L’humain, un servile rouage; 4 juin 2021

juin 4, 2021

La grande œuvre de Dorimène et Alphonse Desjardins commencée le 6 décembre 1900 fut celle de rendre les femmes et les hommes libres! Bien avant la Révolution tranquille du Québec des années 1960, ces deux citoyens de Lévis enseignèrent à chacune et chacun à croire d’abord en eux avant de se laisser endoctriner par n’importe quel prêche.

Durant les années 1990 arrivèrent les héritiers des Desjardins qui transformèrent le discours de liberté des fondateurs en une obligation de servilité : la coopération devint petit à petit une «solidarité imposée». Les femmes et les hommes devinrent tous un rouage d’une prospérité factice et grandiloquente. Ainsi naquit le totalitarisme du Mouvement Desjardins : plus communiste que coopératif!

C’est dans les discours de leaders charismatiques que se forgent les dictatures, où les êtres humains s’évaporent en de simples composantes d’un système maintenu en place par la «suprématie» des autorités : la démocratie devient oligarchie. 

Mais aucune dictature ne dure; leurs mensonges finissent par les trahir.

Seule la foi en soi crée des sociétés altruistes et fécondes qui, de leurs enfants bien aimés, savent redonner lorsque leur tour vient. Ce ne sont ni les autres ni les «grands» qui font un monde meilleur : c’est l’apport de chacune et chacun, la contribution individuelle aussi modeste soit-elle, qui érige les sociétés qui durent et perdurent.

Une contribution forcée par une autorité totalitaire tourne nécessairement à vide, sans respect des principes de l’idéologie, sans réel don de soi, sans liberté ni empathie. On n’impose pas la coopération; on la propose sinon, c’est pur dictature et absolutisme. Le coopératisme ne peut pas être la terreur communiste du Mouvement Desjardins actuel.

La fragilité de cette pensée idéologique tient à la bonne connaissance de l’art d’aimer; on ne peut aimer l’autre si d’abord on n’apprend pas à bien s’aimer soi-même. C’est la base d’une vraie coopération, celle qui se bâtit d’abord par des personnes libres, autonomes et qui savent vivre heureuses, vivre d’une simplicité vertueuse et non d’une richesse somptueuse jamais suffisante.

«…la dictature travaille contre la construction personnelle de l’individu. 

Elle tente de s’y opposer, de la saboter.»

Irme Kertész, Psychologie magazine, hors-série, 

novembre — décembre 2020, p. 86

Sommes-nous le rouage d’un système où une minorité s’accapare des richesses de tout un chacun au nom d’une société plus juste à bâtir? Sommes-nous au contraire des femmes et des hommes libres sachant faire le don de soi, parce que riche de cette connaissance millénaire : charité bien ordonnée commence par soi-même, c’est-à-dire, aime ton prochain comme toi-même?

Si on n’arrive pas à saisir cette nuance, cet art d’aimer à faire naître, on abandonne la construction de son être, de son individualité. C’est alors l’autre qui nous façonne à sa volonté, à son désir, à ses vues qui ne sont pas nôtres. Ainsi meurt le coopératisme et naissent le communisme, sa «solidarité imposée», son empoisonnement de la Liberté et l’emprisonnement des âmes dans le dirigisme d’un régime fermé et pétrifié; l’immaturité de l’être est alors signée et la servilité étouffe la Liberté.

Ainsi croissent les odieuses dictatures qui font des humains de serviles rouages de la finance : la fin (l’être humain) devient alors un moyen.

«J’aimerais que l’être humain refuse de devenir une pièce d’une grande machine sans âme. 

… C’est une obligation d’être juste et vrai vis-à-vis de soi face à l’hypocrisie collective. 

C’est difficile, voire impossible…»

Irme Kertész, Psychologie magazine, hors-série, 

novembre — décembre 2020, p. 87

Genèse de la corruption du Mouvement Desjardins, 30 mai 2021

mai 30, 2021

L’on définit la corruption par l’emploi de moyens condamnables pour faire agir quelqu’un contre son devoir, notamment en le soudoyant.

La fondation des Caisses populaires par Alphonse Desjardins avait méticuleusement prévu et cadenassé ces moyens condamnables pour faire agir des personnes contre la mission coopérative de l’institution financière; Alphonse Desjardins savait bien que de tout temps, il était coutume d’acheter le silence et les services des autorités en les payant au-delà leurs responsabilités à assumer.

Ainsi, il avait prioritairement constitué trois paliers décisionnels qui exécuteraient bénévolement leurs tâches administratives : le Conseil d’administration, le Conseil de surveillance et la Commission de crédit.

Durant le long règne de Claude Béland, une première rupture au danger de corruption fut débarrée : l’abolition de la Commission de crédit. Il devenait ainsi moins gênant d’emprunter de l’argent à sa Caisse populaire. De plus, toujours durant la présidence de Maître Béland, l’instauration officielle de la «rémunération incitative» aux employés dans les Caisses vit le jour. Alors qu’une relation de très grande confiance financière s’était depuis la fondation établie entre les sociétaires de leur Caisse et le personnel de celle-ci, voici que des primes à la vente de produits vinrent empoisonner cette relation et organisaient officiellement la compétition entre les salariés de la Caisse. Le souci du bien-être des membres donnait sa place au souci d’une meilleure paye aux employés et d’une croissance artificielle des affaires.

Desjardins flirtait maintenant officiellement avec tous les tentacules d’une insidieuse corruption qui ne ferait que prendre solidement racine au sein même de l’esprit de coopération.

En 2005, sous la tutelle d’Alban D’Amours, la rémunération officielle des dirigeants, bénévoles depuis 1900, fit son entrée par la grande porte législative du gouvernement du Québec. Les dirigeants, devenus jaloux des belles primes au rendement des salariés, réclamèrent leur part du gâteau de plus en plus soutiré en «trop-perçus» sur les épargnes et les prêts aux membres. Sans trop s’en rendre compte, les sociétaires des Caisses Desjardins faisaient les frais et payaient de plus en plus cher leurs produits et services financiers, et la coopérative d’Alphonse devenait de plus en plus une source financière pour quelques privilégiés, avec un retour sur investissement (RSI) aux membres de moins en moins palpable dans leur gousset.

La corruption du système coopératif financier avait lentement et sûrement fait son œuvre malgré les précautions prises par son fondateur. Ses héritiers n’ont pu résister à la tentation…

En 2010, devant l’affront de quelques sociétaires indignés et allumés à cette contamination et ce pourrissement de l’œuvre d’Alphonse Desjardins, la présidente du Mouvement, Monique F. Leroux, instaura dans toutes les Caisses, deux règlements qui autorisaient les Conseils d’administration à exclure de façon radicale et arbitraire les membres qui tiendraient des «paroles offensantes» sur Desjardins et ses dirigeants.

Finalement, le dernier moyen de corruption de la coopération mis en place par le président actuel, Guy Cormier, fut l’abolition en 2018 – 2019 des Conseils de surveillance dans toutes les caisses, là où les membres pouvaient porter plainte.

La dégradation de l’œuvre coopérative de Dorimène et Alphonse Desjardins s’est faite en toute impunité des gouvernements du Québec et de l’Autorité des marchés financiers (AMF). 

Au Québec, pas besoin de vivre sous un régime dictatorial pour subir la répression des autorités bienveillantes et la violation de nos droits fondamentaux. Ainsi vont la justice du plus fort et leurs complaisantes dérives. 

Et le président actuel, Guy Cormier, joue au père Noël depuis son élection, en distribuant à qui en demande, 100 millions des trop-perçus sur les membres sans parler des crédits d’impôt accordés par Québec à celles et ceux qui investissent leurs capitaux dans «Capital régional et coopératif Desjardins»!

Le pourrissement de cette corruption a connu son apogée en 2018 lorsqu’un employé du Mouvement a vendu les renseignements personnels de tous les membres «et clients» du Mouvement Desjardins.

Qui a encore foi en Desjardins?

Faire rire de soi a ses limites.

La coopération se fait pour des personnes, pas pour des organisations et leurs employés et dirigeants, et une fédération de coopératives n’est pas un «Head office» de succursales et son état-major!

Hydro-Québec, Loto-Québec et …Desjardins!, 24 mai 2021

mai 24, 2021

Citoyens du Québec, nous sommes une nation qui avons su nous pourvoir d’organisations financières puissantes; celles-ci nous procurent depuis la Révolution tranquille les services sociaux essentiels, principalement à la Santé et à l’Éducation.

Les Québécois participent, bon gré mal gré, à l’édification de leur nation, à même leur facture d’électricité et leur dépendance aux jeux et loteries. Bien sûr, il y a en plus l’imposition des gouvernements municipaux, provincial et fédéral : les taxes ne manquent pas!

Mais depuis une vingtaine d’années, il y a maintenant le Mouvement Desjardins qui, de ses «trop-perçus» soutirés à ses sociétaires, participe à mieux financer les services sociaux du Québec! 

Ainsi, Desjardins contribue à l’organisation de la «Santé privée» par ses dons, commandites, subventions à la Fédération québécoise des coopératives de santé. Dans ce très complexe réseau de la Santé du Québec (RAMQ), Desjardins et ses membres sont devenus des incontournables pour le financement de la «Santé» des Québécois. Il fut cependant impossible d’obtenir les montants octroyés par les membres Desjardins à cette organisation de la Santé privée. 

La Caisse d’économie solidaire Desjardins, présidée jusqu’à tout dernièrement par M. Gérald Larose, n’était pas moins fière de publiciser ses ristournes uniquement collectives à des organisations considérées «socialement responsables» par la direction! Il est convenu qu’être membre à cette Caisse, c’est renoncer à toutes ristournes individuelles! Peut-être que le fondateur ne serait pas d’accord : imposer les membres comme des contribuables pour donner aux autres…

La transparence de la manœuvre demeure douteuse : encore ici, il fut impossible de savoir quand, à l’ouverture d’un compte de la Caisse, le nouveau membre renonçait à ses ristournes individuelles.

C’est depuis la nouvelle constitution de Claude Béland (en 1999) que l’imposition d’une solidarité sociale a pu commencer à s’orchestrer officiellement; ainsi, en 2016, le président Cormier s’est octroyé 100 millions des «trop-perçus» sur les membres pour les distribuer, comme ça, à qui en demandaient! En 2005, sous la présidence d’Alban D’Amours, les dirigeants bénévoles sont devenus grassement rémunérés : plus de 150. $/l’heure, chiffre de 2015; il fut impossible d’obtenir auprès des autorités la rémunération de 2021 : omerta absolue! 

En terminant, il faut savoir que tous les paliers de direction du Mouvement Desjardins reçoivent des primes au rendement avant la distribution des ristournes collectives et individuelles.

Desjardins, un mouvement dit «coopératif», mais de plus en plus communiste et dictatorial, où il est interdit de critiquer la direction sous menace d’exclusion. Il fut impossible d’obtenir la répartition du 445 M que le Mouvement déclare avoir retourné aux membres et à la collectivité en 2020. En 2019, cette répartition démontrait que 35 % des remises avaient été données aux collectivités, soit 136 M des 389 M de «trop-perçus» sur les membres.  

Québécois, serions-nous encore et toujours les nègre blanc d’Amérique? 

Garder notre sérénité ne doit pas endormir notre célérité; sinon, il faut parler d’abus de conscience des autorités. Les démesures et les excès doivent être dénoncés : c’est un devoir de liberté majeur à courir, au-delà de toutes menaces de bannissement ou de faire taire par les autorités bien pensantes.

Desjardins; tout mêlé dans ses affirmations ou incapable d’assumer ses publicités? 18 mai 2021

mai 18, 2021

« Si tu ne peux démêler une pelote, le plus sage est de le reconnaître; et le plus honorable, de l’admettre. »

« Remarques mêlées »  Ludwig Wittgenstein, philosophe et mathématicien,  1889 – 1951

Mercredi le 24 février 2021

Courriel expédié à Desjardins

Bonjour,

Sur le 445 M [remis aux membres et collectivités], pourriez-vous me présenter distinctement ce qui est remis en ristourne aux membres individuels après le vote des sociétaires sur les projets de partage aux assemblées générales annuelles et ce qui est remis aux collectivités (dons, commandites, subventions et autres générosités) sans projet de partage aux membres?

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

François Champoux

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Jeudi le 11 mars 2021

Recourriel expédié à Desjardins

Bonjour,

Je vous ai écrit l’autre jour (24 février 2021) pour la question suivante:

Du 445 M de dollars qui a été remis en ristournes aux membres et aux collectivités, combien d’argent a réellement été remis en ristournes aux membres et combien d’argent a été distribué aux collectivités?

L’an dernier, à pareille date, vous avez répondu à cette même question pour la somme de 389 M.

Je vous remercie de votre bonne attention.

François Champoux

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Première réponse reçue de Desjardins: 12 mars 2021

Bonjour François,

Votre question est très pertinente. Nous sommes excessivement fiers de pouvoir

redonner à notre communauté.

Je vous invite à consulter les résultats de l’exercice financier 2020

disponible sur notre site internet en cliquant sur ce lien :

https://blogues.desjardins.com/communiques-de-presse/2021/02/resultats-de-lexerc

ice-financier-2020.php .

Vous pourrez ainsi avoir réponse à toutes vos questions.

En terminant, sachez que les conseillers des Services AccèsD sont disponibles 7

jours sur 7 de 6 h à minuit pour vous fournir de l’assistance. Vous pouvez les

joindre au 1 800 CAISSES (1 800 224-7737) options 2-2.

Nous demeurons également disponibles au besoin!

Je vous souhaite une agréable journée,

Frédérique

Correspondance Virtuelle, Accès Desjardins

Réseau des caisses & Services aux membres et clients

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Relance à la suite de la 1ère réponse de Desjardins: 12 mars 2021

Bonjour Frédérique,

Merci de votre réponse, mais elle ne répond pas à ma question.

J’ai tenté d’aller sur votre référence WEB, mais ce fut impossible.

S’il vous plaît, ne me faites pas chercher dans vos complexes états financiers, car je ne suis pas un expert-comptable et ceux-ci sont d’une grande opacité.

Ma question est très simple à répondre, mais elle est difficile à trouver pour nous sociétaires et clients de Desjardins.

Je répète ma question :

Desjardins affirme en publicité avoir retourné 445 M en ristournes aux membres et aux collectivités; pouvez-vous me préciser :

A-) ce qui a été remis en ristournes aux membres (projets de partage votés par les membres des Caisses en assemblées générales annuelles) : _______________$

B-) ce qui a été remis aux collectivités en «ristournes collectives» par les directions des Caisses : ______________$

C-) ce qui a été remis aux collectivités en Dons par les directions des Caisses : ______________$

D-) ce qui a été remis aux collectivités en Commandites par les directions des Caisses : _______________$

E-) ce qui a été remis aux collectivités en Subventions par les directions des Caisses : _______________$

F-) ce qui a été remis aux collectivités en Bourses d’études par les directions des Caisses : ______________$

G-) ce qui a été remis aux collectivités en Programme Avantages membre Desjardins par les directions des Caisses : ____________$

H-) ce qui a été remis aux collectivités en Autres Dons des membres par les directions des Caisses:_____________$

I-) ce qui a été remis aux collectivités par le président Cormier à même le fonds des membres de 100 M : _____________$

Je répète que l’an dernier j’ai obtenu difficilement la réponse à ma question après que plusieurs intervenants comme vous se soient relégué le flambeau pour finalement trouver les bons chiffres à cette question quand même facile à répondre pour Desjardins.

Merci de faire adéquatement la recherche et ainsi me donner la bonne réponse à ma «très pertinente question» comme vous l’avez bien spécifié. Oui, effectivement, c’est important pour nous de connaître la bonne réponse à cette question.

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Relance à Frédérique du Mouvement Desjardins; 30 mars 2021

Trois-Rivières, 30 mars 2021,

Bonjour Frédérique,

Objet : «Ventilation des 445 M retournés aux membres et aux communautés»

C’est important : très important. Plus important que vous pouvez l’imaginer : la vérité en publicité, c’est important. Sinon, nous parlons de désinformation; un euphémisme pour ne pas dire un mensonge.

Allons Frédérique, un petit effort de vérité, s’il vous plaît; c’est pour les millions de membres qui l’attendent. Sinon, que vais-je leur dire de ce «grand Mouvement Desjardins»? Que le chiffre de 445 M remis aux membres et aux communautés, c’est de la frime! Il doit bien y avoir un peu de vérité dans cette publicité; non? Oui?

J’attendrai encore un peu pour votre réponse à ma question ci-dessus décrite de façon très claire, et dont vous êtes seule capable de répondre, rappelez-vous. 

Merci de vos efforts de vérité pour les millions de membres qui attendent déjà depuis fort longtemps. 

La transparence, c’est comme la modération : elle a bien meilleur goût et elle facilite les relations.

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Relance à Desjardins le 30 avril 2021

Trois-Rivières, 30 avril 2021,

ReBonjour Frédérique,

Depuis le 24 février 2021, nous sommes en communication, mais vous ne répondez plus. 

Pourtant, dans votre seule réponse antérieure (12 mars 2021), vous m’avez assuré que vous demeuriez disponible au besoin; j’ai toujours besoin de vos éclaircissements.

Je suis toujours en attente de vos réponses très importantes; votre professionnalisme et l’honnêteté de Desjardins doivent être à la hauteur. 

Mes réponses sont-elles difficiles à trouver? 

Quand votre publicité affirme que Desjardins a retourné 445 M aux membres et aux communautés, vous est-il impossible de reconstituer ce chiffre global?

Si Desjardins ne peut confirmer la reconstitution de cette publicité, les membres et citoyens clients doivent-ils prendre cette affirmation pour véridique sans chercher à la comprendre, sans chercher à savoir comment Desjardins peut faire une telle affirmation publicitaire?

C’est important de préciser vos dires pour que nous puissions les vérifier et les confirmer. Merci de me répondre avec clarté.

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Fin de mes tentatives de dialogue avec la « coopérative » Desjardins.

Il semble donc que pour les affirmations de grande générosité du « mécène » Mouvement Desjardins (en 2020: 445 M en ristournes aux membres et retour aux collectivités), il faudra prendre pour véridique ce qui demeure très discutable.

La culture du secret; une bien vilaine habitude de certains altruistes:

« Nul n’est méchant volontairement, même le plus grand rompeur de promesses, le pire des assassins ou le dictateur le plus sanguinaire. Chacun croit agir bien, en tout cas en fonction de ce qu’il appelle le bien, et si ce bien s’avère ne pas être le bien des autres, s’il provoque douleur, chagrin et ruine, c’est par voie de conséquence, cela n’a pas été voulu. Tous les salauds ont les mains propres. …le salaud se regarde tranquillement dans la glace, il s’aime, il s’admire, il se justifie, il a l’impression – tant qu’il n’est pas mis en échec – de triompher des difficultés qui arrêtent les autres; il n’est pas loin de se prendre pour un héros.

Je pense qu’il existe deux sortes de monstres sur cette terre : ceux qui ne pensent qu’à eux, ceux qui ne pensent qu’aux autres. Autrement dit « les salauds égoïstes » et « les salauds altruistes ». …

« Les salauds altruistes » provoquent des ravages supérieurs, car rien ne les arrête, ni le plaisir, ni la satiété, ni l’argent, ni la gloire. Pourquoi? Parce que « les salauds altruistes » ne pensent qu’aux autres, ils dépassent le cadre de la malfaisance privée, ils font de grandes carrières publiques. Mussolini, Franco ou Staline se sentent investis d’une mission, ils n’agissent à leurs yeux que pour le bien commun, ils sont persuadés de bien faire en supprimant les libertés, en emprisonnant leurs opposants, voire en les fusillant. Ils ne voient plus la part de l’autre. Ils essuient leurs mains pleines de sang dans le chiffon de leur idéal, ils maintiennent leur regard fixé sur l’horizon de l’avenir, incapables de voir les hommes à hauteur d’homme, ils annoncent à leurs sujets des temps meilleurs en leur faisant vivre le pire. Et rien, rien jamais ne les contredira. Car ils ont raison à l’avance. Ils savent. Ce ne sont pas leurs idées qui tuent, mais le rapport qu’ils entretiennent avec leurs idées : la certitude.

Un homme certain, c’est un homme armé. Un homme certain que l’on contredit, c’est dans l’instant un assassin. Il tue le doute. Sa persuasion lui donne le pouvoir de nier sans débat ni regret. Il pense avec un lance-flammes. Il affirme au canon.

… Un idiot qui doute est moins dangereux qu’un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n’est pas l’erreur qui est dangereuse, mais le fanatisme de celui qui croit qu’il ne se trompe pas. «Les salauds altruistes » qui se dotent d’une doctrine, d’un système d’explication ou d’une foi en eux-mêmes peuvent emporter l’humanité très loin dans leur fureur de pureté. Qui veut faire l’ange fait la bête. … Le diable se prend toujours pour un ange. »[5]

« La part de l’autre »,

Éric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, 2007, page 478 – 480

Notre esprit perd-il de la souplesse en vieillissant?, 11 mai 2021

mai 11, 2021

Permettez-moi de mentionner que cette perte de souplesse serait plus “culturelle” que “physiologique” ou “naturelle” : la souplesse de l’esprit dont nous avons été dotés à la naissance ne suit pas une courbe négative avec l’âge comme le fait notre corps de muscles et d’os, lequel connaît une déchéance physiologique assurée avec le temps qui passe et qui use, ce temps qui fait son œuvre. 

L’esprit qui ne serait ni musculaire ni osseux (mais quand même matériel) connaîtrait plutôt un entêtement (c’est le cas de le dire!), une direction (un dirigisme), qui le ferait tendre irrémédiablement à une perte de souplesse spirituelle. Comme personne, nous pencherions à droite ou à gauche, et cette tendance constatée très jeune s’accentuerait au fil du temps, nous faisant ainsi perdre cette souplesse, cette facilité d’apprendre, d’imaginer, de connaître, de nous maintenir équilibrés. Comme le dit l’adage, on se ferait une thèse qui nous enfoncerait dans une croyance, et pétrifierait de plus en plus notre esprit malléable.

En vieillissant, nous devenons des contraires de Socrate : nous savons! Et en savant, nous n’apprenons plus, ou du moins, nous stagnons. C’est exactement ce que nous rappelait Jean Gabin dans son monologue chanté “Je sais” : “Je sais, je sais, je sais… et pourtant, on ne sait jamais”, disait-il finalement avec justesse. 

On perd cette souplesse d’apprendre, d’apprendre encore et encore comme le faisait Socrate bien qu’il vieillissait. Du moins, par sa maïeutique, il s’interrogeait et nous obligeait à en faire autant, non pas seulement au moment de notre jeunesse, mais notre vie durant.

Ne perdons-nous pas très jeune cette faculté de nous étonner pour ainsi nous élever dans la compréhension du mystère de la vie et celui de la mort, sans oublier ce grand mystère de l’amour et cet autre tout aussi immense qu’est le Cosmos, avec son “infiniment grand” qui est aussi en même temps “infiniment petit”?

Plus nous trouvons des “vérités”, et plus le mystère augmente! Moins la vérité se pointe, moins nous savons! Nous nous enfonçons dans nos croyances, dans nos certitudes. Pourtant, c’est la recherche de la vérité et son acquisition qui nous réjouit et nous guide. Alors, existe-t-elle cette Vérité? Probablement que oui, mais ne serait-elle que circonstancielle comme l’apparition de la vie en cette matière, laquelle a su retenir, apprendre, se remémorer pour créer ses essences ?

1,64 km de déchets dans le fossé, 8 mai 2021

mai 8, 2021

Je ne suis qu’un citoyen parmi la masse. Je prends des marches et je tente de me maintenir en santé, mon bien le plus précieux. Mes petites courses occasionnelles de 1,64 km dans un secteur industriel de la ville me ramènent à d’autres considérations : la pollution humaine est plus vivante que jamais.

La planète est-elle vraiment en amélioration de gestion de ses montagnes de pollution produites par l’animal humain? Il faut en douter absolument. Nous nous empoisonnons et nous nous emprisonnons par notre pollution jusque dans nos fossés, et celle-ci ne se compose nullement de nos excrétions animales. Voyez ces quelques photos des produits du génie humain que le système capitaliste a transformé en richesses financières, avant de les vomir à gauche et à droite des chemins et des rues. Si une image vaut mille mots, le discours devrait nous réveiller! Mais non, nous dormons par un désabusement total, et nos élites dirigeantes participent volontairement à cette intoxication.

On m’a dit qu’une amie ramassait régulièrement les détritus de l’industrie en prenant sa marche de quartier; dans les fossés des parcs industriels, ça prendrait des remorques pour récupérer les déjections de tout un chacun et des compagnies irresponsables, négligentes.

Je me demandais dernièrement ce qui pouvait bien différencier l’humain de l’animal; imaginez : j’ai pensé que ça pouvait être le souci de propreté des hommes et des femmes à leur environnement par rapport à la production de ses matières fécales et ses déchets. Je me trompais, et c’est le chien de mon voisin qui me l’a enseigné : après son soulagement, le chien s’est affairé lui-même à enterrer ses selles! Nous, humains, on n’a même pas le souci d’un chien : c’est dans les fossés à ciel ouvert qu’on rejette la digestion polluante de notre génie créateur. L’humain : paresseux comme un lion et même pas fier comme un paon!

Pourrions-nous être visionnaires, regarder et voir nos ordures qui s’accumulent chaque côté de nos œillères pour finalement rendre vraiment propres nos quartiers? Peut-être ne suis-je qu’un rêveur… Les animaux rêvent-ils eux? 

Il faut s’interroger à savoir si nos élus font les bons choix : est-il plus important de détruire les insectes piqueurs par le pesticide Bti, ou de garder propres notre ville, ses ruisseaux, ses rivières et notre grande rivière : le fleuve Saint-Laurent? 

La Loi 21: du populisme le plus primaire, 22 avril 2021

avril 22, 2021

Où s’en va le Québec avec sa loi de l’interdit des signes ostentatoires religieux pour les enseignants des enfants et les employés de l’État? Est-ce vraiment ça une laïcité de l’État? Est-ce vraiment juste ça la séparation des Églises et de l’État? De quel complexe souffre donc ce peuple pour être incapable de voir un signe religieux porté, affiché par un croyant d’une quelconque spiritualité humaine? Sommes-nous sur le point de déclarer des guerres saintes contre tous les porteurs de barrettes, foulards, casquettes et quoi d’autre, vissés ou collés sur les têtes et les corps de ces crédules qui espèrent une vie après la mort?

Débats de pacotilles, chicanes de clôture, misères et fortunes des personnes de lois friandes d’une «Suprême» victoire devant leurs divinités terrestres de l’ultime Cour. À n’en point douter, voilà un sujet de vent d’une incroyable perte d’énergie et de temps. Seuls les humains avides de rectitudes politiques totalitaires versent dans cette gloire d’avoir absolument raison de combattre un danger qui n’existe pas! Les religieux doivent évoluer d’eux-mêmes; rien ne sert de les forcer à croire dans ce qu’ils ne croient pas.

Le prosélytisme aurait pu être le seul interdit à légaliser sur les lieux de travail pour renforcer la laïcité de l’État du Québec, laquelle laïcité est déjà bien comprise, reconnue et admise par plusieurs sectes et religions de ce monde. Mais non; il fallait suspecter le moindre chiffon, la moindre breloque et même les plus insignifiants tatous affichés pour condamner selon une loi moyenâgeuse celle ou celui qui croit à son absolu spirituel.

Dire que nous devrons entendre encore pendant des décennies nos experts légaux et laïcs déblatérer sur les dangers pour la société d’afficher son bonheur de croire. C’est pourtant le discours qui est le danger, et ce, qu’il vienne de l’État, des sectes, des religions, des Églises ou des partis politiques.

L’endoctrinement est dans le discours; pas dans les apparences! Arrêtons de voir un mal abominable là où il n’y a qu’une désolante espérance de bien éternel.

Quand une entreprise ou une société utilise l’exclusion pour établir sa notoriété et son bonheur, il y a un problème et ce problème est très grave et sérieux. Bien d’autres sociétés avant nous, pourtant reconnues comme «avancées», nous l’ont appris. Apprenons de l’Histoire sinon le danger croît.

La Loi 21, le commencement de la fin de notre civilisation : la légalisation de la violence de l’exclusion, la victoire de la peur contre la différence de l’autre, le contraire du respect de tout un chacun.

Ligue des droits et libertés informée, 20 avril 2021

avril 20, 2021

Le 10 avril dernier, je faisais part à « La ligue des droits et libertés » des observations suivantes concernant le commanditaire Desjardins. Le 13 avril, l’organisme subventionné me répondait qu’elle faisait suivre mes observations à sa direction. Dans l’attente d’une réponse de cet organisme voué à la défense des droits et libertés des personnes, espérons que la direction saura distinguer le beurre et l’argent du beurre…

Ci-dessous, ma communication à « La ligue des droits et libertés » et l’accusé de réception de l’organisme.

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Bonjour Ligue des droits et libertés,


Je constate à la lecture des infolettres de la «Ligue des droits et libertés» que vous êtes officiellement commandité par la Caisse d’économie solidaire Desjardins. 


Savez-vous que toutes les Caisses Desjardins ont deux règlements de régie interne (RRI) qui autorisent les Conseils d’administration de chaque Caisse à exclure de façon radicale et arbitraire un membre qui tiendrait, au seul jugement des dirigeants, des paroles «offensantes» contre la coopérative, ses dirigeants et employés?


C’est sous la présidence de Monique F. Leroux que les RRI 4.6 et 4.7 ont vu le jour et leur aberration.

En 8 ans d’existence, je fus personnellement exclu de 6 Caisses Desjardins et 4 autres ont refusé mon adhésion. J’ai toujours été membre exclusif Desjardins depuis plus de 65 ans. Chez Desjardins, depuis 2010, il est défendu par RRI d’oser critiquer librement les politiques administratives de la coopérative, laquelle appartenait, avant Claude Béland, à ses sociétaires!

Et la Loi québécoise des coopératives de services financiers bénit le tout à son article 204, alinéa 1.


J’ai dernièrement voulu ouvrir un compte à la Caisse d’économie solidaire Desjardins, mais son président sortant, M. Gérald Larose, m’a découragé de tenter de le faire : selon lui, elle n’était pas pour moi! Pourtant, il est dit dans la publicité Desjardins que la Caisse est ouverte à tous! 


Savez-vous aussi que la Caisse d’économie solidaire Desjardins commande à ses membres de renoncer à leurs ristournes individuelles? Ainsi, l’usufruit de la coopérative que le fondateur, Alphonse Desjardins, avait originalement et originellement accordé à ses usagers (personnes membres de la coopérative) est sous la tutelle de l’oligarchique direction qui s’en sert pour faire des dons, commandites et subventions à ce qu’ils appellent des «entreprises socialement responsables». Peut-être êtes-vous parmi leurs choix «d’entreprises socialement responsables»?

Leur liste en contenait 315 en 2019 sur plus de 3000 entreprises membres «socialement responsables» (mais non favorisées par l’oligarchique direction). Évidemment, pour les 11000 individus membres de la Caisse exploités par la coopérative Desjardins, il n’y avait aucune ristourne individuelle, aucun retour sur investissement (RSI).


J’ai quand même tenté d’ouvrir un compte par Internet à la Caisse d’économie solidaire Desjardins, mais nulle part je n’ai lu que je devais renoncer à mes ristournes individuelles avant de signer mon adhésion!


Que pensez-vous de cette façon d’agir? Selon vous, «Ligue des droits et libertés», est-ce digne de l’œuvre de Dorimène et Alphonse Desjardins à laquelle souscrivent honnêtement les individus?

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Accusé de réception de la Ligue des droits et libertés

Bonjour Monsieur Champoux,

Merci pour votre message que je porte à l’attention de notre direction.

Par ailleurs, précisons que la Caisse d’économie a commandité une seule de nos activités pour laquelle nous avions soumis une demande à la Caisse. Elle ne commandite pas la LDL pour l’ensemble de ses activités.

Bien cordialement, 

Adjointe à la coordination

Ligue des droits et libertés

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Dans l’attente d’une réponse de la direction de la « Ligue des droits et libertés ».

Lettre du 14 décembre 2020 à l’Autorité des marchés financier, 14 avril 2021

avril 14, 2021

Trois-Rivières, 14 décembre 2020

Autorité des marchés financiers, Département de la surveillance,

800 Square Victoria, 22e étage

C.P. 246, Tour de la Bourse,

Montréal (Québec) H4Z 1G3

Objet : Loi sur les coopératives de services financiers (L.R.Q., c. C -67.3)

et le Conseil de surveillance élu

Madame, 

Monsieur,

À l’assemblée générale annuelle du printemps 2018, la présidente du Conseil de surveillance de ma Caisse (Domaine-du-Roy de Roberval) nous annonçait que durant l’année financière en cours (2019), son instance administrative disparaîtrait. Nous, les membres, nous l’apprenions lors de cette rencontre annuelle et déjà, nous n’avions plus rien à dire.

Un sociétaire avait alors exprimé son désarroi en affirmant que Desjardins s’éloignait encore davantage de ses membres. À l’invitation de Mme la présidente, j’avais alors demandé où pouvions-nous lire sur le site Web de Desjardins que la direction de l’entreprise travaillait à la disparition du Conseil de surveillance élu de la coopérative? Après avoir consulté du regard le président de la Caisse, M. Laurent Détraz, madame la présidente du Conseil de surveillance nous donna sa réponse : nulle part!

Ce sont les articles 257 à 270 de la Loi ci-dessus mentionnée qui traitent spécifiquement du Conseil de surveillance élu par les membres, et en date de l’automne 2020, ces articles sont toujours en force : élection et composition du Conseil, fonctions et pouvoirs du Conseil, rapport d’activités, etc. Il y a cependant un article qui a été abrogé : l’article 258 qui traitait des plaintes et qui se lisait comme suit :

258.Le conseil de vérification et de déontologie a en outre pour fonctions de recevoir les plaintes des membres, d’en saisir les autres organes de la caisse et de répondre au plaignant. Le plaignant qui n’est pas satisfait de la réponse du conseil peut s’adresser à la fédération. La fédération peut faire des recommandations à la caisse relativement à une plainte dont elle a été saisie.

Il y a aussi plusieurs autres articles de la Loi qui mentionne le Conseil de surveillance élu comme instance administrative et légale : ex. l’article 221, Assemblée générale, alinéa 5 (élections des conseils) et alinéa 9 (période de questions sur le rapport d’activités pendant une période minimale prévue par les règlements de la Caisse).

J’ai dernièrement demandé à la Caisse d’économie solidaire Desjardins si elle avait toujours un Conseil de surveillance élu en fonction; bien que celle-ci nous assure être toujours là pour répondre à nos questions, je n’ai pas reçu de réponse.

Auriez-vous l’amabilité de m’informer adéquatement et légalement à savoir ce qui arrive avec le Conseil de surveillance élu des coopératives de services financiers en regard de la loi qui le maintient toujours en force?

Dans l’attente de votre réponse officielle, je vous prie d’accepter mes salutations respectueuses.

François Champoux

Trois-Rivières

Téléphone : 819-

Courriel : f

P. J. : Une analyse de l’AMF qui considérait le Conseil de surveillance comme un organe indépendant de la Caisse (Godefroy), lequel agissait dans l’intérêt des membres.

Desjardins déteint sur l’Autorité des marchés financiers, 13 avril 2021

avril 13, 2021

L’influence du Mouvement Desjardins au Québec prend une envergure beaucoup plus grande que les sociétaires peuvent l’imaginer. De faits et de lois, Desjardins semble en mener très large sur la destinée des communautés du Québec. Avec Hydro-Québec et Loto-Québec, Desjardins présente de plus en plus une source financière de premier ordre pour les gouvernements avides, où les membres sont les principales mamelles individuelles.

Après avoir vu Claude Béland dénaturer complètement l’œuvre de Dorimène et Alphonse Desjardins lors de son long passage à la présidence du Mouvement (faisant des Caisses de simples succursales bancaires), après avoir vu mourir les Caisses populaires partout en province les unes après les autres, après avoir vu disparaître les services de proximité automatisés dans toutes les régions du Québec, voici que Desjardins déteint officiellement sur l’AMF; il faut savoir que cet organisme de réglementation du secteur financier québécois a pour mission d’encadrer les personnes et les entreprises qui exercent des activités dans ce secteur et de prêter assistance aux consommateurs (dixit AMF). Or, voici que Claude Béland nous informe de ceci dans son autobiographie de 2015 (page 212) :

«Au début de 2001,… la ministre Pauline Marois décide de former un groupe de travail visant à améliorer la structure d’encadrement du secteur financier québécois,… afin qu’elle soit mieux en mesure de protéger le consommateur…

… présidé par Me Yvon Martineau [qui] avait collaboré à la mise en place de la nouvelle structure chez Desjardins au cours des années 1990. On me fit l’honneur de me nommer membre de ce groupe de travail. …

En 2003, on procède à l’adoption d’une nouvelle loi et on remplace l’Agence nationale de l’encadrement des services financiers,… en créant… l’Autorité des marchés financiers.»

Mais ce n’est pas tout : à l’exemple de Desjardins qui depuis 2010 menace ses sociétaires d’exclusion radicale et arbitraire s’ils tiennent des «propos offensants» sur la «coopérative financière» (règlements de régie interne 4.6 et 4.7), l’AMF déclare à son tour des menaces envers les consommateurs qui lui réclament ses services! Lisons l’avertissement de l’AMF :

«Mise en garde : Ce courriel vous a été fourni uniquement pour votre bénéfice. Toute transmission de cette information, totale ou partielle, à toute autre personne est interdite sans avoir obtenu au préalable le consentement explicite et écrit de l’Autorité. De plus, ce courriel ne représente en aucun cas un conseil personnalisé ou une opinion juridique. Pour en connaître les incidences légales, veuillez consulter un conseiller juridique.»

J’ai donc demandé à l’AMF «le consentement explicite et écrit» pour divulguer sa réponse au sujet de la disparition en 2018 du Conseil de surveillance élu chez Desjardins : le 12 avril 2021, l’AMF m’a refusé son consentement par courriel avec la même menace de représailles! 

Il m’est donc impossible de vous transmettre sans danger de représailles légales la réponse de l’AMF sur la légalité de la disparition du Conseil de surveillance élu dans toutes les Caisses Desjardins.

Faire vivre la démocratie et nos sociétés de droits avec des couteaux sous la gorge et des fusils sur la tempe n’est vraiment pas mieux que de vivre en dictature communiste ou coopérative : nous sommes de plus en plus des citoyens prisonniers de nos personnes de lois qui les écrivent à leur seul bénéfice et à nos dépens financiers. Comme l’a toujours dit l’AMF, si vous croyez avoir été abusé, adressez-vous aux tribunaux de droits civils et consultez un conseiller juridique sur les délais à respecter. 

Quel citoyen oserait intenter un procès contre Desjardins ou l’AMF? 

L’art de coincer les consommateurs «utilisateurs-payeurs» : Desjardins et l’AMF en sont passés maîtres : ils vont la main dans la main pour faire peur et pour faire taire! Belle façon de protéger les consommateurs contre les abus du secteur financier au Québec. Merci Mme Marois.