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L’aide médical à mourir II: un grand moment pour le Québec; (11 janvier 2016), 30 novembre 2015

janvier 11, 2016

 

Il est rassurant de se souvenir que cette loi, qui se pratiquera au Québec sous de strictes conditions légales et médicales, n’obligera personne à la mettre en pratique pour terminer ses jours ici-bas; elle sera toujours une option possible, et ce, que pour celles et ceux qui y auront droit. C’est là un premier pas vers une humanité encore plus grande, toujours plus grande.

Les mystères de la vie et de la mort resteront entiers sauf pour la façon d’en finir pour celles et ceux qui pourront choisir une aide médicale à mourir face aux souffrances atroces qui pourraient autrement les achever.

La mort, notre disparition à jamais, exige une maturité qui nous est tous très difficile à accepter : personne ne veut mourir. Et pourtant, nous savons tous que nous arriverons à cette échéance, toujours trop tôt…

Alors que nos sociétés modernes refusent la mort plus que jamais, il est grand de savoir que nous avons su, nous tous, Québécois, nous ramener à la réalité de la vie : la résurrection infinie à nos maladies ou blessures, sont des mythes qu’il faut bannir par la reconnaissance et l’acceptation d’une fin inéluctable, inévitable et… naturelle.

La souffrance est une réalité que nous pouvons limiter; la science médicale y participe déjà beaucoup, et ce, depuis plusieurs siècles. On ne l’a jamais condamnée pour ça, même si elle nous a permis de porter quotidiennement notre croix avec moins de douleur.

Mais la science médicale a ses limites.

L’aide médicale à mourir n’est qu’une suite intelligente possible à notre combat pour la vie; lorsque la nature nous indique que la mort doit transformer notre vie, qu’il doit en être mystérieusement ainsi, et qu’elle nous informe de notre fin éminente, il faut savoir abdiquer humblement devant ce Maître inconnu et reconnaître notre mérite au trépas.

Soyons fiers de notre évolution de peuple et de notre maturité spirituelle qui respecte tout un chacun dans son choix d’une mort digne pour, qui sait, une vie différente… À chacun sa fin selon ses croyances, son droit et son choix!

Lettre à mes petits-enfants, 27 décembre 2015

décembre 27, 2015

Bonté divine! Je suis maintenant grands-parents!

Et j’ai l’âge de mon père quand il est décédé! La seule justice en ce bas monde l’avait fauché subitement à 66 ans; l’injustice! Mourir si jeune… Vous pensez que c’est vieux 66 ans? Pas pour tout le monde.

Dire qu’à 20 ans je ne songeais même pas à me marier et encore moins à avoir des enfants; la famille n’était pour moi, d’aucune préoccupation. À 20 ans, je jouais, je jouissais de la vie, j’allais à l’école malgré moi, pour apprendre un métier, même pas pour comprendre. J’allais à l’école parce qu’il le fallait, sans trop savoir ce que je faisais là! Il fallait étudier et faire ses devoirs pour apprendre un métier, pour gagner sa vie. Malheureux; oui malheureux que j’étais : on ne m’avait pas dit toute l’importance d’apprendre pour comprendre. J’allais apprendre sans comprendre!

Au fond, quand on y pense, aller à l’école c’est un peu à cause de Ève, la femme d’Adam dans cette bible des catholiques! Moi, c’est cette histoire-là qu’on m’a racontée quand j’avais 6 ans. L’histoire disait que c’était à cause de Ève que nous étions obligés de gagner notre vie à la sueur de notre front et que pour ça, il fallait apprendre et aller à l’école : apprendre un métier à l’école pour après, aller suer au travail.

Évidemment, tout ça n’est que baliverne : ce livre ne dit pas toute la vérité. De plus, il raconte que c’est grâce à Ève que nous avons eu le goût de manger le fruit de l’arbre défendu, c’est-à-dire l’arbre de la connaissance! Ah! ça par exemple; il faut dire un grand « merci » à Ève de nous avoir fait goûter à son fruit de l’arbre de la connaissance. Voilà la plus grande œuvre de la femme, de toute l’humanité : la connaissance!

La connaissance, ce n’est pas rien; c’est tout! Moi, je ne sais pas tout, c’est vrai, mais ça, je le sais! C’est parce que je ne sais pas tout (et que je sais ça) que j’essaie de savoir, j’essaie de connaître, j’essaie de comprendre. Je ne suis pas le seul à essayer; nous sommes des milliards à ne rien comprendre à ce monde, à ce mystère de la vie, à ce grand mystère de la terre, du cosmos, de l’univers. Mais nous essayons de le comprendre. Et ma foi, nous y parvenons de plus en plus. C’est d’ailleurs là le plus grand des mystères : ce monde est un mystère, mais nous le déchiffrons de plus en plus, petit à petit.

Comprendre, aller à l’école pour apprendre ce que les autres ont réussi à comprendre jusqu’à maintenant de ce mystère de la vie, celui de la mort et celui des grands espaces…

Il faut dire un beau grand « MERCI » à Ève de nous avoir fait goûter à ce fruit de la connaissance : heureusement qu’il n’est plus défendu de le manger ce beau grand fruit mystérieux!

Aller à l’école, ce n’est donc pas pour gagner sa vie un jour; c’est pour apprendre et comprendre la vie du jour, apprendre et comprendre la vie de ce monde. Autrement dit, c’est pour découvrir le mystère : pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi je pense, pourquoi ça marche comme ci ou comme ça, pourquoi la lune toute ronde ou pourquoi la lune pas toute ronde, et le soleil qui se couche et se lève et qui ne chauffe pas autant en hiver, et les étoiles seulement la nuit… Pourquoi le docteur peut me guérir quand je suis malade ou que c’est mon corps qui peut le faire tout seul des fois…, ou maman…

Oh la la l’école! S’il y en a des affaires à apprendre et à comprendre! Par chance, on n’a pas besoin de tout savoir. Il faut apprendre petit à petit. « À chaque jour suffit sa peine » disent les vieux (les plus vieux que moi… qui ont foi en eux). Oui, une chance, car moi, malgré mes 66 ans, j’aime encore mieux avoir du plaisir dans la vie, j’aime encore plus jouer, mais j’ai appris à apprendre et à comprendre en jouant! Tout ça grâce à Ève et à mes petits-enfants! Alors, « vive l’école » et ayons du « fun » à y aller.

Quand le citoyen devient un moyen…21 décembre 2015

décembre 21, 2015

Le Québec a naguère été une société solidaire par elle-même. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: la solidarité est imposée. C’est là, une sorte de dictature étatique sournoise: du vrai totalitarisme! On le vit dans bien des domaines, dans bien des entreprises; même chez Desjardins depuis « les folles années 90 » où les fusions des Caisses populaires ont donné le ton au gouvernement avec ses fusions forcées des municipalités.

Quand le citoyen devient un moyen plutôt que la fin à servir, on découvre alors les prétextes comme celui de « l’Utilisateur-Payeur » pour faire comme les vrais capitalistes, du bel argent pour payer nos fantaisies, nos erreurs d’antan.

Avec des Citoyens-Payeurs, on peut créer de la richesse comme certains le pensent; mais c’est là une erreur fondamentale. On a oublié ce vieux et démodé Socrate qui nous a enseigné il y a 2500 ans que « Ce n’est pas des richesses que vient la vertu, mais c’est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l’État. » Pas si démodé que ça Socrate!

Même les coopératives l’ont oublié, exploitant les Sociétaires-Payeurs pour se bâtir de beaux édifices tout juste pour être bien visibles pour nous fournir leurs services d’épargne, de santé, de loisir, etc. A-t-on besoin de châteaux pour être riche ou n’est-ce pas plutôt l’inverse?

Comment alors expliquer l’austérité? Comment expliquer la faillite de nos systèmes d’éducation, de santé, de loisirs, de sociétés municipales? Les mafias ne sont pas toutes italiennes. Et si on ne payait pas, viendrait-on nous casser les jambes?

Quand les municipalités deviennent des capitalistes où le prétexte de l’Utilisateur-Payeur devient un principe du vivre ensemble et qu’on exploite ce filon dans des services qui ne sont pas nécessaires ou qui ne sont pas de leurs « affaires », on fait alors de la petite politique, on fait de la surenchère en faisant accroire aux citoyens crédules qu’ils ont besoin d’une rutilante Volkswagen Passat TDI pour avoir une ville où l’air est pur, plus pur qu’ailleurs!

Et tout à coup, on réalise que la belle Passat est polluante, plus polluante que prévu, moins nécessaire que prévu, plus dispendieuse que prévu, et qu’elle nous coûte les yeux de la tête et tout notre petit « change ». Trop tard, le mal est fait; il faut payer maintenant et assumer l’erreur de jugement du passé.

Mais pas de problème; avec le gouvernement on fera des fusions forcées et on obligera les campagnards à payer eux aussi nos erreurs de gestion, même s’ils n’utilisent pas les services. C’est ainsi qu’on passera de l’Utilisateur-Payeur au Citoyen-Payeur comme dans certains pays totalitaires, loin de chez nous…

Qu’est-ce que l’amour? 24 octobre 2015

octobre 24, 2015

On ne fait pas l’amour tous les jours; on fait l’amour à tout instant du jour.

Sans amour, tout s’écroule, même les plus grandes entreprises capitalistes, même les coopératives financières du Québec.

La richesse n’est pas le fruit de l’amour; le fruit de l’amour est le bonheur, la joie d’être, le plaisir de servir et de donner. On ne mesure pas la richesse d’une personne à son compte en banque, mais à sa capacité de donner. Même sans ambages, même inconsciemment, même anonymement, donner c’est aimer. Est-ce que j’ai donné aujourd’hui? Peut-être…

Être, c’est une obligation d’aimer puisque nous sommes le fruit de l’amour; il faut redonner à notre tour avant de disparaître; il faut laisser sa marque, la bonne, pas nécessairement la grande.

Sommes-nous là pour faire de grandes choses ou pour faire grandement les petites choses de la vie? À chacun de faire ce qu’il doit, ce qu’il a à donner.

Batiscan; guerre intestine et paralogismes, 17 octobre 2015

octobre 17, 2015

Voici une opinion d’un citoyen qui est un bel exemple de paralogismes (raisonnements faux d’apparence vrais, faits de bonne foi), ou pire, de sophismes (raisonnements faux d’apparence vrais, faits de mauvaise foi). Il faut éliminer ces raisonnements qui tuent la démocratie. Immense défi.

Le texte est paru dans le journal « Le Nouvelliste » du samedi 17 octobre 2015, page 21. J’ai mis en caractère gras ce qui me semble des paralogismes.

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Vous désirez tuer Batiscan?

En réponse à M. XXX et Mme YYY qui réagissaient à l’éditorial de Ginette Gagnon (« Une occasion manquée », laquelle éditorialiste s’est prononcée pour le projet que la population a rejeté lors d’un référendum).

M. XXX, Mme YYY, quand je vous ai lu dans Le Nouvelliste (journal de Trois-Rivières au Québec), je suis tombé en bas de ma chaise.

Mme Gagnon est une éditorialiste qui a beaucoup de notoriété et son travail est justement de commenter les faits divers de sa région dans le journal. Le fait que Batiscan ait rejeté le projet parc Éco-Nature est assez important pour qu’elle l’écrive. Un éditorial est un article de fond, commentaire qui exprime selon le cas l’opinion du journaliste ou de la direction du journal (Larousse). Peu importe le lieu de résidence de madame Gagnon, elle peut commenter, tout comme beaucoup de personnes du camp du « NON » durant le référendum. Vous êtes plus frileux quand on n’est pas d’accord avec vous… On vous reconnaît bien dans votre écriture.

Mme Auclair a été élue (mairesse de Batiscan) avec un programme électoral qui incluait et j’insiste sur le verbe inclure, le parc Éco-Nature. C’est la première « maire » qui a assez de couilles pour porter ce magnifique projet à terme. L’ancien maire M. ZZZ et sa subordonnée, Mme ABC, ont essayé de porter un projet plage, mais ont abandonné à la moindre résistance; comble de tergiversation: ils soutiennent le groupe du « NON » au projet. Trouver l’erreur ou le stratagème politique!

Mme Auclair, notre mairesse élue, avait l’appui de plusieurs riverains dans sa démarche et, si ce n’eut été de votre campagne de peur des augmentations de taxes associées à ce projet, aujourd’hui le parc Éco-Nature de Batiscan existerait légalement.

Mais triste sort, vous désirez tuer Batiscan, vous avez fermé la seule porte de croissance pour Batiscan sous un prétexte égocentrique de « pas dans ma cour, de « pas dans mon quartier ». Rappelez-vous que certaines personnes de votre quartier ont refusé des immeubles duplex encore sous un prétexte de « pas dans ma cour » de « trop de monde », « de trop de circulation », « de risque d’avoir des enfants », de « risque d’avoir des gens pauvres dans votre quartier de gens huppés ». Vos voisins ont même stipulé que Batiscan n’est pas une place pour élever des enfants, que vous vouliez garder votre tranquillité. Sur quelle planète vivez-vous? Nous allons demander à la NASA de ne pas coloniser cette planète, elle est pleine de…

Donc, la conclusion est que vous et votre comité du « NON » désirez que Batiscan régresse, que les commerces stagnent dans leurs qualités et leurs quantités, qu’à 21 heures tous les gens dorment, que pas d’activités de pêche, de chasse, de parade de Noël, de concert musical et chorale dans l’église, pas de Viactive, de Fadoc, rien toujours rien. Vous voulez délibérément tuer Batiscan pour garder votre tranquillité?

Dernières nouvelles de Radio-Canada: Montréal veut faire trois nouvelles plages et Québec en veut une nouvelle aussi. Nous avons la plage, nous avons les touristes, nous avons le dynamisme pour tout mixer cela; il ne manque que votre approbation et ensemble nous travaillerons à garder votre tranquillité dans le respect de vos propriétés, pour que notre village prospère.

Je suis sûr que par la règlementation, au contraire des dires de M. ZYZ dans « Le Nouvelliste », nous serons en mesure de maintenir le respect des propriétés riveraines et ensemble nous serons fiers de notre village tant par sa beauté, sa tranquillité que par son unité. (?)

Cessons les guerres intestines et travaillons ensemble au développement au développement durable; donnons-nous la main au lieu de lever le poing et ouvrons la porte de la croissance de notre village pour l’intérêt de tous.

Demande-toi pas ce que ton village peut faire pour toi, mais plutôt ce que tu peux faire pour ton village. (J.F. Kennedy) (village remplace le mot pays).

Jean Charest, conseiller numéro 6, Batiscan

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Wow! M. Jean Charest, conseiller au siège numéro 6 de Batiscan! « Que c’est triste Batiscan au temps des amours mortes; que c’est triste Batiscan quand on ne s’aime plus. » (Batiscan remplace le mot Venise)…

La démocratie, la vraie, aurait avantage à se régénérer partout dans la province de Québec, et la plus petite pierre d’assise sur laquelle elle devrait reposer est la politesse. Il y a aussi bien d’autres principes fondamentaux qui devraient être remis à la mode: le dialogue (dia = à travers = entre = pont, et logue = parole = connaissance), le respect mutuel, et combien d’autres principes de base en civilité? L’écoute peut-être, l’attention à l’autre…

L’utilisation des paralogismes (raisonnements faux qui tuent la démocratie) dans l’argumentation pour défendre un point de vue est tout simplement lamentable dans bien des débats politiques (au Québec, comme ailleurs aussi); il faut s’en conscientiser pour rehausser ce débat politique qui s’effrite, et même disparaît de plus en plus au profit d’un dangereux silence ou d’une direction des affaires publiques de plus en plus unidirectionnelle et dictatoriale.

Qui plus est, cette forme de direction-là le fait au nom de la démocratie: l’unique démocratie représentative. Il y a même des coopératives (Desjardins) qui menacent leurs membres d’exclusion si ces derniers contestent verbalement ou critiquent la direction des affaires: elles appellent ça « tenir des propos offensants »! Crime de lèse-majesté punissable depuis 2010. Sommes-nous toujours en démocratie chez Desjardins et au Québec?

Il faut savoir que cette forme de démocratie (représentative) n’en est qu’une parmi d’autres. Qu’est-ce que la démocratie sans la participation des citoyens et leur libre expression sans menace quelconque?

Si la démocratie d’aujourd’hui est à ce point empoisonnée de toutes sortes de manigances politiques et juridiques, il faut dès lors la réinventer pour la sauver. Au fond, la démocratie exige qu’elle se réinvente constamment; c’est là son essence même.

Il y a et il y aura toujours deux côtés à une médaille; vouloir empêcher ça, tient de l’illogisme ou de l’autoritarisme.

Que la démocratie gagne à ne pas tenter de ridiculiser le regard intéressé des deux côtés d’une médaille, sinon le risque croît de faire de nos villes et villages, et de nos institutions des lieux où il ne fait plus bon y vivre.

« Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas ». Sans dialogue respectueux, il n’y a pas de démocratie, il n’y a pas de connaissance de la vérité, il n’y a pas de progrès de l’humanité.

La servilité à jamais? 13 octobre 2015

octobre 13, 2015

Lettre à mes amis Québécois.

Certains d’entre vous ont reconnu que j’essayais de garder en vie cette lumière de la démocratie. D’autres m’ont témoigné que je me prenais pour celui qui, seul, détenait la vérité! D’autres se taisent ou, après une période d’enthousiasme, ont décidé de se taire ou ont été contraints de se taire.

Peu importe l’ensemble de ces réactions humaines; ce résultat est exactement celui connu et recherché par Desjardins: l’essoufflement des « membres » qui ont foi en la coopération, et leur extinction à jamais.

Depuis l’ère du bélandisme (1986 – 1999), la foi en l’autonomie et l’indépendance financière des sociétaires prêchée par Dorimène et Alphonse Desjardins à travers la création et la constitution du réseau des Caisses populaires Desjardins d’antan, s’est graduellement asséchée et tarie. Aujourd’hui, le Mouvement Desjardins entreprend la dernière étape vers sa destruction finale et complète, et l’achèvement de la nouvelle constitution mise en place le 4 décembre 1999: Desjardins deviendra officieusement une banque totalement débranchée des milieux humains québécois qui l’ont fait naître.

Je dis bien « officieusement », car les technocrates du Mouvement dit « coopératif » Desjardins prendront bien soin de continuer à leurrer leurs « membres et clients » par une publicité monstre sur cette pseudo coopérative et pseudo démocratie.

Et nous, convaincus par contumace que nous n’y pouvons plus rien, déjà mort à cet esprit de coopération, qui n’arrive même plus à tenir debout une « coalition pour ma Caisse Desjardins » (?), nous dis-je (et je m’inclus), croyons que Desjardins est encore une coopérative. Et nous, dis-je, laissons faire nos dirigeants bien rémunérés par nous! Et nous, dis-je, laissons Desjardins nous tuer au nom de la coopération et de la démocratie!

« Viva la coopérationne! »

L’asservissement des peuples n’est pas né d’hier. Et si nous croyons qu’il n’est plus, il faut vite enlever ce bandeau qui nous couvre totalement les yeux. La révolution, croient certaines gens, a une date inscrite dans l’Histoire; erreur: le passé et l’Histoire ne sont jamais terminés.

Comme plusieurs autres Québécois, j’ai demandé plusieurs fois à Messieurs Béland et Michaud (et au MÉDAC) de se lever; et encore tout dernièrement. J’attends. J’attends toujours. On me reprochera certes d’attendre…

Les journaux, organes majeurs de la démocratie, refusent, par crainte de poursuites judiciaires, de publier mes textes: Desjardins fait craindre! Il saupoudre de ses dollars (nos ristournes) les gouvernements successifs du Québec via de mirifiques dons et commandites à l’Éducation, à la Santé ainsi qu’aux coopératives de santé et cliniques médicales privées. Pas question de critiquer ce grand Mouvement philanthrope qu’est devenue la Caisse populaire Desjardins.

C’est pourtant nos économies difficilement gagnées et épargnées qui prennent le chemin des goussets de quelques privilégiés. Je veux bien « coopérer à créer l’avenir » , mais je refuse de faire rire de moi! Quand même, il y a bien une limite!

Le réveil à notre fierté doit-il se faire brusquement ou est-il possible qu’il ne se fasse jamais? Peut-être que nous sommes ce peuple québécois conquis et servile à jamais…

Volkswagen et Desjardins; la fin justifie-t-elle les moyens? 7 octobre 2015

octobre 7, 2015

« Das auto! » ; traduction libre: « La voiture! »

La fin justifiait les moyens chez Volkswagen qui voulait devenir le numéro 1 mondial; est-ce que la fin justifie aussi les moyens chez Desjardins?

C’est à 89% que 1400 délégués réunis en congrès d’orientation le 19 septembre dernier ont répondu par « OUI » à la question suivante de la présidente Leroux:

Acceptons-nous que soient pris, partout dans le Mouvement (caisses, Fédération, filiales), les moyens requis pour atteindre un indice de productivité ambitieux ? 

Comment dire « non » à une telle question? Et comment a-t-on procédé au vote: à main levée comme on le fait très régulièrement chez Desjardins ou par un scrutin secret? 1400 délégués sur 5 millions de membres, ça ne représente que .03 % du suffrage : est-ce démocratique?

On n’est pas certain si l’on doit attribuer à Machiavel cette maxime qui donnerait le pouvoir aux ambitieux de prendre tous les moyens pour assouvir leurs tristes appétits de cupidité et de gloire, mais force est de reconnaître qu’assez souvent, l’ambition fait périr son maître.

Ils sont nombreux ces « maîtres » à abuser habilement de la crédulité d’un peuple pour bien le manipuler, l’asservir et ainsi l’exploiter à plein!

En 2012, Maître Claude Béland, ex-président du Mouvement Desjardins déclarait ceci à RDI Économie: « Desjardins va trop loin »! Nous attendions depuis des années une telle déclaration de M. Béland qui fut l’instigateur du « virage vente », de la rémunération incitative des employés et des fusions des Caisses qui n’en finissent plus de disparaître partout en province. Il y a 25 ans, les sociétaires désabusés disaient déjà: « Desjardins, c’est comme les banques! » Pourquoi donc? La liste est longue aujourd’hui des accrocs à la philosophie de gestion dite « coopérative » et « démocratique » des Caisses Desjardins; il y a vraiment à s’indigner de tous ces abus de confiance et de pouvoir.

Ce désabusement des sociétaires des Caisses est confiné dans le livre de feu René Croteau, ex-directeur général de la Fédération de Lévis, du temps où Maître Béland était le président du Mouvement Desjardins; le titre de son livre: « Un patrimoine coopératif défiguré et dénaturé : le Mouvement Desjardins, 1997-2003″. Ça dit tout! Louis L. Roquet, ancien président et chef d’exploitation de « Desjardins capital de risques » ajoute ceci avec justesse à ce douteux proverbe:

« N’oublions pas une chose: ce n’est pas la fin qui a des effets pervers, ce sont les moyens. La fin peut être tout à fait noble, mais les moyens adoptés peuvent créer des situations plus aberrantes que la situation d’origine. …D’accord, qui veut la fin veut les moyens, mais il y a des moyens adaptés et des moyens désastreux, et on ne peut se réfugier derrière un proverbe pour masquer son incompétence ou son manque d’imagination. » (La gestion par proverbes; FIDES, 2008, p. 100 et 102)

Il serait bien de savoir jusqu’où, dans la hiérarchie de Volkswagen, la tricherie du PDG était connue; est-il possible que même un bon mécanicien d’un concessionnaire dût garder le silence sur cette supercherie monumentale?

Aujourd’hui, le Mouvement Desjardins demande la permission à quelques délégués, sous le couvert d’un congrès d’orientation pseudo démocratique, pour prendre les moyens qui leur donneraient des indices de productivité ambitieux. Mais jusqu’où maintenant pourraient ainsi aller les détenteurs du pouvoir pour atteindre ces indices de productivité recherchée? La permission des moyens à prendre peut devenir très élastique rendu à certains niveaux décisionnels… « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais. » (Lord Acton).

Si la démocratie se meurt, ce n’est pas la faute des gens qui ne vont pas voter; c’est davantage dû au fait que la fraude est cachée et sous-jacente à notre vote qui bénit d’éventuelles manoeuvres des plus douteuses des dirigeants aussi généreux et prolifiques fussent-ils. Il faut réinventer la démocratie sinon rien ne sert de coopérer pour créer l’avenir, pour créer un monde qui se fraude, se meurt et qui se tue que pour se remplir les poches. « Penser c’est dire NON » (Alain).

Indignons-nous, c’est urgent!

 

Texte du philosophe Alain:

« Penser, c’est dire non. Remarquez que le signe du oui est d’un homme qui s’endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. Non à quoi ? Au monde, au tyran, au prêcheur ? Ce n’est que l’apparence. En tous ces cas-là, c’est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l’heureux acquiescement. Elle se sépare d’elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n’y a pas au monde d’autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c’est que je consens, c’est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de moi, c’est que je respecte au lieu d’examiner. Même une doctrine vraie, elle tombe au faux par cette somnolence. C’est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir, c’est nier ce que l’on croit. Qui croit ne sait même plus ce qu’il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien. »

La philosophie, 22 août 2015

août 22, 2015

 

On taxe souvent la philosophie et leurs adeptes d’être dans les nuages; cela me choque d’entendre de tels propos.

Je me souviens d’avoir replacé dans le bon sillon, le jugement de mes enfants qui dénigraient leurs cours de philosophie: je leur avais alors dit de les prendre au sérieux, car ils leur serviraient toute leur vie et même dans leur futur emploi, quel qu’il soit. J’espérais qu’ils aient de vrais bons professeurs.

La philosophie a toujours été pour moi simplement l’amour de la sagesse; mais, rechercher cette sagesse a aussi été un appel à l’amour, celui de m’aimer d’abord, de bien m’aimer, c’est-à-dire d’apprendre à me respecter, m’accepter dans mes limites tout en essayant de les surpasser pour être en mesure de bien respecter chacun.

Évidemment, je n’ai pas compris ça enfant, ni à l’adolescence: ce n’est qu’une fois adulte et confronté à l’absurdité de la vie et de la mort et à l’abus de certaines autorités, que la sagesse de l’amour à fait graduellement son entrée dans ma conscience. Grâce à l’amour de la sagesse, j’ai découvert son corollaire: la sagesse de l’amour. Tout ça, pour mieux conjuguer l’injustice universelle.

Voici un court texte issu du colloque annuel du philosophe Jean Bédard à Bic au Québec les 7, 8 et 9 août 2015:

Pour une méta-écologie
« […] Cette « méta-écologie » intégrera nécessairement la puissance spirituelle de l’homme, seule capable d’assurer la paix dans la nature et parmi les hommes… Voici venu le moment d’établir l’approche à la totalité en y intégrant l’esprit ; car seule la dimension acquise par les sages et les saints permettra de réussir au dur examen de passage qui est devant nous, et que nous allons devoir aborder au cours des prochaines décennies… Oublier que l’homme est doué de potentialités spirituelles pour le réduire à ses seules dimensions « naturelles », économiques et sociales est une erreur absolue. Une erreur et une horreur. Une nouvelle éthique s’impose, celle de cette écologie spiritualiste, de cette méta-écologie, seule voie ouverte sur le futur, qui intègre aux acquis des grands courants religieux et spirituels ceux plus récents de l’écologie.. »

Extrait de Jean-Marie Pelt Au fond de mon jardin, Fayard. Cité dans Comte-Sponville, A., A. Jacquard, T. Monod and J.-M. Pelt (2006) (2002). Écologie et spiritualité. Paris, Albin Michel.p. 11

La présentation de la méta-écologie (ou ce que nous devrions tous comprendre ou saisir par notre capacité d’entendement sur la nécessité du respect à accorder à la nature) me rappelle que je suis un animal qui domine tous les autres animaux. Je dois donc les respecter tout en sachant fort bien qu’aucun animal ne se donne le devoir que l’humain n’arrive pratiquement pas à assumer: la paix sur cette planète.

La guerre et l’abus de pouvoir sur l’autre sont monnaie courante entre tous; tous les animaux sont des prédateurs d’animaux plus vulnérables: nous sommes toutes et tous les festins des autres!

L’écologie et sa méta-forme doivent se comprendre dans l’équilibre des forces: si l’humain domine, son déséquilibre qualitatif et quantitatif d’aujourd’hui ne fera qu’accélérer son autodestruction. Entre temps, la qualité de la vie de toutes les races humaines se détériore malgré toutes les tentatives écologiques.

Oui, nous sommes tous la nourriture de l’autre, rien de moins, mais aussi rien de plus! Vouloir « assurer la paix dans la nature et parmi les hommes » est méritoire et grand, encore faut-il que ce soit possible; or, même si une utopie est ce qui n’est pas encore réalisé (Théodore Monod), celle-là n’en est pas une, car elle est irréalisable, sauf si nous apprenons tous à nous aimer et si nous devenons tous plus que frugales, et encore…

Trop nombreux sommes-nous de plus en plus sur cette petite planète, l’espace vital et les ressources nécessaires à la vie de chacune et chacun manquent désespérément et crés l’injustice au lieu de la paix et les jours heureux souhaités. Les « boat people » se multiplient et la pauvreté ne fait que croître par la force des choses: le déséquilibre que le nombre de cerveaux humains sur cette planète cré, ne fait qu’augmenter et le stress à la vie aussi. Résultat: une augmentation disproportionnée de la violence et de la mort. Des animaux disparaissent, leur habitat naturel aussi; l’Homme prend toute la place jusqu’au cannibalisme.

Oui, nous pouvons chercher la sagesse à notre réussite de la longévité de vie de l’animal humain, mais sans amour entre nous tous, peine perdue, car l’absurdité de cette longévité n’a de sens qu’en l’amour et la fin inéluctable qu’est la mort de tout.

Seul l’amour entre nous tous (humains et nature) pendant que nous sommes en vie permet de donner un sens à cette vie, à cette existence de la nature et nous, animal humain, tout en sachant mourir et faire mourir cette nature qui se régénère dans les fruits de la mort.

Les mystères de la vie et de la mort ne pourraient se comprendre que dans cet apprentissage à l’amour et à la mort: aimer soi et chacun jusqu’au trépas respectueux de tout un chacun.

La vie n’est pas éternelle; c’est probablement la mort qui l’est. C’est peut-être pour ça que notre poète et chansonnier Félix Leclerc disait que c’était grand la mort, que c’était plein de vie dedans!

Sans nourriture pour nos estomacs, il n’y a plus aucune question existentielle importante qui ne tienne!

La grande qualité humaine de la leçon de l’Athénien Socrate qui nous a enseigné l’ignorance et l’équilibre, est celle de l’humilité: reconnaître qu’on ne sait pas, confirme notre humilité d’être, tout en reconnaissant notre pouvoir de chercher, un pouvoir humble, mais sincère, de tenter de comprendre l’existence, le pourquoi des choses de la nature, tout ça, sans aucune prétention. Faire son possible devient donc l’impératif, le défi philosophique que chacune et chacun doivent intérioriser pour et par l’actualisation de ses capacités individuelles: l’individualité de chaque personne prend ainsi toutes les couleurs du spectre solaire! Toujours pour son propre bénéfice et celui de la multitude; humblement, amoureusement, raisonnablement.

L’important demeure de créer une spirale inflationniste de respect de soi et des autres, c’est-à-dire ensemble, de paire: péniblement au début, certes, mais possiblement à la longue, à mettre en marche afin que son mouvement positif entraîne le tout à sa suite.

Mais dans notre monde d’aujourd’hui, dans ce monde de l’hyper performance, de la quasi-perfection recherchée, même le respect de soi reçoit une très mauvaise note et fait très mauvaise presse. L’individualisme se qualifie alors d’égoïsme, alors qu’il devrait être vu d’abord comme l’accomplissement de soi, accepter sa personne et prendre ses responsabilités pour une actualisation de son être et de ses talents au bénéfice de la multitude.

Rien de mal de prendre graduellement confiance en soi pour sortir de sa bulle, sortir de ce nombril si important, et découvrir comme il est gratifiant de se réaliser en donnant à sa communauté, en redonnant à celles et ceux qui ont donné, qui nous ont donné ou qui ont besoin.

Rien de spectaculaire dans ce métier du don, dans cet esprit du don, dans ce retour à l’autre, ce retour vers l’autre, sans trop de reconnaissance explicite, mais la réalisation d’une maturité, d’une actualisation de notre être, de tous nos talents, de notre humanité intelligente.

Le temps joue un rôle déterminant dans cette recherche de réponses aux questions existentielles; quand un fruit est mûr, il faut le savourer; trop tôt ou trop tard, il n’a pas les mêmes valeurs nutritives. Ainsi va la nature: elle demande un temps d’évolution pour donner ses valeurs, lesquelles seront différentes d’une étape à l’autre. À la mort du fruit, quel qu’il soit, son fumier, sa pourriture, représentera encore une nouvelle valeur de laquelle il faudra trouver une réponse nourricière.

L’important n’est pas LA réponse à ces questions existentielles, mais bien MA réponse à celles-ci. Celle-ci doit favoriser mon équilibre, mon humilité et ma participation altruiste à cette existence. C’est mon intérêt.

Avec « La compagnie des philosophes » , j’ai découvert que j’étais un matérialiste; rien de plus et rien de moins. Dans mon métier dans le réseau de la santé du Québec, cette philosophie du matérialisme se concrétise chaque jour, et il y a quelques années maintenant, j’ai favorisé une réflexion provinciale (et maintenant nationale) sur le débat qui semble aboutir dernièrement dans une aide médicale à mourir.

Personne ne veut mourir: moi le premier, je veux vivre éternellement! Mais voilà; l’éternité, si elle doit être vivante, il faut alors présumer qu’elle ne sera pas sous notre forme corporelle puisque c’est sous la forme de poussière, qu’une fois décédés, nous verrons bien tomber en décrépitude cette merveille de spiritualité, d’intelligence et d’entendement. Bien sûr que comme disciple de Socrate, je demeure ignorant, mais alerte (encore, par chance) à la découverte de réponses aux mystères. Qui sait?

Nous gardions depuis 3 jours nos petits-enfants, ces merveilles de la nature humaine! Doris, mon épouse, fait aussi des merveilles, réalise des moments d’amour incroyables pour eux deux. Mais conserveront-ils leur intégrité physiologique qui les rendront, chacun, des êtres accomplis et d’une pleine sociabilité? Rendront-ils à la société l’amour qu’ils auront reçu de cette personne si généreuse et de leur parent? Rien n’est encore joué, car la rude période de l’adolescence reste à conjuguer par les parents (et nous, peut-être) afin de maintenir cet équilibre émotif précaire (actuel et à venir), mais vital.

Les fondements semblent bons et bien partis, mais il y a encore des matériaux à bien ajuster pour que la maison humaine respective de ces deux petites merveilles atteigne cette maturité fonctionnelle d’un plein épanouissement. Je veux vivre en santé jusqu’à 102 ans pour aider (et surtout ne pas nuire) à cette réalisation, dans mes modestes possibilités: humblement.

L’évolution, 2/Août/2015

août 2, 2015

Qu’est-ce que l’évolution? Nous pourrions de prime abord convenir que l’évolution est synonyme de progrès; ce serait peut-être là une erreur, mais peut-être pas non plus.

Prenons une maladie; celle-ci évolue souvent vers un paroxysme, atteignant une intensité de souffrance qui jette au lit celle ou celui qui en est affligé. L’évolution d’une maladie peut aussi tuer la personne, donnant à la maladie une suprématie vitale qui sera sa propre perte: la maladie mourra elle aussi faute de victime à faire disparaître ou à se nourrir!

L’évolution favoriserait le progrès, lequel progrès finalement se tuerait lui-même! Drôle de paradoxe que l’évolution.

La vie semble donc un cheminement progressif, évolutif vers la disparition, vers la mort. Voilà bien une lapalissade que nous reconnaissons tous. « On n’empêche pas le progrès », dit-on depuis qu’on a cru (depuis qu’on nous a fait croire) que tout allait vers le meilleur, vers le mieux; j’y ai cru aussi. Je pense aujourd’hui qu’il faudrait plutôt conclure que tout progrès va vers le pire, vers la mort. Quand on observe quelque peu l’évolution de tout ce qui nous entoure, il faut bien réaliser que nous progressons lentement mais sûrement vers la fin. Tous et toutes, nous naissons, évoluons, mourons, disparaissons.

De lointaines planètes nous confirment leur décrépitude, d’autres nous donnent l’espoir de vie extraterrestre; ici, l’illusion de la vie éternelle nous fait croire qu’il y a des solutions vitales et meilleures à l’évolution de notre propre disparition! Il n’y a que notre pauvre espérance pour maintenir en vie ce leurre: il n’y aurait que le néant qui connaîtrait une véritable progression. Dommage.

Dommage? Peut-être pas si tout renaît de ses cendres! Si l’évolution n’est pas pour le meilleur, elle ne serait pas non plus pour le pire. Ça reste à voir.

Entre temps, aimons-nous les uns les autres; ça rend le malheur plus… heureux!

À mes amis de Shawinigan, 14 février 2015

février 14, 2015

En ce jour de la fête de l’amour (?) 2015, je voudrais exprimer mon sentiment sincère d’amitié à vous tous, collègues et citoyens de Shawinigan au Québec.

Non, ce n’est pas par émotion spontanée que je vous transmets ces mots; n’y voyez pas autre chose qu’une vraie humanité qui s’exprime afin de maintenir de saines relations de personne à personne et une joie quotidienne du vivre ensemble.

C’est tellement gros ce que vous devez vivre en ce moment (des Shawiniganaises et Shawiniganais ont fait pression sur votre Conseil de ville afin d’interdire un changement de zonage qui aurait permis l’érection d’une mosquée dans un quartier industriel; ils ont eu gain de cause) que je souhaite ce message le plus concis possible tout en étant le plus véridique et clair à votre esprit, à votre raison.

On définit l’émotion comme suit dans mon dictionnaire:

  • « Trouble momentané, souvent impulsif, provoqué par un intense sentiment de joie, de peur, de surprise, qui peut occasionner de l’agitation, certains malaises, certains phénomènes physiques, comme la pâleur, le rougissement, l’accélération du pouls, la sudation. Ressentir une vive émotion. Être sous le coup de l’émotion.
    • Émotions: familier – inquiétude, frayeur. Se remettre de ses émotions. Un voyage plein d’émotions.

           * Mouvement de la sensibilité provoqué par une impression esthétique. »

La peur est une émotion, et contrairement aux déclarations du maire de Shawinigan, elle ne peut être rationnelle ou irrationnelle: c’est une émotion (relire la définition ci-dessus).

Je pense que la décision faussement unanime du Conseil de ville est d’ordre politique: le maire et certains de ses conseillers travaillent pour leur réélection. En cela, elle est très possiblement logique, de cette logique qui dit: « Si vous n’êtes pas satisfait de notre décision ou que vous la croyez illégale, poursuivez-nous. »

Ce genre de position est monnaie courante maintenant: le pouvoir fait « sa » loi et ce sont les gens sans pouvoir, souvent sans le sou « juridique », qui doivent prouver par poursuite judiciaire que le pouvoir a erré. C’est Machiavel (encore lui) qui conseille cette façon de faire, et elle est gagnante presque à tout coup! Triste constat de notre société de droit.

Le Mouvement Desjardins, institution financière dite coopérative (?) et démocratique (?) utilise la même stratégie machiavélique par ses règlements de régie interne 4.6 (saine conduite) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion). On vous trouve insultant ou offensant dans vos propos? Qu’à cela ne tienne: vous serez réprimandé, suspendu et, la plupart du temps, exclu de votre « altruiste » institution financière coopérative!

Bravo aux défendeurs des droits fondamentaux lus dans ce journal « Le Nouvelliste »; vous n’êtes pas des peureux! Il s’agit maintenant d’être les plus nombreux; ainsi seulement, le pouvoir sera renversé en faveur de la première loi: la Charte des droits et libertés de la personne.


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