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Le Québec, le Canada et la démocratie, 31 août 2016

août 31, 2016

La démocratie est à naître; toujours.

Ce constat m’est venu graduellement au cours des dernières décennies. J’écoutais hier soir une entrevue avec Gabriel Nadeau Dubois et ce génie est venu éclairer encore davantage ma lanterne sur ce constat que la démocratie est à faire tous les jours de notre vie économique et sociale.
S’il est vrai que nous vivons dans un pays libre, un pays de libertés, il faut nécessairement créer cette démocratie, cette anarchie où le respect de tout un chacun soit l’âme et le cœur de cette organisation sociale et économique.
Nous ne vivons pas en démocratie; mon expérience dans le monde de la coopération depuis Claude Béland (coopératisme Desjardins) m’a soumis à la fausseté de nos organisations qui se vante de ce qualificatif de « démocratique »; beaucoup plus autocratique pour certaines, oligarchique pour d’autres, théocratique ou monarchique pour plusieurs autres; la démocratie ne vit tout simplement jamais avec ces cliques qui la neutralisent constamment sous différentes stratégies de communication viles et malveillantes.
Évidemment, le système de rémunération et d’exploitation capitaliste fait problème, car les meneurs en intelligence de ces systèmes (capitaliste, politique, économique, social, financier) sont pratiquement tous atteints de cupidité morbide et comme dirait l’autre, « the sky is the limit ». Même les religions cherchent le ciel et sa béatitude: l’Utopie par dessus toutes les utopies.
La sagesse n’est pas au rendez-vous d’un vivre heureux; c’est la passion, c’est la démesure, c’est l’atteinte d’un niveau de vie sans limites matérielles qui ne cesse de motiver l’ambition de tout un chacun. Nous sommes tous de cette race, de cette bêtise, nous sommes tous de cette animalité humaine et géniale qui ne sait se rassasier!

Faire naître la démocratie est un devoir et non un espoir (inspirer de ce génie Nadeau-Dubois et bien d’autres sages). Nous devons toujours travailler par devoir et non par espoir. Nous devons toujours faire par devoir et non par espoir. Notre finalité ici bas est d’aimer, et aimer est un don, un devoir. C’est par amour que nous devons faire ce qui se doit. Le devoir de rendre ce qui nous a été prêté.

Nous les avons fait rire pour vrai. 21 août 2016

août 21, 2016

L’autre jour, il faisait une journée d’été québécoise merveilleuse; pas de vent, un soleil radieux et chaud, occasionnellement tempéré par de beaux cumulus tout blancs jamais menaçants.

Il m’était venu l’idée d’initier au baseball les enfants syriens arrivés en février dernier lors d’une mauvaise tempête de neige mouillée et sale. Ma femme et moi avons donc amené trois des cinq enfants âgés de dix, huit et six ans au terrain de balle du Parc Pie XII de Trois-Rivières; là, avec des balles et bâtons appropriés, à ma grande surprise, nous les avons fait rire pour vrai!

Pas des rires jaunes comme mes patrons d’antan qui se trouvaient drôles sur leur trône; pas des sourires de complaisance ou polis pour faire semblant ou pour faire plaisir à l’autre. Non. De vrais rires d’enfant qui jouissent d’un plaisir partagé d’attraper une balle qui n’a de cesse de rouler et de fuir.

C’était bon à entendre. C’était beau à voir. Ils s’amusaient, riaient, jouissaient de la vie douce et agréable sans culpabilité et avec beaucoup, beaucoup d’énergie et d’enthousiasme.

Toujours attentionnée, ma femme avait préparé de belles tranches de melon d’eau pour assouvir une soif certaine après l’effort d’apprendre la bonne adresse pour frapper la balle, pour courir les buts et celle d’attraper ces chandelles que je leur ai frappées pour terminer ce premier entrainement au baseball.

Moi qui voulais les initier au beau sport du baseball, nous avons plutôt réussi à les faire rire pour vrai! Quelle surprise pour nous! Quel plaisir! L’hiver prochain, nous patinerons sur l’étang du Parc Pie XII lorsque les canards auront quitté le pays et que la froidure nous obligera à composer avec elle de nouveaux jeux; j’espère que nous ferons encore rire Hananne, Abire et Mohamed.

C’est beau des enfants qui rient. Tous les rires des enfants sont vrais…

La maison; ma maison, mon chez-moi 30 juillet 2016

juillet 30, 2016

N’entre pas qui veut chez moi; mais sont bienvenus celles et ceux que je veux qu’ils y entrent et qu’ils viennent s’y réchauffer et s’y sentir comme chez eux.

J’ai de la place chez moi; suffisamment d’espace pour ressentir l’importance de penser! Oui, penser exige de l’infini, de l’illimité : plus vous percevez l’immensité, plus vous comprenez la nécessité de combler le vide. Et ce vide se comble par celles et ceux qui sont bienvenus chez nous.

Ma maison est une oasis de paix, d’amour, de vie, de plaisir, de joie, quelques fois de peine et de misère, souvent de beauté et de travail. La maison est tout ça; le lieu de rassemblement où la vie s’actualise, se réalise, où la mort rôde en sourdine, toujours en dessus ou en dessous de la vie.

La maison, ma maison, mon chez-moi, c’est ça.

Nous avons tous un chez-soi : ce lieu sacré ou nul ne vient sans y être invité, respecté, parce qu’aimé. Je la garde belle et propre ma maison, mon lieu sacré; pour moi d’abord, mais aussi pour toi, l’invité, l’aimé.

Jusqu’à la fin des temps, je la veux ainsi ma maison : belle et propre; pour moi et les autres. Tous les autres.

La planète est ma maison dans ce bel univers de vie, dans ce cosmos de mystères. Nul n’y vient sans s’inviter à aimer tout un chacun.

« Vers une culture industrielle respectueuse, 10 avril 2016

avril 10, 2016

Je vous présente ci-dessous le mémoire que je compte présenter en avril 2016 au BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) contre le projet « Énergie Est » de TransCanada Corporation.

Il est trop long pour la présentation orale, mais il sera tel quel pour le Bureau.

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Bureau d’audiences publiques sur l’environnement :

Projet « Énergie Est » de TansCanada Corporation.

par François Champoux

Avril 2016

 

« Vers une culture industrielle respectueuse »

« Respecter, c’est reconnaître que l’autre existe, qu’il a des droits et que notre petite personne n’est pas souveraine…. c’est laisser vivre l’autre……, c’est apprendre à vivre avec l’autre, à discuter, à négocier. »

 « Treize verbes pour vivre » Marie Laberge, p. 83, 84

 

Prologue

Madame,

Monsieur,

Je vous remercie d’écouter.

Je suis un citoyen contribuable qui observe quelque peu et parfois, je m’insurge. Quand je le fais, je trouve que j’ai souvent pris trop de temps à me soucier de notre environnement et de celui de mes concitoyens.

Cependant, je constate que notre société québécoise est MAINTENANT avenante et engagée vers un environnement de plus en plus sain et agréable, un environnement qui reconnaît qu’il y a beaucoup à faire encore par nous tous, industries, citoyens et gouvernements, pour améliorer encore davantage; la vigilance permanente devient alors notre mot d’ordre à tous.

Je précise ici que lorsque je parle de l’industrie, je fais référence à toutes les formes d’entreprises qui exploitent la nature au sens large de celle-ci, c’est-à-dire toutes les occasions d’affaires que les cerveaux humains organisent pour une économie prospère et des gains financiers aux actionnaires.

Aujourd’hui, avec l’expérience des erreurs du passé, je me présente à vous tous, gens de l’industrie et des gouvernements, pour dire ceci :

« Poursuivons nos efforts récents vers une culture industrielle respectueuse de nos milieux de vie. »

 

La pyrrhotite

Je lisais dernièrement que c’est plus de 4000 familles qui auraient été touchées par la catastrophe de la pyrrhotite; ici, en Mauricie, les dommages de cet abus de confiance causés à l’environnement, et surtout aux êtres humains, sont tout simplement incalculables!

Je cite une des victimes :

« … les drames continuent de se multiplier, lesquels entraînent des coûts sociaux aussi grands qu’inchiffrables » (Marc-Olivier Gagné, Le Nouvelliste, 29 mars 2016, p. 17).

Est-ce l’industrie qui a reconnu son erreur? Ou n’est-ce pas plutôt les citoyens contribuables qui ont sensibilisé les auteurs et les gouvernements que certaines gens avaient erré et ainsi abusé de la crédulité de personnes bien intentionnées?

Aujourd’hui, après toutes ces années de souffrances, le système profite encore du malheur des uns pour exploiter la catastrophe et ainsi doubler, tripler, quadrupler les revenus de l’erreur ou de l’abus de confiance, le tout au profit de l’industrie et de ses actionnaires. Qui sont les têtes de Turc? Ce sont les sujets de Sa Majesté qui deviennent des objets de servilité sans aucun réel pouvoir de dire NON à l’exploitation éhontée, sinon par des procédures judiciaires lourdes et interminables sans aucune garantie de dédommagement complet.

À Bécancour

À Bécancour, les citoyens contribuables n’en finissent plus de protéger leur environnement. Je pense à celles et ceux qui se sont levés péniblement pour sauver leur propriété des explorations et de l’exploitation des gaz de schiste. Je pense à nous tous qui avons difficilement réussi à fermer la centrale nucléaire Gentilly II, dont les braises bleues fluo continuent toujours de répandre leur terreur fukushimaienne. L’erreur nucléaire n’est plus à démontrer; l’erreur pétrolière non plus; et ce, depuis au moins l’Exxon Valdez en 1989.

À Shawinigan et en Mauricie

À Shawinigan, de graves menaces de violence et même d’attentat envers des citoyens qui voulaient s’opposer à un projet dit « économique » ont détruit le savoir-vivre de bon aloi.

Imaginez que l’on vous traite de cons, de morons, d’ostie de retraités, d’ostie de baby-boomers, qu’on invite les citoyens à s’attaquer à votre propriété privée et même à votre personne en proposant de « vous achever tout de suite »! C’est ce que rapportait avoir lu l’éditorialiste du journal « Le Nouvelliste » de Trois-Rivières ce mardi 2 février 2016 sur les réseaux sociaux, au sujet du projet de Nemaska Lithium à Shawinigan qui vient de recevoir 14 millions de nos taxes et impôts. Rendu à ce niveau de civisme, aussi bien dire qu’à Shawinigan, la guerre civile est déclarée. En sociologie on appelle ça une société anomique, c’est-à-dire une collectivité où il y a destruction insidieuse de ce qu’on appelle les règles élémentaires de la civilisation.

Depuis quelques années, les nombreuses cheminées industrielles, autant à Shawinigan qu’à La Tuque, ont cessé de cracher leurs déchets toxiques. On respire beaucoup mieux, partout en Mauricie depuis peu, mais ces décennies extrêmement polluantes n’ont pas fini de tourmenter nos santés individuelles sous bien des aspects, dont on ne soupçonne même pas toutes les ramifications.

Sur la magnifique rivière Saint-Maurice, je me souviens de cet héroïque combat contre l’industrie du papier qui pouvait polluer à qui mieux mieux la rivière et l’atmosphère. Celle-ci n’avait qu’à brandir les gros salaires aux employés pour vite faire oublier, par nos élites dirigeantes, les poissons et l’environnement. Il fallait exploiter nos richesses naturelles au moindre coût financier, sans considération du coût humain et environnemental. Qui ne se souvient pas du film documentaire « L’Erreur boréale » de MM. Robert Monderie et Richard Desjardins?

Ces batailles pour sauver l’environnement, la faune et les citoyens ont été longues et pénibles. On a fini par sortir les pitounes de notre rivière, mais on n’ose pas regarder le fond de celle-ci.

Voici qu’une autre industrie, pétrolière celle-là, voudrait risquer une pollution, à nos frais, sur nos terres et toutes nos rivières. Elle ne s’appelle pas « B P » comme dans le golfe du Mexique, mais elle menace très sérieusement nos écosystèmes ainsi que le golfe du Saint-Laurent.

Il faut apprendre et comprendre, que « Respecter, c’est reconnaître que l’autre existe, qu’il a des droits… c’est laisser vivre l’autre……, c’est apprendre à vivre avec l’autre… », sinon, sans respect, c’est la guerre contre l’industrie et leurs voraces cupidités financières. « La vie est un combat », nous a appris Darwin, et sans respect et coopération, ce combat sera permanent envers les industries de mort.

Même l’armée canadienne

Qui ne se souvient pas des obus dans le Saint-Laurent que l’armée canadienne s’amusait à tirer sans se préoccuper de l’environnement et de leurs dégâts évidents? C’est incroyable la pénibilité de l’évolution de l’être humain pour comprendre ses erreurs et son insouciance.

C’est un petit groupe de citoyens de Pointe-du-Lac qui a réussi, après 9 ans de combat médiatique, à faire battre en retraite la « Pax canadian army » pour qu’ils arrêtent de tirer des obus sur le lac Saint-Pierre. Par contre on m’informe qu’au Centre d’essais et d’expérimentation des munitions de Nicolet (CEEM), on continue à expérimenter 10 000 munitions par an sur les terrains de l’île Moras. Ce qui se traduit par la production de 5 millions de munitions par an à Le Gardeur par l’américaine General Dynamics. 30 % de ces engins destructeurs s’en iraient à travers le monde sans aucun contrôle.

Ce petit groupe de citoyens a risqué la dérision pour faire arrêter la bêtise humaine. Là aussi, il a fallu mort de personnes pour écouter les sonneurs d’alertes.

Pourtant, certaines entreprises changent de voie

Il y a pourtant des entreprises qui ont compris et qui ont réduit à presque néant leur pollution et leur dangerosité. Pourquoi certaines autres n’évolueraient pas vers cette sagesse, et qu’elles continueraient à vivre dans le passé?

L’avenir n’est plus à ces formes d’énergie polluante et sources multipliées de catastrophes environnementales, sociologiques et humaines; c’est vital pour nous tous, citoyens contribuables. L’avenir est dans l’innovation et le recyclage de l’énergie solaire. Nous le comprenons de plus en plus et le consensus s’établit graduellement. Il faut investir et apprendre à capter l’énergie solaire et continuer à réduire considérablement l’impact écologique des énergies fossiles. Quant à l’énergie éolienne, elle doit continuer d’évoluer vers plus de respect de la nature, tout en cherchant à la mixer avec l’énergie solaire. L’éolien n’est pas vraiment l’avenir.

L’arrachement

La catastrophe environnementale de Lac Mégantic à l’été 2013 a arraché la vie à 47 personnes; il n’est pas nécessaire de mentionner tous les drames familiaux et sociaux inutilement vécus par cette erreur humaine, mais elle doit nous enseigner une fois pour toutes. Si cette bombe avait été l’œuvre d’une attaque ennemie, nous serions en guerre pour cause de terreur et d’irrespect de la vie.

Nos sociétés doivent apprendre MAINTENANT à s’arracher aux dangers industriels qui ne respectent pas la vie. Que penser de cette catastrophe de Bhopal dont l’immensité de la tragédie demeure toujours aujourd’hui inchiffrable? C’est MAINTENANT l’heure de changer et d’évoluer.

Les catastrophes environnementales n’ont pas toujours lieu ailleurs. La pyrrhotite, Lac Mégantic, les pollutions puantes et désolantes sur nos terres et nos rivières des industries de tout genre sont encore monnaie courante, et ce sont toujours des initiatives citoyennes qui alertent et qui ouvrent les yeux et les cœurs, les oreilles et les cerveaux des industries et des gouvernements pour favoriser l’évolution.

L’économie d’un pays ne tient pas seulement à l’exploitation de ces richesses terriennes et fossiles; elle tient surtout à leur utilisation intelligente, respectueuse et responsable de tous les citoyens contribuables et leur environnement de vie; c’est notre premier ministre du Canada, Justin Trudeau, qui vient finalement de le reconnaître! Au cours des 70 dernières années, on a toujours choisi les solutions faciles au nom d’une soi-disant efficacité pour augmenter notre confort; résultat : des maladies industrielles qui ont raccourci bien des vies humaines et d’autres vies aussi… Cette gestion de courte vue économique doit être corrigée. Et c’est MAINTENANT qu’il faut s’arracher à cette erreur plus que séculaire; il faut commencer MAINTENANT, car il est déjà très tard.

Nous ne voulons plus des environnements de mort créés par les dictatures industrielles et financières sans considération des peuples et des nations. Le passé doit être garant de l’avenir et notre passé mauricien doit nous enseigner les avantages à changer. Nos gouvernements doivent se revendiquer de cette sagesse humaine et universelle, et l’industrie doit être le moteur de cette prouesse économique et environnementale à réaliser.

Le peuple a été berné depuis la révolution industrielle par bien des dieux. Il faut que nous soyons tous conscients du début de ce temps nouveau qui arrêtera finalement la destruction sournoise de nos environnements de vie. Finie la suprématie de la seule finance : la primauté revient à la Nature, la planète, l’environnement qui sont la source de tout : ce sont leur conjugaison qu’il faut d’abord respecter. La Nature n’est pas sans risque, mais ses risques sont bien moindres que ceux de l’industrie et sa chimie. Le génie humain doit MAINTENANT pousser davantage sur des solutions environnementales, globales et innovantes de l’exploitation des richesses naturelles.

 

Soyons donc réalistes!

« Ne doutez jamais du fait qu’un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde.

En réalité, cela s’est toujours passé ainsi.

Margaret Mead

Les retombées économiques de tout projet ne doivent plus être considérées que sous leurs seuls aspects financiers de courte vue; elles doivent être d’abord sociales et qui dit “ sociales ” dit société, dit collectivité, dit environnement et donc, respect dans son ensemble de la globalité de la nature, incluant la faune et les humains, et le tout à long terme. Voilà la vraie croissance économique qu’il faut promouvoir et rechercher.

Ici, à Trois-Rivières, le ministère de la Santé et des Services sociaux avec la complicité de la direction de la santé publique, et de quelques élus veulent ajouter du fluor à notre eau potable; qui a intérêt à ce gaspillage des fonds publics et à cette pollution par un produit toxique de l’industrie? Il n’y a pratiquement rien de profitable pour nous contribuables, à cette mascarade soi-disant de santé publique.

Il faut s’arracher à ce réflexe des solutions faciles qui ne font qu’amplifier les problèmes collatéraux, et reportent à plus tard les solutions pour de saines habitudes de vie. Depuis la révolution industrielle, il faut s’interroger et répondre à savoir si cette qualité de vie a vraiment été en s’améliorant. Rien n’est moins certain! Déjà, en 1968, le rapport Meadows par le Club de Rome faisait cette prise de conscience qui aujourd’hui se fait de plus en plus pressante. Elle nous dit de nous servir de notre intelligence avant d’accroître davantage la destruction, sinon notre ambition deviendra folie, et elle nous détruira nous aussi. Soyons réalistes : sommes-nous sur la voie du bonheur ou sur celle d’un arrachement à celui-ci?

Conclusion

L’information et la désinformation

La vérité est toujours à chercher; constamment, sans arrêt. Elle est souvent dans le passé trouble et réel des catastrophes subies et vécues par le peuple qui paye toujours les erreurs de jugement et les ambitions cupides et démesurées de certains.

Nous savons avec certitude maintenant que le risque zéro est impossible, que la catastrophe arrivera assurément à 100 % et qu’elle sera, comme toujours, à nos frais. Ça, c’est la réalité. La mort viendra.

Prenez les risques d’une Nature puissante, ajoutez-y l’erreur humaine et ses technologies faillibles, et vous obtenez là la recette infaillible d’une catastrophe. C’est là une autre définition de cette réalité.

L’information pour atteindre La Vérité et La Connaissance vient de personnes compétentes qui parfois font aussi malheureusement de la désinformation. Je me fie alors à Jean Rostand qui concevait que dans toute solution à un problème, il y a le germe du futur problème à résoudre : il faut donc rester vigilant et ne plus multiplier les sources problématiques. S’il est vrai que le passé est garant de l’avenir, un changement de mentalité s’impose donc à notre économie et à l’industrie.

Les abeilles ne parlent pas, mais les apicultrices et les apiculteurs, si; et ça bourdonne pas mal autour de nos oreilles depuis quelques années. Il y a des limites à exploiter sans vergogne et sans retenue, et ces limites sont atteintes lorsque la terreur devient maîtresse des lieux comme actuellement. Il faut repenser l’économie non plus au profit des seuls financiers néolibéraux, mais bel et bien comme elle se doit de l’être, c’est-à-dire au bénéfice de tous les citoyens contribuables, payeurs d’un sain environnement de vie pour tous et pour chacun, individuellement.

Je vous remercie de votre écoute, et de votre intelligence à dire NON à l’oléoduc Énergie-Est pour toutes ces raisons, pour tous ces faits du passé et pour des milliers d’autres que j’ai dû taire.

 

 

 

François Champoux

Trois-Rivières,

10 avril 2016

 

Des bidous pour la 55 Sud ? C’est NON. 26 mars 2016

mars 26, 2016

Et voici que maintenant ce sont trois chambres de commerce qui s’unissent pour obliger les contribuables à payer des centaines de millions pour doubler l’autoroute 55 entre Saint-Grégoire et l’autoroute 20. Il y a des terres qui n’attendent qu’à se faire acheter par le gouvernement pour devenir du bitume de qualité québécoise afin de favoriser le transport de marchandises. Qui sont les propriétaires de ces terres, avides de se faire exproprier?

Il semble que cette fois-ci, les amis au gouvernement tendent une oreille plus complaisante que l’an dernier afin de répondre un beau OUI, suivi sous peu d’une belle présentation politique journalistique et photographique. Pour le monde ordinaire, c’est NON: il n’y a pas d’acceptabilité sociale!

Cette année, presque rien d’émotif dans les arguments des tenants du projet à être financé et payé par les contribuables du Québec; mais rien non plus de vraiment solide pour justifier cet investissement : aucun exemple concret d’entreprises qui se disent en attente de cette infrastructure indispensable pour créer les emplois à la tonne et le développement vert et durable de la « Belle province » pauvre du Québec. Que des paroles sans fondement.

Souffrons-nous à ce point de congestions de la circulation entre Saint-Grégoire et l’autoroute 20? Évidemment que la route tue, mais elle tue aussi partout au Québec et sur toutes les routes du monde, qu’elles soient simples, doubles ou triples. S’il vous plaît mesdames et messieurs en affaires, un peu de sérieux pour tenter de justifier l’injustifiable.

On nous dit que le Québec est en austérité économique et sociale; la priorité ne peut donc pas être dans la voirie et des infrastructures qui demandent déjà des sommes colossales pour leur entretien, dont les qualités de construction sont depuis toujours reconnues des plus douteuses partout à l’intérieur des frontières du Québec.

Plusieurs écoles du Québec sont, entre autres, dans un état tout simplement lamentable sur tout le territoire; la santé des personnes souffrantes au Québec, ainsi que celle du personnel des hôpitaux et des écoles est aussi dans un état qui demande une attention solidaire; des sommes aussi colossales doivent y être investies et ce n’est pas de la dépense folle : c’est là du vrai investissement pour une saine prospérité du pays.

Rien ne sert de se lamenter là où la nécessité est loin d’être criante. Il y a des préoccupations humaines qui n’ont pas de « chambres de commerce » pour crier leur indignation et leur irrespect notoire; et ça dure depuis des décennies. Avec la « business » à plein, nous sommes en « route » vers une société qui perd le nord sur les vraies « affaires »; les vraies « affaires » pour le gouvernement, c’est le vrai monde et l’environnement.

S’il vous plaît fonctionnaires du gouvernement, ramenez à la raison nos commerçants justifiés de vouloir faire de la saine « business », mais très probablement inconscients des besoins plus que nécessaires de l’ensemble du peuple du Québec dans d’autres secteurs vitaux.

Après le milliard 300 millions soi-disant investi dans Bombardier et sa CSeries, c’est assez pour la business : il y a d’autres « autoroutes » prioritaires qui attendent depuis trop longtemps et qu’on a abandonnées pour plaire aux financiers capitalistes et coopératifs.

Je suis féministe, 7 mars 2016

mars 7, 2016

Oui, je suis féministe et je pense que je le sais depuis mon adolescence.

Comment comprendre que des femmes se disent non féministes? Verrions-nous des hommes renier leur masculinisme? Sûrement pas moi.

Je suis né au seuil du réveil québécois à notre distinction française et à celui du combat des femmes pour leur émancipation humaine, à ce droit de l’égalité des êtres, à l’égalité de ceux qu’on qualifie faussement du « sexe fort ».

Avec le travail acharné de ces suffragettes du début du XXe siècle, de nos Québécoises non moins célèbres comme Madeleine Parent, Simone Monet-Chartrand, Françoise Gaudet-Smith (ou Smet), Françoise David et combien d’autres dans l’ombre comme mon amie Yolande Dupont, secrétaire de la haute direction chez Desjardins, ma grand-mère Aima Duchesne, chapelière de Yamachiche, ma belle-mère Bibiane Milot, agricultrice-maraichère de St-Thomas-de-Caxton, et évidemment ma mère Liliane Carbonneau, musicienne et maître-éducatrice de 5 enfants; ces femmes ont soulevé cette lourde couverture qui cachait leur immense talent et leur grande détermination à réussir leur vie et leur contribution au bonheur et à la prospérité de cette société.

Combien de fois j’ai réalisé que sans leur exemple maternel et humain, je n’aurais pas eu la force de m’actualiser? Ce sont d’elles que nous vient notre force de personne.

Aujourd’hui, grâce à leur audace et la Révolution tranquille, la gent féminine du Québec récolte petit à petit, mais dans l’oubli des doyennes, les fruits de ce difficile travail de s’arracher à cette millénaire servitude aux hommes trop imbus de leur force physique. Les mâles ont de tout temps fait ce triste amalgame que de leur force musculaire, de leurs biceps et leur phallus résultaient la puissance de leur intelligence. Erreur : parallèle insoutenable et non fondé. Lever 150 livres au-dessus de ma tête ne confère pas à celle-ci un QI de 150!

L’autre jour, je me déclarais féministe à une belle jeune et charmante femme; celle-ci s’est empressée de me déclarer fièrement ne pas l’être, car elle était pour que la femme reste à la maison pour éduquer les enfants! « Mais là n’est pas la question, madame : vous pouvez être pour que la femme gère toute la maisonnée, la ribambelle et tout ce qui l’entoure, tout en étant féministe. L’important est que votre conjoint et vous, soyez sur la même égalité de personne quand vient le temps de prendre des décisions sur tout ce qui a trait à cette gestion de la maisonnée. » Être féministe, c’est reconnaître l’égalité entre les femmes et les hommes : fini la soumission de la femme au diktat de l’homme! Être féministe, c’est reconnaître le respect dû à la femme et sa condition d’être; c’est un devoir de l’homme en tout temps et toutes circonstances.

Se déclarer féministe, c’est se responsabiliser comme être humain, c’est se déclarer respectueux de la gent féminine, l’autre moitié de l’humanité. S’il y a un sexe « fort » sur cette planète, ne faudrait-il pas le définir autrement que de la façon dont nous le faisons depuis trop longtemps? Être femme est beaucoup plus complexe et exigeant que d’être un homme. Qui est donc ce « sexe fort » alors?

Un jour, une jeune femme m’interpela : « toi, François Champoux, tu ne sais pas ce que c’est qu’être une femme! Tu ne ressens pas la peur que nous avons lorsque nous osons simplement prendre une marche le soir dans notre quartier! » Elle avait totalement raison : j’ignorais cette peur, j’ignorais ce qu’était être Femme, traitée de haut par les machistes qui ne pensaient qu’à aliéner les fortes personnalités féminines de peur de perdre leur face de monarque parvenu.

Oui, je suis féministe et je le suis à cause de mon père qui a su me donner l’exemple de toujours respecter l’excellent jugement de ma mère. Au fond, l’un et l’autre se complétaient : la somme des parties donnait plus grande que 2. Ils savaient conjuguer leur amour conjugal! « Gagnant-gagnant » diraient certains. Ha! si nous étions tous féministes, quel plaisir, quelle joie nous aurions à vivre!

L’aide médical à mourir II: un grand moment pour le Québec; (11 janvier 2016), 30 novembre 2015

janvier 11, 2016

 

Il est rassurant de se souvenir que cette loi, qui se pratiquera au Québec sous de strictes conditions légales et médicales, n’obligera personne à la mettre en pratique pour terminer ses jours ici-bas; elle sera toujours une option possible, et ce, que pour celles et ceux qui y auront droit. C’est là un premier pas vers une humanité encore plus grande, toujours plus grande.

Les mystères de la vie et de la mort resteront entiers sauf pour la façon d’en finir pour celles et ceux qui pourront choisir une aide médicale à mourir face aux souffrances atroces qui pourraient autrement les achever.

La mort, notre disparition à jamais, exige une maturité qui nous est tous très difficile à accepter : personne ne veut mourir. Et pourtant, nous savons tous que nous arriverons à cette échéance, toujours trop tôt…

Alors que nos sociétés modernes refusent la mort plus que jamais, il est grand de savoir que nous avons su, nous tous, Québécois, nous ramener à la réalité de la vie : la résurrection infinie à nos maladies ou blessures, sont des mythes qu’il faut bannir par la reconnaissance et l’acceptation d’une fin inéluctable, inévitable et… naturelle.

La souffrance est une réalité que nous pouvons limiter; la science médicale y participe déjà beaucoup, et ce, depuis plusieurs siècles. On ne l’a jamais condamnée pour ça, même si elle nous a permis de porter quotidiennement notre croix avec moins de douleur.

Mais la science médicale a ses limites.

L’aide médicale à mourir n’est qu’une suite intelligente possible à notre combat pour la vie; lorsque la nature nous indique que la mort doit transformer notre vie, qu’il doit en être mystérieusement ainsi, et qu’elle nous informe de notre fin éminente, il faut savoir abdiquer humblement devant ce Maître inconnu et reconnaître notre mérite au trépas.

Soyons fiers de notre évolution de peuple et de notre maturité spirituelle qui respecte tout un chacun dans son choix d’une mort digne pour, qui sait, une vie différente… À chacun sa fin selon ses croyances, son droit et son choix!

Lettre à mes petits-enfants, 27 décembre 2015

décembre 27, 2015

Bonté divine! Je suis maintenant grands-parents!

Et j’ai l’âge de mon père quand il est décédé! La seule justice en ce bas monde l’avait fauché subitement à 66 ans; l’injustice! Mourir si jeune… Vous pensez que c’est vieux 66 ans? Pas pour tout le monde.

Dire qu’à 20 ans je ne songeais même pas à me marier et encore moins à avoir des enfants; la famille n’était pour moi, d’aucune préoccupation. À 20 ans, je jouais, je jouissais de la vie, j’allais à l’école malgré moi, pour apprendre un métier, même pas pour comprendre. J’allais à l’école parce qu’il le fallait, sans trop savoir ce que je faisais là! Il fallait étudier et faire ses devoirs pour apprendre un métier, pour gagner sa vie. Malheureux; oui malheureux que j’étais : on ne m’avait pas dit toute l’importance d’apprendre pour comprendre. J’allais apprendre sans comprendre!

Au fond, quand on y pense, aller à l’école c’est un peu à cause de Ève, la femme d’Adam dans cette bible des catholiques! Moi, c’est cette histoire-là qu’on m’a racontée quand j’avais 6 ans. L’histoire disait que c’était à cause de Ève que nous étions obligés de gagner notre vie à la sueur de notre front et que pour ça, il fallait apprendre et aller à l’école : apprendre un métier à l’école pour après, aller suer au travail.

Évidemment, tout ça n’est que baliverne : ce livre ne dit pas toute la vérité. De plus, il raconte que c’est grâce à Ève que nous avons eu le goût de manger le fruit de l’arbre défendu, c’est-à-dire l’arbre de la connaissance! Ah! ça par exemple; il faut dire un grand « merci » à Ève de nous avoir fait goûter à son fruit de l’arbre de la connaissance. Voilà la plus grande œuvre de la femme, de toute l’humanité : la connaissance!

La connaissance, ce n’est pas rien; c’est tout! Moi, je ne sais pas tout, c’est vrai, mais ça, je le sais! C’est parce que je ne sais pas tout (et que je sais ça) que j’essaie de savoir, j’essaie de connaître, j’essaie de comprendre. Je ne suis pas le seul à essayer; nous sommes des milliards à ne rien comprendre à ce monde, à ce mystère de la vie, à ce grand mystère de la terre, du cosmos, de l’univers. Mais nous essayons de le comprendre. Et ma foi, nous y parvenons de plus en plus. C’est d’ailleurs là le plus grand des mystères : ce monde est un mystère, mais nous le déchiffrons de plus en plus, petit à petit.

Comprendre, aller à l’école pour apprendre ce que les autres ont réussi à comprendre jusqu’à maintenant de ce mystère de la vie, celui de la mort et celui des grands espaces…

Il faut dire un beau grand « MERCI » à Ève de nous avoir fait goûter à ce fruit de la connaissance : heureusement qu’il n’est plus défendu de le manger ce beau grand fruit mystérieux!

Aller à l’école, ce n’est donc pas pour gagner sa vie un jour; c’est pour apprendre et comprendre la vie du jour, apprendre et comprendre la vie de ce monde. Autrement dit, c’est pour découvrir le mystère : pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi je pense, pourquoi ça marche comme ci ou comme ça, pourquoi la lune toute ronde ou pourquoi la lune pas toute ronde, et le soleil qui se couche et se lève et qui ne chauffe pas autant en hiver, et les étoiles seulement la nuit… Pourquoi le docteur peut me guérir quand je suis malade ou que c’est mon corps qui peut le faire tout seul des fois…, ou maman…

Oh la la l’école! S’il y en a des affaires à apprendre et à comprendre! Par chance, on n’a pas besoin de tout savoir. Il faut apprendre petit à petit. « À chaque jour suffit sa peine » disent les vieux (les plus vieux que moi… qui ont foi en eux). Oui, une chance, car moi, malgré mes 66 ans, j’aime encore mieux avoir du plaisir dans la vie, j’aime encore plus jouer, mais j’ai appris à apprendre et à comprendre en jouant! Tout ça grâce à Ève et à mes petits-enfants! Alors, « vive l’école » et ayons du « fun » à y aller.

Quand le citoyen devient un moyen…21 décembre 2015

décembre 21, 2015

Le Québec a naguère été une société solidaire par elle-même. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: la solidarité est imposée. C’est là, une sorte de dictature étatique sournoise: du vrai totalitarisme! On le vit dans bien des domaines, dans bien des entreprises; même chez Desjardins depuis « les folles années 90 » où les fusions des Caisses populaires ont donné le ton au gouvernement avec ses fusions forcées des municipalités.

Quand le citoyen devient un moyen plutôt que la fin à servir, on découvre alors les prétextes comme celui de « l’Utilisateur-Payeur » pour faire comme les vrais capitalistes, du bel argent pour payer nos fantaisies, nos erreurs d’antan.

Avec des Citoyens-Payeurs, on peut créer de la richesse comme certains le pensent; mais c’est là une erreur fondamentale. On a oublié ce vieux et démodé Socrate qui nous a enseigné il y a 2500 ans que « Ce n’est pas des richesses que vient la vertu, mais c’est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l’État. » Pas si démodé que ça Socrate!

Même les coopératives l’ont oublié, exploitant les Sociétaires-Payeurs pour se bâtir de beaux édifices tout juste pour être bien visibles pour nous fournir leurs services d’épargne, de santé, de loisir, etc. A-t-on besoin de châteaux pour être riche ou n’est-ce pas plutôt l’inverse?

Comment alors expliquer l’austérité? Comment expliquer la faillite de nos systèmes d’éducation, de santé, de loisirs, de sociétés municipales? Les mafias ne sont pas toutes italiennes. Et si on ne payait pas, viendrait-on nous casser les jambes?

Quand les municipalités deviennent des capitalistes où le prétexte de l’Utilisateur-Payeur devient un principe du vivre ensemble et qu’on exploite ce filon dans des services qui ne sont pas nécessaires ou qui ne sont pas de leurs « affaires », on fait alors de la petite politique, on fait de la surenchère en faisant accroire aux citoyens crédules qu’ils ont besoin d’une rutilante Volkswagen Passat TDI pour avoir une ville où l’air est pur, plus pur qu’ailleurs!

Et tout à coup, on réalise que la belle Passat est polluante, plus polluante que prévu, moins nécessaire que prévu, plus dispendieuse que prévu, et qu’elle nous coûte les yeux de la tête et tout notre petit « change ». Trop tard, le mal est fait; il faut payer maintenant et assumer l’erreur de jugement du passé.

Mais pas de problème; avec le gouvernement on fera des fusions forcées et on obligera les campagnards à payer eux aussi nos erreurs de gestion, même s’ils n’utilisent pas les services. C’est ainsi qu’on passera de l’Utilisateur-Payeur au Citoyen-Payeur comme dans certains pays totalitaires, loin de chez nous…

Qu’est-ce que l’amour? 24 octobre 2015

octobre 24, 2015

On ne fait pas l’amour tous les jours; on fait l’amour à tout instant du jour.

Sans amour, tout s’écroule, même les plus grandes entreprises capitalistes, même les coopératives financières du Québec.

La richesse n’est pas le fruit de l’amour; le fruit de l’amour est le bonheur, la joie d’être, le plaisir de servir et de donner. On ne mesure pas la richesse d’une personne à son compte en banque, mais à sa capacité de donner. Même sans ambages, même inconsciemment, même anonymement, donner c’est aimer. Est-ce que j’ai donné aujourd’hui? Peut-être…

Être, c’est une obligation d’aimer puisque nous sommes le fruit de l’amour; il faut redonner à notre tour avant de disparaître; il faut laisser sa marque, la bonne, pas nécessairement la grande.

Sommes-nous là pour faire de grandes choses ou pour faire grandement les petites choses de la vie? À chacun de faire ce qu’il doit, ce qu’il a à donner.