autorité journalistique afin de protéger un commanditaire très constant et très payant. On sacrifiait donc la liberté d’expression, l’information au public et la démocratie sur l’autel de la finance. Mon texte, dont vous pourrez prendre connaissance sur mon blogue (« Journal régional de Trois-Rivières: refus d’informer; 20 août 2012″), ne contenait aucune accusation. Au lendemain des meurtres gratuits dans les locaux du journal Charlie Hebdo, l’autorité du journal trifluvien clame la valeur « sacrée » de la liberté d’expression! Hypocrisie.

Le terrorisme peut prendre bien des figures de style, n’est-ce pas?

Il faut se souvenir d’Émile Zola et de son texte « J’accuse » publié dans le journal l’Aurore en janvier 1898 contre l’autorité présidentielle de la France. Il y a toujours eu un doute sérieux sur sa disparition rapide qui a suivi la publication de ce célèbre plaidoyer dans l’affaire Dreyfus. Il faut se souvenir de Socrate que l’autorité athénienne a suicidé; il faut se souvenir bien évidemment de Jésus-Christ, le Nazaréen, que l’autorité a crucifié en se lavant les mains. Il faut se souvenir des génocides que les autorités ont gazés, passés à la machette, bombardés de l’agent orange, au nucléaire; il faut se souvenir de notre « Je me souviens », de l’affaire Michaud, et des Acadiens que nous avons déportés loin, loin, loin, pour les faire disparaître. Tous ces gens dérangeaient. On ne voulait pas voir la vérité: hypocrisie institutionnalisée.

J’ai de la peine et j’ai honte d’être un humain, enfant de la Révolution française de 1789 qui a guillotiné au nom de la liberté, enfant des Lumières et de notre Révolution tranquille québécoise qui nous a soi-disant libérés de l’autoritarisme et de l’absolutisme afin d’à nouveau nous renfermer dans un autre totalitarisme oligarchique économique et surtout, financier. Hypocrisie.

Charlie Hebdo nous démasque tous! Faire peur pour faire taire: les autorités du monde entier connaissent la formule depuis au moins Machiavel.

Oui, devant mon miroir je m’interroge encore et je me demande si nous pouvons vraiment trouver LA réponse. Entre temps, il faudrait au moins dialoguer dans un respect mutuel.

« Pas de nourriture sans agriculture » 16 décembre 2014

décembre 16, 2014

Je ne suis pas un adepte des slogans, mais force est de reconnaître que pour éveiller nos consciences, ces bouts de phrases ont souvent les « punchs » qui frappent l’imagination d’aplomb.

C’est dans Lanaudière que j’avais vu ce panneau qui m’a immédiatement rappelé que tout ce que j’avais la chance de manger était d’abord cultivé, organisé, cueilli par des gens qui s’y afféraient quotidiennement, avec rigueur et vocation. Et qui plus est, que c’était encore et toujours dans la ruralité, loin des villes et de notre confort de citadins, que tout ce travail valeureux était accompli par des femmes et des hommes de foi et d’humanité. Pour nous, citoyens urbains, il ne nous restait qu’à choisir dans tout l’éventail des victuailles bien présentées dans nos super marchés.

Comme nous l’a dit l’ancien président de l’UPA et de Solidarité rurale Jacques Proulx mercredi le 10 décembre dernier, les politiciens libéraux (cette fois-ci) s’apprêtent à rayer du décor une autre réalisation de la communauté rurale; après la disparition des Caisses populaires, des écoles, la ruralité sera bientôt orpheline d’une institution qui se voulait fondatrice de notre pays.

Quelle erreur! Quel manque de vision! Quelle inconscience! Quelle aberration de gestion! À vouloir tout centraliser, on en oublie l’essentiel.

Les citadins doivent réaliser plus que jamais que « Tant vaut le village, tant vaut le pays », nous dit Solidarité rurale. Si les trois quarts des citoyens du Québec n’ont pas 15 sous chacun par année à donner à celles et ceux qui favorisent le maintien d’une ruralité forte et vivante, alors faisons comme le gouvernement actuel, et laissons mourir Solidarité rurale. Mais si nous aimons nos villages et notre pays et toute la richesse qu’ils nous procurent dans nos assiettes et dans nos coeurs à tous les jours, peut-être qu’il faudrait que l’on y investisse un petit peu, juste un petit peu.

Pour que l’humain soit conscient d’une réalité, ça lui prend souvent un électro-choc. Dommage.

 

Déclaration du monde rural: les États généraux du monde rural réunis à Montréal les 3, 4 et 5 février 1991

Conscients de leurs responsabilités face aux Québécoises et Québécois;

convaincus que le monde rural est actuellement confronté à une grave crise structurelle dans tous les secteurs de l’activité humaine et naturelle;

décidés à prendre en main le développement général et particulier du milieu rural;

prêts à vivre en solidarité d’action dans chacune des régions et entre elles;

assurés de parler au nom de l’intérêt particulier et général des citoyennes et des citoyens du milieu rural;

s’engagent solennellement:

à tout mettre en oeuvre dans leur domaine d’intervention respectif pour favoriser la concrétisation du modèle de développement rural tel que défini par l’exercice des États généraux;

à respecter les éléments spécifiques qui ont été dégagés et qui sont à la base de l’édification de la nouvelle ruralité. Ces éléments sont les suivants:

  • la valorisation de la personne;
  • la prise en charge, par le milieu, de son avenir;
  • le respect et la promotion des valeurs régionales et locales;
  • la concertation des partenaires locaux et régionaux;
  • la diversification de la base économique régionale;
  • la protection et la régénération des ressources;
  • le rééquilibrage des pouvoirs politiques du haut vers le bas;
  • la promotion de mesures alternatives pour un développement durable.

Par cet engagement, nous nous rangeons résolument aux côtés de ceux et celles qui travaillent à inventer et à bâtir une nouvelle société rurale et non pas aux côtés de ceux et celles qui considèrent la désertification de l’espace rural comme une fatalité.

L’idolâtrie, 26/10/2014

octobre 26, 2014

Quand j’étais jeune, il y avait beaucoup de cérémonies religieuses avec faste et piété pour adorer le divin et ses représentations symboliques. Je me remémore ces processions de l’Enfant-Jésus, celles aux flambeaux, celles de l’ostensoir tout doré, et combien d’autres que j’ai oubliées.

L’Église catholique m’avait bien mis en garde contre l’idolâtrie des symboles quelconques. Alors, je ne comprenais pas celles qu’elle-même pratiquait, toutes semblables à ces représentations sectaires. Inconsciemment, ça doit-être là que j’ai commencé à mettre sur la touche la grandeur et l’importance des symboles, des traditions et des idéologies. Que signifiaient vraiment l’adoration, le sacré, les traditions? La seule réponse qui justifiait et justifie encore aujourd’hui ces épanchements me semble être le conditionnement collectif du peuple à l’autorité, mieux connu sous l’étiquette de « lavage de cerveau ».

Effectivement, depuis toujours nous fabriquons des bronzes ou des statuts à l’effigie d’un « grand » ou d’une « grande », nous créons des drapeaux nationaux ou de groupes, nous façonnons des croix et des icônes pour rassembler, etc.: toutes des choses « sacrées » qui deviennent avec le temps des symboles à ne pas toucher, à ne plus toucher.

Faire garder un monument à la mémoire de… par des soldats en uniforme (armé ou non) tient à ce genre de conditionnement collectif du respect au sacré de la chose. Qui oserait condamner ce recueillement, cet honneur et cette gloire à la représentation de nos vaillants défenseurs de notre foi en nos valeurs de démocratie et de liberté? Mais justement, est-ce vraiment de Démocratie et de Liberté qu’il s’agit lorsque nous exigeons de chacune et chacun à idolâtrer des symboles? Jésus-Christ lui-même nous a-t-il demandé de nous prosterner de la sorte devant lui ou autres icônes à sa mémoire? Qui nous commande le recueillement devant des héros symbolisés et pourquoi?

Partout dans le monde (et même ici au Québec), l’adoration des symboles, l’admiration ferme des traditions ou l’érection en dictature quelconque d’idéologies détentrices de « La Vérité » viennent perturber notre joie de vivre et notre respect mutuel: des guerres saintes et meurtrières naissent à la seule expression de l’idolâtrie de ces symboles, de ces traditions et de ces idéologies. Doit-on poursuivre ces guerres intestines sans réels fondements?

Vivre en paix ne tient pas à l’idolâtrie d’aucun symbole. Vivre en paix tient à cette liberté et ce respect de l’un envers l’autre par un dialogue affranchi de pouvoirs arbitraires d’une autorité qui, elle, doit respect à la Démocratie, la vraie.

Sans cette compréhension à bien cerner, l’idolâtrie des symboles, des traditions et des idéologies continuera de faire saint Office d’endoctrinement factice, et justifiera encore d’autres héros inutilement sacrifiés sur son autel.

Le gouvernement fédéral avait enfin commencé à comprendre son erreur à la suite des tueries des militaires Patrice Vincent et Nathan Cirillo en autorisant les soldats à se départir de leur uniforme de guerre en dehors de leurs heures de travail; il était temps! Mais à peine quelques heures après cet éveil, il a fait volte-face afin de démontrer que le Canada ne se laisserait pas intimider! Même le brillant Joseph Facal affirmait vendredi matin (24 octobre 2014) à l’émission matinale de Radio-Canada, qu’il fallait garder ce symbole très visible partout et en tout temps dans nos rues, comme si les soldats canadiens devaient prendre sur eux seuls, par leur habillement, ce symbole sacré de notre démocratie et idéologie politique.

Depuis quand un habit militaire et de guerre fait-il l’objet d’adoration? Depuis quand l’uniforme de guerre d’un soldat doit-il faire l’objet d’une reconnaissance symbolique politique et nationale au point de demander à ses femmes et ses hommes de le porter en tout temps et d’en risquer leur vie même en notre sol canadien? Demande-t-on à nos agents de la paix, policières et policiers de nos villes et villages d’en faire autant? On ne demande même plus aux prêtres et religieux catholiques de porter leur soutane! Si ce n’est pas de l’idolâtrie, qu’est-ce donc? N’est-ce pas demander à ces personnes de risquer leur vie inutilement et sans raison, au nom d’un dieu politique idéologique?

Les mains en l’air! « Les Fées ont soif » 13/10/2014

octobre 13, 2014

Les mains en l’air! « Les Fées ont soif »

Le 11 octobre 2104, j’ai eu la chance d’assister au théâtre de la Bordée de Québec à la représentation de la pièce, que dis-je, du chef-d’oeuvre de Madame Denise Boucher, « Les Fées ont soif ».

Il était temps! Cette pièce a été présentée pour la première fois en 1978 et a soulevé au Québec toutes les passions; elle a presque réussi à briser les piliers du temple de la violence aux femmes, de la misogynie, du machiste, de l’autoritarisme, etc.. Malheureusement, il faut confirmer que 36 ans après la première de cette oeuvre féministe et contre la violence faite aux femmes, l’évolution des Québécois vers plus d’humanité, vers plus de respect à l’autre et à soi, est loin d’avoir fait des pas de géant; même la démocratie n’a pas bougé d’un iota. Je pense sincèrement qu’il reste d’incroyables faits et gestes à poser pour que le respect aux femmes devienne une réalité de tous les jours, et ce, sans équivoque.

En ce jour même (12 octobre 2014) où le cardinal de Québec chante la messe avec le pape de Rome et le remercie, gonflé de fierté, pour la canonisation de deux de nos personnages historiques (François de Laval et Marie de l’Incarnation), Denise Boucher par sa pièce « Les Fées ont soif » m’a bien convaincu ce 11 octobre 2014 que même la vierge Marie n’était pas une sainte! Et pourtant, on idolâtre encore nos symboles religieux, seigneuriaux et présidentiels.

J’avais bien conscientisé depuis maintenant quelques décennies que nous pouvions toutes et tous être des saints, et que de ce fait même, personne en toute réalité ne pouvait revendiquer ce titre canonique. Nous sommes toutes et tous que des êtres humains qui doivent se respecter, et ce, au quotidien de toutes nos relations. Mais non! Nous voici encore en train de nous prosterner silencieusement, plein de déférences devant toutes sortes d’icônes à honorer et à prier.

Il fut pour moi facile de faire un lien masculin avec l’autorité coopérative de Desjardins qui se permet officiellement depuis 2010 d’exclure des membres sous de simples préjugés de paroles offensantes contre la sainte coopérative d’épargne et de crédit et ses dirigeants « élus ». Lorsque dans la pièce de Mme Boucher, la vierge Marie nous a asséné à vives répétitions:

 » J’suis pas une sainte, J’suis pas une sainte, j’suis pas une sainte, j’suis pas une sainte… »,

je m’entendais me dire égoïstement que, moi non plus, je n’étais pas un saint! Non, je n’étais pas un saint et ne voulais jamais en devenir un. Mais j’étais un sociétaire, et même un actionnaire de Desjardins, un actionnaire de ma Caisse populaire de Maskinongé, un membre auxiliaire de celle de Louiseville et un membre de plein droit de celle de Trois-Rivières qui m’ont toutes jeté dehors parce que je n’étais pas un saint. Je n’étais pas un gentil sociétaire silencieux avec les mains en l’air pour mieux me faire dépocher à Maskinongé, Louiseville et Trois-Rivières; non, j’étais un actionnaire qui osait poser des questions ou émettre poliment des commentaires ou suggestions, des critiques constructives à mes dirigeants élus, dois-je encore le préciser!

Dans la pièce de Mme Boucher, il est dit que « violer une putain, ce n’est pas un viol ». Évidemment, nous savons tous qu’un viol est un viol, comme un vol est un vol. Et lors de la présentation de mes observations au Conseil d’administration de la Caisse populaire de Maskinongé (lire Caisse populaire Desjardins de Maskinongé; l’exclusion 24/09/2014 sur le blogue https://francoischampoux.wordpress.com), j’ai développé l’idée qu’exclure un sociétaire contre sa volonté était ni plus ni moins qu’un viol, un vol de mon titre d’actionnaire et de coopérateur. Je sais assurément maintenant que Desjardins commet effectivement un viol contre ses sociétaires coopérateurs lorsqu’il les exclut par ses règlements 4.6 (saine conduite d’un membre) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion) parce que nous aurions commis des gestes ou dit des paroles offensantes, crime de lèse-majesté punissable de mort au seul jugement des dirigeants, juges et partie.

J’étais actionnaire de ma Caisse populaire de Maskinongé (414 parts de Capital) et fier de l’être; une coopérative qui jette dehors ses actionnaires qui ne sont pas des saints, et ce, contre leur volonté, ne commet rien de moins qu’un viol. « Hands up »! La bourse ou la vie!

Desjardins doit ouvrir les yeux sur son autoritarisme insensé: sa dérive viole et tue la coopération et désengage chacune et chacun à l’esprit de celle-ci et à l’esprit de respect entre nous tous.

De quels pouvoirs Desjardins a-t-il si soif pour vouloir tous nous asservir comme des bagnards à dénuder et à soumettre aux représailles infantiles de la réprimande jusqu’à celle capitale de l’exclusion?

P. K. Subban; 24,657. $ par jour: 12 août 2014

août 12, 2014

À  » compter » de la saison 2014-2015, le joueur de hockey vedette du Canadien de Montréal, P. K. Subban, sera le joueur le mieux payé de la ligue. Il sera même mieux rémunéré que le meilleur pointeur de la Ligue nationale, Sidney Crosby.

Évidemment, les petits calculs arithmétiques nous ont tous permis d’évaluer et de faire des comparaisons avec le commun des mortels: 9 millions de dollars (américains ou canadiens) par année, ce n’est rien de moins que 24,657. $ par jour, à tous les jours de l’année! C’est donc, plus de 1,000. $ l’heure à toutes les heures du jour et de la nuit! C’est un salaire hebdomadaire de 172,602. $; je répète: 172,602. $ de salaire par semaine, pendant les 8 prochaines années, c’est-à-dire pendant les 416 prochaines semaines. 172,602. $ à toutes les semaines; pas par année; par semaine!

Il y a des policiers qui risquent leur vie pour combien de dollars par semaine selon vous? Ou des professeurs du secondaire qui tentent de faire de nos adolescents de futurs adultes matures pour notre société de demain, pour combien croyez-vous par semaine ou par année? Il y a des mères et des pères qui, pour presque rien à longueur d’année, triment dur pour gagner leur croûte et celles de leur progéniture.

Dans les années 60 on lisait dans le journal que Gordy Howe serait le joueur le mieux payé de la ligue avec un salaire de 50,000.$. À cette même période, mon père gagnait 5,000. par année et devait nourrir sept bouches incluant la sienne; il devait aussi nous habiller, nous faire instruire et nous loger, sans parler des imprévus de santé pour tous qui lui pendait toujours au bout du nez. Gordy Howe gagnait 10 fois le salaire d’un professionnel ordinaire; aujourd’hui, combien de fois P. K. Subban gagnera-t-il le salaire d’une professionnelle de la santé, de la sécurité des citoyens, de l’éducation et de l’instruction des enfants? Assurément, il gagnera 180 fois le salaire de Gordy Howe. N’est-ce pas excessif?

Qui paiera ce salaire? Nous tous évidemment. Bien installé dans nos foyers, nous regarderons aux frais de Pernell Karl (et des autres), ses exploits à la télévision dont le coût du branchement par câble (ou autrement) augmentera encore trop pour P. K. et les autres vedettes du spectacle. Les ventes de billets et de bières ne seront plus abordables et graduellement, un désintérêt assuré viendra s’installer sur la gloire et le plaisir de voir du bon hockey.

Au fait, est-ce encore aussi intéressant que ça le hockey?

N’en avez-vous pas assez de payer les P. K. Subban et Monique Leroux (présidente de la coopérative (?) Desjardins: 4 millions par année) de ce monde? Quelle exploitation notre monde néolibéral, n’est-ce pas? La surenchère fait loi.

L’indécence de ces salaires n’est-elle pas la première corruption de notre système économique? Et notre consentement tacite à ceux-ci, n’est-il pas notre propre collusion à son dérèglement? Moi, je suis contre la grossière indécence. Pouvons-nous au moins l’exprimer? Il le faut, sinon, nous sommes complices de notre paupérisation personnelle et collective.

Excommunication ou exclusion = rejet; 3 août 2014

août 7, 2014

Dans le complexe dossier de l’excommunication de M. André Aubert, les hautes instances de l’Église catholique de Trois-Rivières viennent de mandater le Père Jean-Yves Marchand de l’Ordre des Carmes Déchaussés (OCD) afin de justifier, aux yeux des fidèles, la menace d’anathème qui frappe l’ex-marguiller d’une paroisse chrétienne de la Ville.

De subtiles nuances ecclésiastiques viennent justifier selon le Père Marchand, la position draconienne de l’Évêché contre le citoyen Aubert. Nous comprenons bien que selon l’Église catholique il est impossible d’expliquer la vie humaine autrement que selon l’enseignement de Jésus de Nazareth et certainement pas selon notre seule capacité intellectuelle sans l’aide du Christ, Sauveur du monde.

Je reconnais d’emblée l’immensité de l’enseignement du Christ dans le long déroulement de l’Histoire vers plus de respect et d’amour entre nous tous; Jésus est le précurseur, avec Socrate, de nos sociétés démocratiques à l’encontre de ces autocraties et dictatures. Pourquoi alors que ces personnes adultes ne démontrent-elles pas plus de sagesse, vers plus de médiation, de conciliation dans ce dossier des affaires de l’Église? Pourquoi brandir cette menace justifiée par une appartenance à un Ordre dont la philosophie sur la vie serait en opposition complète (?) avec le fondateur de la religion catholique, celle qui se veut universelle et de charité chrétienne?

Notre monde se radicalise.

Une excommunication est une exclusion et donc, un rejet. Le Mouvement Desjardins a aussi sa procédure d’exclusion: depuis 4 ans, les règlements de régie interne 4.6 (saine conduite d’un membre) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion) font loi auprès de tous les membres des Caisses; ils sont l’épée de Damoclès au-dessus de chaque membre qui oserait une critique envers Desjardins.

Menace d’excommunication, menace d’exclusion: nous sommes à nouveau tous soumis au danger de rejet dans nos sociétés de paix et démocratiques que nous construisons! Est-ce que Jésus approuverait?

Lorsque le courroux de l’homme frappe les femmes et les hommes de bonne volonté, ces derniers s’en remettent alors au courroux de Dieu; ainsi ils s’apaisent de la bêtise des hommes. Leur foi en elles-mêmes les grandit au lieu de les anéantir et elles n’ont cure des basses affres humaines. Mais pour sauver leur réputation de bonne personne comme enseignée par le Christ, elles doivent souffrir la violence d’une autorité humaine et vivre d’espérance « divine » d’un jugement dernier équitable. Tristes sommes-nous.

Dommage que toute menace d’excommunication soit menace d’exclusion et donc, de rejet par l’Église catholique de Rome de ses âmes qui aiment selon leur foi en elles, en leurs gènes inscrits dans leur corps, inscrits dans leur corps bien avant la foi en l’Église de Jésus de Nazareth.

Toutes ces guéguerres sont-elles bien utiles à la construction de nos Églises et nos sociétés de paix et de prospérité?

Gaspillage;1/08/2014

août 1, 2014

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un court article de M. Normand Lesage de Louiseville (la sagesse même) qui nous démontre que le bon sens tient souvent à des analogies très simples.

Voici cet article publié dans le journal « Le Nouvelliste » de Trois-Rivières du 31 juillet 2014 (page 14).

« Fluoration: du gaspillage

Dans le débat sur la fluoration de l’eau qui sévit depuis plusieurs mois à Trois-Rivières, j’aimerais faire une comparaison. Si je donne une bouteille de 100 vitamines à quelqu’un et lui dis: «Prenez un comprimé et jetez le reste de la bouteille, puis recommencez ainsi chaque jour». Malgré le bienfait de cette mesure, un tel gaspillage est-il acceptable?

La réponse est assez évidente.

Pourtant la Ville s’apprête à faire la même chose avec la fluoration puisqu’à peine 1% de l’eau fluorée sera bue. Ainsi, dans les années à venir, des centaines de milliers de dollars vont servir à enrichir les égouts et à contaminer l’environnement avec un produit industriel hautement toxique.

Presque tous les dentifrices contiennent du fluor et le brossage des dents est une mesure simple et beaucoup plus efficace. Au lieu de gaspiller les fonds publics, pourquoi la Ville ne fournirait-elle pas une brosse à dents et du dentifrice aux enfants pour apporter à l’école? Ou encore donner des comprimés de fluor à diluer dans l’eau à ceux qui en voudraient? »

 

J’ajoute qu’il est malheureusement plus exigeant de choisir l’éducation à une saine hygiène buccale que de choisir la facilité de conscience de jeter un produit dans l’eau potable et de penser qu’ainsi on fait une bonne action pour la jeunesse. La facilité est encore notre pire ennemi dans toutes nos décisions, surtout quand ce sont les autres qui payent les coûts des choix à faire.

Bravo M. Lesage; vous portez bien votre nom.


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