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L’Agapè, 14 février 2017

février 14, 2017

Il y a une religion que je connais un peu qui prêche l’amour ; elle n’y va pas à moitié ! Cette religion exhorte ses fidèles à aimer même ses ennemis : « Si l’un d’eux vous frappe, présentez-lui l’autre joue », demande-t-elle à ses adeptes.

L’Agapè, cette forme d’amour ultime, « divin » diraient certains, est celui que je qualifie bien humblement de « l’amour des saints ». Il incite chacun à aimer même son ennemi ! Ça dépasse l’entendement, car habituellement, on n’aime pas son ennemi ; on le déteste à vouloir le tuer, à vouloir le faire disparaître.

Une des façons de faire disparaître un ennemi, c’est de l’ignorer ; ça demande de la patience, de la tolérance, ou encore de l’indifférence ou de la retenue. Mais ça pourrait aussi demander de l’attention à celui-ci ; c’est là une forme d’amour : l’Agapè, l’amour des saintes personnes qui osent en donner à ceux qui sont en mal de quelque chose, comme justement, une « attention ».

Donner de l’attention à un ennemi qui vous déteste (et que vous détestez aussi), c’est là faire œuvre d’humanité : c’est l’œuvre qui crée des liens au lieu des guerres. Belle façon de faire disparaître un ennemi !

Les citoyens d’Hérouxville l’on vécut il y a une dizaine d’années lorsque des musulmanes se sont rendues dans leur village mauricien du Québec pour rencontrer celles et ceux qui les dénonçaient comme une tare de la société québécoise. Imaginez si Hitler avait connu l’Agapè envers le peuple juif ! N’eut-il connu que la « Philia » (cet amour de nos proches) que déjà, le monde aurait été bien mieux!

Pourrait-il y avoir encore en 2017 des gestes d’attention envers tout un chacun afin de sauver ce monde et vivre en paix ?

La dénonciation de gestes de violence et d’harcèlement est exigée par nos lois imparfaites pour faire cesser ces manques de respect, ces gestes d’incivilité, ces manques d’amour envers son prochain ; faut-il que cette dénonciation soit faite publiquement ?

Si nous désirons vivre en paix dans ce Québec, rien de mieux que d’apprendre à se parler avec respect, avec cette attention à l’autre qui, comme moi et nos lois, est imparfait. L’utilisation des médias n’est probablement pas la bonne façon de faire. La libre expression, comme nous l’a enseigné le journal « Charlie hebdo », crée souvent violence et viol, plutôt que respect de la différence ; il faut la manipuler avec doigté. L’amour entre 4 yeux c’est plus efficace et ça peut être drôlement agréable ! Enfin, ça peut être moins dangereux, moins meurtrier, plus pacifique.

Vive la paix de l’Agapè !

« Ce serait bien si le désir et la joie suffisaient à l’amour, si l’amour se suffisait à lui-même ! Mais cela n’est pas : parce que nous ne savons guère aimer que nous-mêmes ou nos proches, parce que nos désirs sont égoïstes, presque toujours, enfin parce que nous sommes confrontés non seulement à nos proches, ceux que nous aimons, mais à notre prochain, que nous n’aimons pas. »

« Petit traité des grandes vertus » André Comte-Sponville, PUF/Perspectives Critiques, première édition : janvier 1995, p. 350 – 351

Toujours en réaction aux meurtres sordides du 29 janvier dernier à la mosquée de Québec.

Les financiers dans les écoles du Québec; 13 février 2017

février 13, 2017

Que faisaient les religions dans les écoles du Québec avant 2005 ? Elles faisaient l’endoctrinement des enfants par des dogmes et des commandements de Dieu ou ceux de leurs Églises respectives afin de bien exploiter financièrement la crédulité d’une population prise en otage entre le paradis du ciel et le feu de l’enfer. Aujourd’hui, qui accepterait qu’une autre religion, grande ou petite, vienne faire valoir ses croyances à nos jeunes par le biais de cours dans nos écoles ?

En 2005, le Québec a péniblement « réussi » à sortir les religions des écoles publiques ; il a fallu troquer l’enseignement doctrinal qui envahissait depuis plusieurs décennies les écoles, par un cours appelé « éthique et culture religieuse » (ECR). Celui-ci a pris toute la place autant dans les classes du primaire que du secondaire et ce, pratiquement dans toutes les écoles publiques et privées de la province.

Mais la jeunesse du Québec n’a pas fini de se faire endoctriner par des bien pensants. Voici que la pseudo-coopérative financière Desjardins lance un nouveau concours appelé « Classe à part ». C’est ce que nous annonce un reportage du journal « Le Nouvelliste » de Trois-Rivières, le samedi 11 février dernier. Ce n’est pourtant pas d’hier que Desjardins se fait le maître des financiers dans les écoles du Québec ; il a donné la voie depuis plusieurs décennies alors qu’il devait être le seul financier à prêcher aux Québécois la vertu de l’épargne. Aujourd’hui, Desjardins ne prêche plus rien ; il fait de la publicité et oblige ses adeptes à des forfaits ! Et les banques et compagnies d’assurance ont aussi pris leur place dans ce même créneau lucratif.

Surprenant que cette ingérence des financiers dans le monde de l’éducation au Québec n’alerte pas nos élus. On s’insurge que des pharmacies vendent des cigarettes, que des hôpitaux exploitent la malbouffe, mais on laisse faire les financiers établir leur publicité subliminale auprès des enfants ! Que viennent faire dans les écoles les institutions financières qu’elles soient des pseudo-coopératives, des vraies banques capitalistes ou autres compagnies d’assurance ? Elles ont certainement un intérêt mercantile à venir afficher leur logo aux yeux des enfants. Pourtant, la Loi sur la protection du consommateur interdit la publicité qui s’adresse aux moins de 13 ans.

Desjardins qui s’immisce déjà énormément dans le ministère de la Santé (dons extravagants et démesurés dans les hôpitaux, dons à des cliniques privées sous condition, dons et commandites à des coopératives de santé, etc.) continu son ingérence dans les villes et villages en finançant les écoles par des dons et des concours, sans parler de son nom à inscrire sur des arénas ou amphithéâtres un peu partout en province en contrepartie de beaux billets verts du Canada. Avec l’argent des autres, il est facile de faire des dons pour la communauté : et ça paraît tellement bien aux yeux d’une population crédule et captive qui n’a rien à dire.

Depuis plus de vingt ans, le Mouvement Desjardins est devenu non plus partenaire de ses membres sociétaires, mais bel et bien partenaire du gouvernement du Québec auprès des ministères de la Santé et celui de l’Éducation, et maître des villes et villages. Desjardins n’est plus une coopérative au service de ses membres ; c’est une organisation paragouvernementale au service du communautaire. On a même vu une Caisse inviter des conseillers municipaux d’un village à venir siéger au Conseil d’administration de la Caisse (Caisse Desjardins de Gentilly-Lévrard–Rivière du Chêne).

Cette institution financière est passée en douce du « spirit » du coopératisme, au « spirit » du communisme. Les membres qui étaient la FIN de la coopération de Dorimène et d’Alphonse Desjardins sont devenus un MOYEN du Mouvement et du gouvernement pour financer la Santé, l’Éducation et autres services communautaires.

Comment peut-on accepter ce laxisme néolibéral de l’État du Québec envers ses citoyens et contribuables ? N’y a-t-il pas une limite à se laisser indument exploiter par les financières et leur fausse générosité ? Si ces financiers veulent faire de la publicité avec leur budget démentiel à cette fin, qu’il la fasse en dehors de toutes les écoles du primaire jusqu’à l’université, et surtout pas sous la fausse représentation de dons ou commandites quelconque. Cette façon de faire est abusive de la part de celles et ceux qui possèdent l’argent tant convoité par tous ; l’exploitation de la naïveté des enfants et de leurs mentors est une forme d’escroquerie, une tromperie inacceptable.

Ce n’est pas comme cela qu’on investit dans l’éducation et l’instruction de notre jeunesse. Si l’on veut que nos jeunes apprennent à penser par eux-mêmes et qu’ils développent leur esprit critique et créatif, cessons de les endoctriner à leur insu. C’est là une exploitation éhontée de notre système financier québécois.

Keven O’Leary: 3 février 2017

février 3, 2017

Kevin O’Leary: ou bien une insulte aux musulmans éprouvés à Québec (Canada), ou bien un manque de jugement, ou bien une action totalement innocente; que choisira monsieur O’Leary?

 

Racistes et violents, 31 janvier 2017

janvier 31, 2017

Ces mots en titre doivent être écrits au pluriel.

Beaucoup plus jeune, il m’est arrivé, à ma décontenance, d’entendre de mes concitoyens des propos totalement racistes sur les autochtones du Québec. Plus tard, ce sont des vérités acerbes, mais complètement douteuses que j’ai entendues sur les religions différentes de l’Unique Église catholique de Rome. Il y a à peine dix ans, tous les émigrés de races plus foncées que la mienne faisaient enrager certains des miens ; de voir dans nos rues des couleurs plus opaques que le beige pâle québécois, on se catastrophait même de leurs vêtements pas du tout canadiens ! Et qui ne se souvient pas du drame de la famille Shafia ? Une horreur religieuse et féministe camouflée en crime d’honneur.

En Amérique du Nord, c’est ici au Québec seul, et pas ailleurs, que l’intimidation et le harcèlement psychologique ont tenté d’être réduit à rien par des articles dans la Loi sur les normes du travail : les articles 81.18 à 81.20 et 123.6 à 123.16 disent depuis juin 2004 que nous devons tous, employeurs et employés, faire cesser ça. Pourquoi la province de Québec et ses élus ont-ils jugé nécessaire de condamner ces gestes et paroles de haine sur nos chantiers et lieux de travail ? les droits de l’Homme n’existent-ils pas depuis bien plus longtemps?

Dans ma région mauricienne, j’ai été témoin, jusqu’à tout récemment encore, d’intimidations et de violences morales qui pouvaient tourner facilement au drame n’eut été… N’eut été quoi au juste ?

N’eut été la peur (bien évidemment) de toutes ces petites mafias qui tuent sans remord celles et ceux qui ne se conforment pas à la loi du plus fort. La peur de ces petits et gros caïds du coin, en collet blanc ou en collet bleu, plein de moi et de foin, capables d’imposer la loi de la jungle, leur loi bâtarde du plus fort ou du talion.

Ainsi va le Québec, ce peuple conquis de la Nouvelle-France qui, mené par la peur de l’autre, choisit de l’assassiner par toutes les manières possibles, de l’exclusion du groupe jusqu’à la mort brutale purement et simplement, afin d’affirmer son hégémonie. Que de mieux que d’écraser son prochain pour se rehausser ; quand on est petit, c’est comme ça qu’on devient gros et grand.

Les peuples racistes et violents font de tristes pays où y vivre ; ils pleurent continuellement leurs rêves, car ceux-ci virent continuellement au cauchemar. Il ne peut en être autrement quand on tue nos propres enfants ou qu’on refuse le dialogue.

C’est Albert Camus qui nous rappelle que « la fin ne peut jamais justifier les moyens. En occurrence, le bonheur ne saurait justifier tous les moyens, surtout si ces moyens impliquent le meurtre, l’exclusion radicale de l’autre. Le bonheur, comme art de vivre, est aussi un art de vivre avec les autres ».

Il faut cesser de rêver. Sortons de notre sommeil et bâtissons enfin un Nouveau-Québec, sans complexes, sans mafias, sans peur. Cette construction est urgente, plus urgente que toute autre bâtisse en béton armé.

En tout respect des victimes musulmanes de l’attentat à la grande mosquée de Québec survenu le 29 janvier 2017.

Quel triste moment québécois encore une fois !

 

« La censure a pour objectif d’occulter la vérité; la désinformation va plus loin en la déformant afin de la rendre conforme aux intérêts des gouvernements ou des groupes de pression.

La première oblige l’écrivain à décupler son génie et son imagination pour contourner la censure; la seconde, dans son stade ultime de satanisation, peut pousser certains groupes d’hommes dans une sorte de psychose collective dont le meurtre libérateur semble être la seule issue. »

Négovan Rajic, environ 1996

« La haine du mal même peut rendre les hommes méchants si elle est trop forte, trop dominante, trop seule (pour ainsi parler) parmi nos sentiments. »

Joseph Joubert

De la paille jusqu’au cerveau, 19 décembre 2016

décembre 19, 2016

Nous sommes à la veille d’une fête deux fois millénaires qui nous annonce toujours un sauveur. Mais cette année, pour celles et ceux qui votent encore libéral, il faut savoir qu’il n’y a que de la paille bien tassée dans la tête et le corps de nos élus du gouvernement : il n’y aura aucun sauveur sur notre chemin de Damas ! Arrêtons d’espérer.

Évidemment, nous sommes loin de cette affreuse et ignoble guerre d’Alep en Syrie ; mais il faudrait cesser de croire que les guerres ne se font que loin de chez nous ! C’est souvent surprenant comment des peuples mettent le feu aux poudres sans trop en être conscient.

Chez nous, les guerres se font sous-terre, et la destruction que l’on y fabrique est celle de notre paix des femmes et des hommes de bonne volonté sur cette terre de rivières aux belles eaux gorgées de vie, et celle des humus qui sentent bon les pâturages et les récoltes à venir.

Nos femmes et nos hommes politiques de paille viennent de donner encore une fois notre Terre-Mère québécoise à l’exploitation souterraine des utilisateurs pollueurs non-payeurs. Cette nouvelle loi 106 est une déclaration de guerre de notre gouvernement contre notre terre, nos élus municipaux et ses propriétaires, c’est-à-dire, nous tous, citoyens exploités et honnêtes contribuables. Permettre légalement une exploitation jusqu’à la dernière goutte de toutes les énergies fossiles de la planète, c’est rien de moins qu’attiser et d’enflammer toutes les guerres fratricides de cette terre, toutes les guerres qui décapitent femmes, enfants, familles dans d’épouvantables enfers de guerres meurtrières. Ces guerres ne sont pas de joyeux feux de paille de la Saint-Jean; ils sont l’œuvre de nos épouvantails élus aux sourires angéliques et complaisants, de Julie Boulet jusqu’à Philippe Couillard, en passant par Jean-Denis Girard, Pierre Arcand, Pierre Moreau, Hélène « les doigts dans le nez » David, et bien évidemment, Justin Trudeau aussi beau « cerveau de paille » soit-il.

Ne nous révoltons pas maintenant ; gardons nos énergies humaines pour la guerre qui vient. Notre mort annoncée sera plus héroïque, mais non moins réelle. Trop tard : nos cerveaux de paille du gouvernement élu ont bâillonné notre démocratie qui pourtant criait à tue-tête : « Non ! Ne faites pas ça ; arrêtez les guerres et protégez la paix sur terre des femmes et des hommes de bonne volonté. »

Des cerveaux de paille n’ont ni cœur ni oreilles ; que des sourires qui tuent. Ce sont nos sauveurs, mais des sauveurs-menteurs, femmes et hommes de paille d’une criminalité contre l’humanité à la hausse, organisée partout sur la planète, même ici au Québec et au Canada ! Honte à nos gouvernements complaisants à la mondialisation de la guerre des peuples.

Le sport-études, 3 novembre 2016

novembre 3, 2016

Les études et le sport

Depuis 2005, les décideurs politiques ont inventé une formule afin de tenter de maintenir à l’école les enfants, athlètes doués, lesquels décrochaient trop tôt de leur devoir d’apprendre ? Ils ont mis en place le concept du « sport-études », le concept du sport-passion pour la réussite scolaire.

De fait, on invitait les jeunes passionnés dans la pratique d’un sport quelconque, à s’inscrire à une fédération sportive et d’y être reconnu comme « performant » dans leur sport de prédilection. Il ne restait qu’à se rendre à une école reconnue qui offrait de parfaire une technique sportive, à la condition de bien faire ses devoirs d’étudiants et de réussir ses examens. Comme dirait l’autre, une formule gagnant-gagnant.

Parfait pour les doués et surdoués sportifs, mais les autres, les moins passionnés pour la pratique d’un sport, que leur offrait-on ?

L’élite sportive a souvent sinon toujours reçu la reconnaissance pour ses réalisations ; applaudissement des partisans dans des salles combles, fournitures sportives A-1, heures de pratique avantageuses, etc. La fierté des écoles mises à contribution n’a eu d’égal que l’endoctrinement à ce machisme à l’américaine, autant pour la gent masculine que féminine.

Pourrait-on aujourd’hui abolir ces programmes de fierté sportive d’une élite douée tout en réussissant à faire étudier ces enfants  physiquement doués ? Faut-il être applaudi à tout rompre par des salles combles pour apprendre ? La réussite scolaire doit-elle se couronner par une victoire sportive reconnue par un public qui en redemande ? L’effort à l’apprentissage doit-il être de l’ordre du spectacle ou motivé simplement par l’humanisme, c’est-à-dire une saine actualisation de nos talents pour une société prospère ? Le passage de l’enfance à l’âge adulte ne doit-il pas justement nous faire passer de l’heure du jeu à l’heure d’être sérieux ? N’est-ce pas le but de l’éducation ?

J’ai beaucoup joué dans ma jeunesse et même assez tard dans ma vie d’adulte, mais ce départage des moments de jeu avec ceux des devoirs et des leçons n’avait d’autre but que de faire vivre cette vieille maxime : « un esprit sain dans un corps sain ». Aurait-il été mieux de nous motiver par toujours plus, plus, plus ?

Il y avait des lacunes à corriger, certes, mais pourquoi n’a-t-on pas exigé des doués sportifs d’hier, d’étudier autant qu’on l’exige aujourd’hui ? Pourquoi faut-il aujourd’hui des équipements ultra-dispendieux et des budgets extravagants pour une caste dont il faut applaudir les prouesses pour qu’elle réussisse à l’école ?

Je n’étais pas de l’élite ni des moins bons ; j’ai découvert très tôt que sans faire mes devoirs, je n’irais pas jouer dehors ni au baseball, ni au hockey, ni au football, ni à rien d’autre de passionnant ! Nos équipements étaient ordinaires, à la mesure d’un budget raisonnable où souvent, il fallait s’investir un peu, en plus de la part de nos parents.

Oui, la passion est source d’exaltation, mais la connaissance de soi est plus nécessaire, universelle et exigeante à obtenir. Il faut apprendre très jeune à marcher seul pour trouver son équilibre sans l’aide de béquilles. Sans cet apprentissage minimal, l’adulte cherche longtemps sa maturité d’être, et la société perpétue cette phallocratie millénaire, même chez certaines femmes en mal de reconnaissance de leur voie. Le football à l’UQTR ; est-ce bien nécessaire?

 

Ci-dessous, l’opinion de Jonathan Beaulieu-Richard pour une équipe de football à l’université du Québec à Trois-Rivières (parue le 31 octobre 2016 dans le journal « le Nouvelliste » de Trois-Rivières (page 12).

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« Faut qu’on ce parle », 31 Octobre 2016

octobre 31, 2016

Faut qu’on se parle… d’éducation

Sommes-nous une société qui progresse ou qui régresse ? Voilà une vaste question qui demande de la compartimenter. Ce collectif « Faut qu’on se parle » vient nous l’offrir.

Bâtir le Québec, c’est d’abord bâtir l’être. Et quand il est question de bâtir l’être, il est nécessairement question de son éducation et de son instruction individuelles.

Nous vivons, au Québec, dans un pays libre, un pays de liberté. Ceci dit, notre maturité d’être nous commande de reconnaître que LIBERTÉ ne veut pas dire faire n’importe quoi, n’importe quand ; LIBERTÉ veut dire être responsable, et être responsable veut dire CAPABLE de DONNER des RÉPONSES qui CHERCHE toujours la VÉRITÉ dans le RESPECT de soi et de l’autre. Ça demande donc effort et sérieux.

  1. L’Éducation et l’instruction publique au Québec doivent devenir le ministère le plus important, bien avant celui du ministère de la Santé. Pourquoi ? Parce qu’un être bien instruit et éduqué sait se garder prioritairement en santé et que le gouvernement, constitué de personnes en santé, saura prendre soin adéquatement de celles et ceux qui souffrent.
  2. Les citoyens du Québec doivent se donner comme priorité du XXIe siècle de devenir un peuple en excellente santé par l’acquisition de saines habitudes de vie.
  3. Depuis plusieurs décennies, nombreux sont les enseignants qui souffrent d’un épuisement professionnel à vouloir tout juste faire leur travail d’instruire et d’éduquer. Les parents se voient parler régulièrement de conciliation « TRAVAIL – FAMILLE » sans vraiment diminuer un mauvais stress qui les brûle autant au travail qu’à la maison.
  4. Il y a des vœux qui demeurent pieux ; de fait, les moyens ne s’implantent tout simplement pas.

SOLUTIONS :

  1. Il faut réduire le nombre d’enfants par classe pour augmenter l’alphabétisation fonctionnelle ou ajouter un adjoint-professeur à chaque classe particulière ayant un nombre donné d’enfants.
  2. Transformer le rôle d’instruire et d’éduquer pour le rendre plus agréable, plus ludique pour tous, et surtout, plus accessible partout sur le territoire avec les moyens de communication d’aujourd’hui: une école accessible par des moyens modernes.
  3. Écouter les propositions des enseignants et des maîtres d’école qui ont à cœur la réussite et le bonheur des enfants, nos futurs adultes de demain.
  4. Au travail, il faut apprendre à être performant sans s’épuiser à la tâche ; pour ce, il faut que les entreprises reconnaissent le dialogue sur cet objectif sans avoir peur de perdre, financièrement parlant. Et les employés doivent reconnaître leur capacité à la performance en la rendant honnêtement aux entreprises. Syndicats et employeurs doivent vraiment faire vivre le concept de « RENCONTRE ET DIALOGUE de BONNE FOI » lequel est trop galvaudé de part et d’autre. Que le concept de la conciliation TRAVAIL-FAMILLE devienne une réalité.
  5. Décider, une fois pour toutes, si les institutions privées en éducation et en santé doivent être subventionnées par l’État québécois.

CONCLUSION :

Ici, comme ailleurs, l’éducation doit se délivrer des sources de collusions et de corruptions du système qui tuent la vie belle pour tous.

Apprendre à respecter et à aimer : soi d’abord et l’autre de pair, pour une harmonie à la hausse recherchée.

 

Faut qu’on se parle… d’économie

C’est feu la députée Sylvie Roy qui, la première, a réclamé en avril 2009 une commission d’enquête sur l’industrie de la construction au premier ministre Jean Charest. Madame Roy demandait qu’on fasse la lumière sur les liens présumés entre les entrepreneurs en construction, le monde politique et le crime organisé.

En septembre 2010, un coup de canon retentissant nous est venu du Canada anglais : le magazine Maclean’s titrait ceci : « La province la plus corrompue au Canada ; des accusations de trafic d’influence au cabinet du premier ministre Jean Charest sont la dernière tuile. Pourquoi tant de scandales politiques au Québec. » Cette dernière phrase n’était pas une interrogation, mais une affirmation du magazine!

Jean Charest s’est officiellement offusqué des déclarations incendiaires du magazine anglais canadien qui traitait les Québécois génétiquement incapables d’agir avec intégrité depuis plus de 50 ans!

J’ai eu la chance de lire « Bras de fer » du chef syndical de la FTQ construction Ken Pereira ; je peux vous dire qu’il est vrai que cet homme a fait sauter le couvercle sur les manigances à la FTQ-Construction ; il raconte son combat contre l’intimidation, la collusion et la corruption dans sa propre industrie de la construction. J’ai aussi lu l’autobiographie de Claude Béland qui nous révèle ses propres dessous du coopératisme: le jupon de M. Béland a dépassé plusieurs fois, révélant les sources de l’actuelle perte de sens de la financière coopérative, une de nos plus belles réalisations économiques d’antan du Québec. J’ai mis sur mon blogue personnel mes commentaires sur l’autobiographie de M. Béland.

Tout comme ces auteurs, je peux affirmer que ce n’est pas seulement dans leur industrie respective que l’intimidation fait loi. N’oublions pas que seule la province de Québec a, en Amérique du Nord, des articles contre le harcèlement psychologique dans ses lois du travail ; celles et ceux qui pensent que ces articles, datant de juin 2004, ont réglé le sort du crime organisé se leurrent assurément. Oserais-je vous dire que je viens de subir le congédiement à cause de ces formes de gestion tribales et archaïques et des lois qui les cautionnent? Pensez-vous vraiment, comme le législateur, qu’avec quelques articles de loi, les travailleurs peuvent allez gagner leur pain quotidien en toute quiétude ? Nous avons tous des épées de Damoclès qui nous gèrent tristement. De graves lacunes en dialogue et communication sont à dénoncer. Et je ne parle même pas de l’intimidation sexuelle faite aux femmes de notre société.

L’économie c’est de rendre aux citoyens des services dont ils ont besoin et qu’ils réclament de recevoir en contrepartie du paiement de leurs taxes, impôts et pécules durement gagnés. Si des profiteurs s’en mettent plein les poches avant, comment voulez-vous qu’il en reste suffisamment pour l’éducation, la santé et la générosité ?

Au nom du vocable « bénévolat » ou « coopération », l’exploitation de la crédulité des citoyens du Québec bat son plein. Des entreprises milliardaires s’enrichissent sans retenue au nom de l’aide à donner à notre société, à nos citoyens dans le besoin. La déchéance du Mouvement Desjardins à ce point de vue d’un « retour sur l’investissement » (RSI) aux sociétaires, celle des syndicats qui doivent défendre leurs membres contre les abus de pouvoir des employeurs, l’Autorité des marchés financiers qui bénit, au nom d’une saine gestion, des tractations financières au détriment des citoyens utilisateurs-payeurs, les ventes de nos fleurons qui permettent à leur direction d’entreprises de se sauver avec la caisse grassement remplie par les actionnaires et citoyens, les fonds monétaires constitués au nom de la coopération ou du syndicalisme pour nourrir de façon douteuse des compagnies capitalistes ou faussement coopératives, etc. OUI, faut qu’on se parle d’un grand ménage dialectique et économique. La complaisance des grands nous tue beaucoup plus qu’elle nous vivifie.

 

Faut qu’on se parle… d’indépendance

En 1976, lors de l’éclatante élection du Parti Québécois, j’ai fortement ressenti la fierté d’être celui que j’étais ; celui qui voulait devenir un Québécois. En 1976, j’avais enfin la permission que je m’étais donnée avec des centaines de milliers d’autres, c’est-à-dire de bâtir mon pays. C’était euphorisant.

Ce sentiment fort m’appelait au dépassement et à cette foi en moi. Il n’y avait plus de miracle ou de rêve : tout était à faire. Tout comme les défricheurs du pays, il fallait se mettre à la tâche, et agir vers ce but.

Malheureusement, au fil des années qui suivit, l’enthousiasme politique s’est lentement effrité, laissant place à ce bon gouvernement qui avait mis de côté l’ultime projet rassembleur.

Nous sommes encore et toujours à ce point de défricher notre pays, notre coin de terre nourricière. Nous savons aujourd’hui qu’il est précieux et fragile ce patrimoine ; nous le savons parce que nous l’avons pillé maladroitement par moment, et qu’il faut corriger le tir. La voie politique actuelle sillonne à gauche et à droite ; il faut maintenir un cap respectueux sur l’environnement ; nous le savons maintenant. Nous ne pouvons plus faire n’importe quoi, n’importe quand. Et l’indépendance du Québec reste un projet silencieux, douteux même pour une masse critique de la population. Alors, un vil sentiment du « chacun pour soi » se renforce de lui-même.

Pourtant, nous sommes au seuil du basculement ; nous sommes au seuil de cette porte qui nous fera officiellement devenir un peuple grand, mature et confiant. Il faut ouvrir cette porte des peuples autonomes qui assument leur indépendance avec courage et fierté, ou demeurer du côté des peuples soumis à ces régimes monarchiques factices et futiles et à ces régimes financiers tout acabit.

Que choisissons-nous ?

La foi, c’est d’abord en soi qu’il faut l’avoir si nous voulons nous bâtir un Québec qui ne soit pas qu’une illusion de pays. Nous avons un coin de pays qui est beau, grand et riche de vie ; vivons à plein comme nos J-Armand, nos Dorimène et Alphonse, nos René Lévesque et combien d’autres qui nous ont inspiré le dépassement de soi.

L’amour du Québec, c’est d’abord l’amour de soi ; il faut le cultiver cet amour qui ose se respecter sans s’en culpabiliser. Parce qu’il se donne à soi, cet amour favorise l’éclosion de tous nos talents, pour l’amour de notre pays envers tous nos citoyens.

Ce virage entrepris au moins depuis Dorimène et Alphonse Desjardins, et poursuivit lors de la Révolution tranquille est pour moi le seul véritable signe, le seul véritable ferment qui nous permet un optimiste raisonnable : certes il a dérapé à l’occasion, et c’est justement à cause de ses déviations que nous percevons très bien la vraie voie à suivre et à reprendre.

Quand on perd la maîtrise de soi, on perd TOUT. La déviation du Mouvement Desjardins de sa voie coopérative nous est l’exemple fort de cette catastrophe idéologique économique. Il faut retrouver la foi en soi, celle qui ne craint pas de dire « Soyons maître chez nous », osons assumer notre responsabilité d’être maître de notre destin, de nos patelins, voyons notre destination de peuple comme celle d’une nation vraie, sans fausse pudeur ni orgueil démesuré.

Nous ne sommes des perdants que parce que nous y croyions et parce que nous craignons d’en être ; nous sommes toujours soumis à cet autre qui nous en convainc dans son discours et qui nous martèle ses convictions à la soumission du dictat de l’autre, au dictat de la mondialisation et celui de l’autorité financière.

Il faut dire NON au rêve pour dire OUI à notre réalité du Québec, riche de créativité partout dans toutes nos régions, riche d’une terre féconde comme nul autre ailleurs, du moins autant que bien des ailleurs sur cette planète où la vie belle se vit très bien !

Sachons remettre les bœufs devant nos charrues respectives si nous voulons aller de l’avant et bien nous aimer et respecter. C’est cette énergie qui saura nous élever au-dessus de notre misère actuelle de peuple soumis à ses vieilles peurs d’antan lesquelles ont trop longtemps figé notre sain épanouissement.

Faisons taire ces sirènes des dangers, et crions notre foi en nous tous, une fois pour toutes !

Toutes les forces indépendantistes du Québec doivent créer à nouveau cette coalition pour un Québec fort et respecté par tous les peuples et pays du monde.

Ma grande conviction : l’indépendance politique du Québec, c’est la seule voie à suivre pour un épanouissement euphorisant de toutes les régions Québécoises.

 

Faut qu’on se parle… de démocratie

Au Québec actuellement, nous élisons, à peu de chose près, 2 députés par comté électoral : un député au provincial et un autre au fédéral. Des élections se font tous les 4 ans environ autant au provincial qu’au fédéral. Les citoyens sont donc passablement bien respectés démocratiquement parlant ; mais nous pouvons faire mieux puisque la corruption mène toujours le bal. La démocratie peut devenir plus participative, plus vivante, moins corrompue et plus respectueuse de la vie belle pour tous.

Le concept de vie belle pour tous doit devenir une réalité, du moins, autre chose qu’un rêve ou un objectif ; il doit devenir un souci quotidien dans la tête de chaque citoyen.

À cette fin, évidemment les conditions premières sont écrites ci-dessus, plaçant l’indépendance politique du Québec au premier rang.

Par la suite, il faut nécessairement modifier notre système électoral. Les recettes peuvent être multiples, mais il m’apparaît prioritaire d’augmenter le filet démocratique et participatif des citoyens pour éloigner et étouffer la collusion et la corruption si facile à faire vivre actuellement comme de tout temps. Ma proposition est une parmi bien d’autres ; voici :

  • Élection au suffrage universel à tous les 4 ans (date fixe) d’une personne nommée président de la République et premier ministre, indépendamment de son allégeance comme chef d’un parti politique: serait élu ainsi celle ou celui qui aura reçu le plus de votes à ce poste
  • Le Président de la République premier ministre aurait comme tâche de former un gouvernement avec tous les ministères nécessaires à la bonne gouverne de l’État ; il devrait choisir parmi les députés élus au pouvoir celles et ceux qui seront titulaires des ministères. Sa tâche: organiser les affaires de l’État vers la vie belle pour tous.
  • Le chef de l’opposition serait celle ou celui qui comme chef d’un parti sera arrivé second en nombre de votes au poste de président de la République et premier ministre.
  • Élection au suffrage universel à tous les 4 ans (date fixe) d’une personne nommée «Député au pouvoir», indépendamment de son allégeance à un parti politique
  • Élection au suffrage universel à tous les 4 ans (date fixe) d’une personne nommée «Député de l’opposition», indépendamment de son allégeance à un parti politique
  • Le député élu au pouvoir serait celui qui obtiendrait le plus de votes dans son comté lors de l’élection, et son rôle serait celui de gérer les finances publiques de la république selon des projets de société débattus en chambre et sa nomination possible comme ministre responsable
  • Le député à l’opposition serait celui qui aura été second en nombre de votes dans son comté ; il serait possiblement appelé par le chef de l’opposition à former le cabinet fantôme afin d’exécuter son rôle de critique de l’opposition dans le gouvernement et d’être le chien de garde dans son comté contre les abus de pouvoir de l’autorité gouvernementale ou des citoyens abuseur du système.
  • Des comités citoyens et municipaux devront être favorisés par les deux députés du comté afin de faire vivre démocratiquement les solutions aux problèmes qui empêchent la vie belle pour tous dans chaque comté, villes et villages du Québec.
  • Tous les votes seraient « libres » sur les projets de loi.

C’est une proposition qui demande à être enrichie, critiquée franchement et honnêtement par celles et ceux à même d’y ajouter des modifications constructives.

 

Faut qu’on se parle… de racisme

La transformation du Québec au cours des dernières années est des plus évidentes aux yeux de toutes et de tous ; cette transformation démographique et sociologique est loin d’être terminée, bien au contraire : elle se poursuivra éternellement. Nous devons composer avec cette réalité qui fait perdre bien des illusions à des rêveurs légitimes de perfection.

Les peuples autochtones, les peuples de descendance française, anglaise et autres, les peuples du monde entier aux croyances religieuses et diverses sont maintenant tous représentés au Québec moderne. Notre pays de liberté nous a donné toutes ces richesses à respecter et sources d’évolution.

En 1976, nous pouvions parler du « nous » qu’on définissait facilement à cette époque, mais aujourd’hui nous nous réveillons avec une définition beaucoup plus éclectique et complexe. Nous sommes donc confrontés à un réel problème de racisme qui hante nos esprits inutilement.

Il faut évoluer vers une humanité qui sait se passer de ce poison qui tue notre concept de vie belle pour tous. Il faut réussir là où bien des pays s’enfargent encore tristement. Ce poison est trop souvent la source des guerres fratricides et même des collusions et corruptions que nous connaissons dans notre monde du travail actuel et entre nous tous comme citoyens. Nous sommes condamnés à transcender ce grave problème, ou nous en souffrirons gravement encore pendant des décennies ; cette souffrance sera ce piétinement que nous connaissons présentement.

 

Faut qu’on se parle… d’environnement

Parler d’environnement, c’est nécessairement parler d’énergie.

Au Québec, nous découvrons depuis maintenant plusieurs décennies l’énergie électrique laquelle peut être obtenu par plusieurs sources renouvelables et beaucoup moins polluante et dangereuse pour l’environnement : l’éolien, l’hydro et, de plus en plus, le solaire. Cette dernièrement semble devenir la source de l’avenir quand nous cherchons à polluer le moins possible.

La protection de nos terres, rivières et atmosphères nourricières doit devenir d’une priorité sans faille et le développement économique de nos entreprises devra constamment placer la recherche énergétique vers la plus propre qu’est l’électricité. Il faut convenir que les énergies fossiles doivent s’enterrer et demeurer les moins dangereuses possible à notre qualité de vie belle pour tous.

L’environnement et l’économie doivent dorénavant se marier dans un respect mutuel sinon, comme nous l’ont enseigné les dernières décennies, nous frapperons tragiquement et irrémédiablement le mur de la mort comme société où il fait bon vivre. Déjà des pays de la planète n’arrivent plus à bien vivre et suffoquent lamentablement.

L’environnement est beaucoup plus fragile qu’il n’y paraît malgré sa toute-puissance.

 

 

 

Réflexion de Madame Nicole Racine,

responsable de l’organisation d’une assemblée de cuisine

à Saint-Grégoire, Bécancour, Centre de la Mauricie

 

Généralement, il faudra d’abord savoir quel peuple (natifs et immigrants) on est et on voudra devenir. Osera-t-on vouloir choisir une ligne de conduite hors les seules normes économiques, qui pourrait être temporairement appauvrissante le temps d’une mise en place, mais vite initier une dynamique qui pourrait faire l’envie.

Au sujet « indépendance » : La nécessité de négocier pour inclure les peuples autochtones, amérindiens et Inuits, et leur offrir une vraie complète citoyenneté basée sur le respect mutuel et leurs besoins particuliers, et ayant les mêmes avantages et responsabilités que tout autre citoyen.

Sur le sujet conciliation travail-famille : Il faut que la société, l’état et le système économique reconnaissent à tout prix la valeur du travail de maison, tout entretien, tout nettoyage, etc., qui font une société plus saine et esthétique, moins déprimante où il fait bon vivre, tout comme la valeur des soins donnés aux malades et mal pris de la vie qui ne sont pas dans le système hospitalier.

Sur le sujet environnement : Il faut reconnaître et inclure dans le système économique la valeur rendue par l’environnement. (Par exemple un milieu humide qui absorbe les surplus de pluie ou la valeur des animaux et insectes mal aimés qui aident à un équilibre naturel, etc.). Des spécialistes se sont mis à calculer cette valeur, parfois inestimable. Il faudra aussi faire des choix déchirants et les sacrifices en coûts qui viendront avec. Par exemple : développer le moteur électrique vient avec des batteries et leurs composantes polluantes à produire, etc.

Ce n’est pas parce ce qu’il y a loin de la coupe aux lèvres qu’il ne faut pas d’abord penser à la théorie. Tous on a conscience que la mise en pratique sera loin d’être facile, mais avec ce seul point de vue et objectif : « La vie belle pour tous » ça doit bien être réalisable…

Faire l’amour est un art, 27 octobre 2016

octobre 27, 2016

Qui peut penser aujourd’hui que l’amour est un art ? Pourtant, bien des maîtres nous ont enseigné que l’amour était une virtuosité à classer parmi les plus grandes, les plus nobles vertus de la vie ; qui plus est, elle est la plus difficile à mettre en pratique.

Effectivement, l’apprentissage à l’amour me fut pénible et difficile. Je me souviens, adolescent, que l’amour était pour moi un mystère ; en fait, j’étais tout mêlé ! La religion m’imposait des péchés d’impureté que mon corps et mon esprit me créaient quand je voyais et admirais l’objet de mon désir amoureux ; Dieu, qui m’aimait pourtant (?), m’avait ainsi créé : mauvais garçon, presque méchant envers ma propre personne et toutes les beautés de ce monde… Qu’est-ce donc qu’aimer me suis-je demandé durant des décennies après ma puberté. Quel fouillis !

Par chance, j’ai fait des études sur mon âme, mon être et mon corps, et je pense avoir démystifié l’amour. De toute évidence, c’est tout un art que d’aimer et c’est autre chose que la seule mécanique de la passion sexuelle : aimer c’est « action », alors que l’acte sexuel est « passion ». Il y a un grand respect de l’autre quand l’amour se vit : pas question d’abuser de sa volonté. L’acte sexuel ne soulage qu’un appétit ; son résultat est éphémère alors que celui de l’amour sème souvent pour longtemps. L’acte sexuel est sans réelle création alors que l’action d’aimer crée, donne à l’autre dans cet esprit du don, fortifie soi et l’autre mutuellement. L’amour, le véritable, ajoute à tous.

Il est question de l’urgence d’ajouter des cours de sexualité au secondaire ; pour ma part, ayant compris très tard dans ma vie ce que pouvait être l’art d’aimer, je pense modestement qu’il serait plus opportun d’enseigner très tôt à l’adolescence cet art à l’amour. Peut-être que de la sexualité naît l’amour comme le veut Freud, mais je pense par expérience qu’il faudrait d’abord enseigner l’amour et son mystère : la mécanique sexuelle étant innée et passive, l’acquisition de l’amour, comme de tout art, exige effort à l’apprentissage de la connaissance ; que de mieux pour apprendre un art que de le pratiquer tôt dans la vie et, souvent ! L’amour est un art à apprivoiser et son acquisition est prioritaire pour sortir du fouillis actuel. Pour une société plus juste et prospère, pour un réel respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, sans cet apprentissage à cet art d’aimer, toute société stagne, régresse même. L’histoire nous l’a tant enseigné.

L’habileté à aimer doit s’enseigner avant celle de copuler. Les fruits de l’art d’aimer ne se récolteront certes qu’à long terme, et encore, rien n’est garanti. Mais il faut commencer à semer si nous voulons récolter. Ça, ça urge.

L’art d’aimer ne s’apprend pas en écoutant des chansons d’amour ; celles-ci sont beaucoup plus des berceuses qui ne font que nous endormir. Je m’en souviens trop bien…

La connaissance de cet art d’aimer existe bel et bien depuis plusieurs siècles ; il reste à l’apprendre et à le pratiquer tous les jours, de la puberté jusqu’au trépas. Et c’est à l’école que notre jeunesse doit recevoir les rudiments de cet art pour les mettre en pratique très tôt dans la vie.

La mondialisation, 22 octobre 2016

octobre 22, 2016

Mes dernières années de travail comme salarié m’ont fait palper plus que jamais l’esclavagisme auquel les travailleurs du Québec sont soumis.

« Soumis » est un euphémisme, car le vrai mot est esclave ; tous mes collègues de travail ont ce vil sentiment de n’être rien de plus qu’un enfant esclave comme en certains pays; nous ne sommes que des « bois d’ébène », de vrais « nègres blancs d’Amérique » à la manière dont nous traitent nos «responsables hiérarchiques».

Un jour, l’un d’eux m’a traité de « pea soup » (pissou); c’était il y a à peine quelques mois ! Je n’en croyais pas mes oreilles. Le pauvre « supérieur » avait tellement peur de moi qu’il n’a cessé d’utiliser l’intimidation pour me faire taire à la manière des gros bras de certaines industries mafieuses bien connues, là où les différends se règlent habituellement à coup de claques sur la gueule, sinon encore plus violemment… Le respect est une notion inconnue pour certaines gens en mal de pouvoir.

Un jour, mon patron du temps m’a dit : « Si vous n’êtes pas satisfait, M. Champoux, vous savez ce que vous avez à faire. » Je lui ai alors répondu ceci : démissionnez ! Mais patron, j’aime mon emploi ; pourquoi devrais-je abandonner mon gagne-pain ? Congédiez-moi si vous le pouvez… Le patron ne pouvait pas me congédier pour des peccadilles sans en subir l’odieux ; il savait ça au moins. Mon mince filet de sécurité durement gagné me maintenait péniblement en vie… d’esclave !

Quelques mois plus tard, le patron (pas trop compétent), propriétaire de la compagnie, l’a vendue à un concurrent avant de dire à son financier coopérateur que les créanciers non payés lui réclamaient des dizaines de millions ! La faillite depuis longtemps attendue par tous les collègues esclaves a finalement été entendue en mai dernier.

Le nouvel acquéreur en beau maudit a honoré nos vacances dues par le failli avant de congédier (sans causes justes et suffisantes) certains esclaves; les lois du travail du Québec le permettent. Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral, n’est-ce pas ? Mais ça, en système esclavagisme, n’a aucune importance dans l’esprit du législateur. Un esclave est comme une marchandise.

Entre temps, le nouvel acquéreur a placé en douce ses « pions » à lui ; nous les avons côtoyés quelques semaines avant l’annonce de notre vente, comme du bétail, au néant existentiel du monde du travail.

C’est ainsi que ça se passe dans le merveilleux monde du travail. Quant à l’assurance-emploi que tous les honnêtes travailleurs doivent payer obligatoirement par une autre loi des gouvernements complaisants avec le monde de la « business », les fonctionnaires désabusés sont maintenant à l’œuvre pour vous réintroduire sous un autre esclavagiste très compétent pour exploiter vos talents à peu de frais, c’est-à-dire au salaire bas de gamme de la pauvreté et aux conditions d’entrée dans une nouvelle confrérie de nègres au digne service de la collectivité des nantis.

Tout est orchestré entre commerçants, entrepreneurs et gouvernements pour maintenir l’esclavagisme bien vivant autant en Occident que dans ces pays d’une extrême pauvreté. Les esclaves qu’on appelle « travailleurs » ont faim ; ils ont malheureusement plus faim au ventre que soif de justice. Alors ils se prostituent ; alors, nous nous prostituons. La culture du viol n’est pas que sexuelle.

Quelle catastrophe cette société québécoise, canadienne, américaine… mondiale.

« …ceux qui ont en excès les dons de la fortune, force, richesse, amis et autres avantages de ce genre, ne veulent ni ne savent obéir à l’autorité […], tandis que ceux qui sont démunis à l’extrême de ces avantages sont dans un état d’abjections trop marqué. Le résultat, c’est que ces derniers ne savent pas commander, mais savent seulement obéir à une autorité qui les traite en esclaves, et que les premiers, en revanche, ne savent obéir à aucune autorité, et savent seulement gouverner en maîtres despotiques. On obtient ainsi un État de maîtres et d’esclaves mais non d’hommes libres, les uns pleins de mépris et les autres d’envie. »

Aristote, Politique, traduction, Jean Tricot, Paris, Vrin, 1997, page 302 (IV, 11, 1295b) dans

« Les passagers clandestins; métaphores et trompe-l’oeil de l’économie » par Ianik Marcil, éditions Somme toute, 2016, page 58

Le Québec, le Canada et la démocratie, 31 août 2016

août 31, 2016

La démocratie est à naître; toujours.

Ce constat m’est venu graduellement au cours des dernières décennies. J’écoutais hier soir une entrevue avec Gabriel Nadeau Dubois et ce génie est venu éclairer encore davantage ma lanterne sur ce constat que la démocratie est à faire tous les jours de notre vie économique et sociale.
S’il est vrai que nous vivons dans un pays libre, un pays de libertés, il faut nécessairement créer cette démocratie, cette anarchie où le respect de tout un chacun soit l’âme et le cœur de cette organisation sociale et économique.
Nous ne vivons pas en démocratie; mon expérience dans le monde de la coopération depuis Claude Béland (coopératisme Desjardins) m’a soumis à la fausseté de nos organisations qui se vante de ce qualificatif de « démocratique »; beaucoup plus autocratique pour certaines, oligarchique pour d’autres, théocratique ou monarchique pour plusieurs autres; la démocratie ne vit tout simplement jamais avec ces cliques qui la neutralisent constamment sous différentes stratégies de communication viles et malveillantes.
Évidemment, le système de rémunération et d’exploitation capitaliste fait problème, car les meneurs en intelligence de ces systèmes (capitaliste, politique, économique, social, financier) sont pratiquement tous atteints de cupidité morbide et comme dirait l’autre, « the sky is the limit ». Même les religions cherchent le ciel et sa béatitude: l’Utopie par dessus toutes les utopies.
La sagesse n’est pas au rendez-vous d’un vivre heureux; c’est la passion, c’est la démesure, c’est l’atteinte d’un niveau de vie sans limites matérielles qui ne cesse de motiver l’ambition de tout un chacun. Nous sommes tous de cette race, de cette bêtise, nous sommes tous de cette animalité humaine et géniale qui ne sait se rassasier!

Faire naître la démocratie est un devoir et non un espoir (inspirer de ce génie Nadeau-Dubois et bien d’autres sages). Nous devons toujours travailler par devoir et non par espoir. Nous devons toujours faire par devoir et non par espoir. Notre finalité ici bas est d’aimer, et aimer est un don, un devoir. C’est par amour que nous devons faire ce qui se doit. Le devoir de rendre ce qui nous a été prêté.