Quel parti fédéral osera refuser les diktats de François Legault? 29 août 2021

août 29, 2021

Voyez comment Yves-François Blanchet a perdu la face lors de ses explications en faveur du 3e lien de la ville de Québec. Peut-on encore croire que le Bloc est toujours un parti indépendantiste quand il s’accorde avec les caquistes pour obtenir du fédéral 40 % du coût de plus de 10 milliards de dollars pour la construction de ce 3e lien dont la nécessité demeure douteuse.

Quand on parle d’indépendance politique, il faut aussi penser indépendance financière. Reconnaissons que l’indépendance du Québec est encore et toujours un rêve dont les cerveaux n’arrivent pas à établir convenablement les raisons et capacités financières de son édification. Cette nécessité financière est une condition majeure à l’indépendance de la province de Québec; et pour l’élection d’un parti fédéral du Canada, les votes du Québec sont toujours très importants. 

Et que dire de la supplication de François Legault aux dirigeants fédéralistes de ne pas toucher à sa loi 21? N’est-ce pas là justement une reconnaissance officielle par M. Legault lui-même de son inconstitutionnalité? Absolument! La peur de François Legault d’être débouté par le Canada le hante tellement qu’il en fait un enjeu électoral pour tous les partis fédéraux. Quel chef fédéral osera dire «non» à cette supplication, à cette injonction, à cet ultimatum du patron du Québec?

Les croyants fonctionnaires du Québec devront donc dire adieu à leur libre choix de conscience que leur confère les Chartes. Ainsi vont la démocratie et la partisanerie politique québécoises! Ça me rappelle les dirigeants américains qui n’avaient aucune gêne à espionner leurs propres citoyens après le 11 septembre 2001 et à ne plus respecter leur constitution de pays.

Où va un pays lorsque ses dirigeants banalisent ouvertement sa constitution? Ou plutôt, où est rendu ce pays lorsque ses élus n’ont que faire de ses Chartes constitutionnelles?

Risible est la Commission des droits et libertés de la personne et des droits de la jeunesse du Québec; risible est la Ligue des droits et libertés; risibles sommes-nous de croire à ces fondations et entreprises qui n’osent se lever d’elles-mêmes pour promouvoir et vraiment défendre nos droits civiques et nos Chartes constitutionnelles.

10 longues nuits d’insomnie? 28 août 2021

août 28, 2021

Un journaliste chevronné se présente comme candidat pour un parti politique fédéral. Il lui vient l’idée inconstitutionnelle (pour tout journaliste en fonction) de solliciter quelques-uns de ses anciens collègues qu’il considère des «amis» pour l’aider à financer sa campagne électorale. 

Le chef des journalistes sollicités au journal «Le Nouvelliste» de Trois-Rivières (une sorte de «coopérative» financée par ses employés) apprenant la manœuvre de son ex-éditorialiste passe 10 longues nuits à réfléchir s’il doit informer la population, lecteurs des nouvelles de sa région de cette délinquance professionnelle majeure du candidat libéral aux élections fédérales.

Et voici qu’après 10 longues nuits de réflexion, le chef publie finalement la vérité : Martin Francoeur a sollicité financièrement ses amis journalistes et leur a même suggéré de cacher leur don en le passant au nom de leur conjoint respectif!

Désolé et désolant M. Francoeur, mais vous devriez songer sérieusement à présenter votre démission aussi à Justin Trudeau après celle de journaliste au Nouvelliste de Trois-Rivières. Vous saviez fort bien que vous mettiez dans une situation déontologique inconfortable vos collègues journalistes puisque vous leur avez suggéré de camoufler leur don.

Quant à M. Frappier, chef à la «coopérative» Le Nouvelliste, une autre vérité reste à établir : pourquoi ces 10 longues nuits à réfléchir avant la publication de cette nouvelle?

Cependant, je dois ajouter ceci : l’honnêteté en politique comme en journalisme n’est pas facile à faire vivre; elle est probablement impossible, car nous le savons depuis des lunes : c’est toujours avec les mains liées que ces professions s’exercent au quotidien. Je n’invente rien. Celles et ceux qui se lancent en politique pour changer le monde se frappent malheureusement la tête et le cœur d’illusions dans leur aventure humaine. Messieurs Francoeur et Frappier ne devraient-ils pas le reconnaître à la face du monde puisqu’il est bien reconnu que leur métier respectif s’exerce dans la partisanerie et non dans la neutralité comme ils cherchent inutilement à nous en convaincre?

Condamner sur les apparences, 26 août 2021

août 26, 2021

Il y a sur cette planète, des pays où des religions enrégimentent leurs citoyens officiellement et officieusement. L’évolution spirituelle des peuples vers plus de respect des acquis de la Révolution des Lumières est loin d’être généralisée; pensons seulement aux États-Unis dont on lit «In God we trust» sur leur puissante monnaie capitaliste; les Américains croient-ils que c’est Dieu qui les sauvera de l’infection aux virus qui tuent, alors que leur système de santé n’est pas encore universel? 

Une loi québécoise (loi 21) qui au-dessus de la Charte québécoise impose aux enseignant(E)s et fonctionnaires de l’État une neutralité religieuse n’est-elle pas issue d’un dictat de l’État qui condamne la liberté de choix (la Charte)? Un état qui oblige ses citoyens à être sur le bon bord des croyances et qui opprime tout un chacun qui ne le serait pas n’est pas mieux que les pays qui ont des souverains de droit divin ou religieux.

Les gens qui ont peur des gens différents devraient réclamer l’abolition de la Charte québécoise avant de bénir une loi qui menace de congédiement les fonctionnaires qui affichent leur foi religieuse au travail. Comment peut-on encore juger une personne que sur ses apparences? On n’est plus au temps des reliques à adorer, et pourtant, celles et ceux qui adorent la Loi 21, devraient d’abord maudire la Charte québécoise des droits et libertés afin d’uniformiser tout un chacun à la nécessité de croire qu’à la laïcité.

La laïcité n’est pas une garantie du respect des femmes; ici même au Québec, la violence faite aux femmes n’est ni plus ni moins religieuse qu’ailleurs dans le monde : les hommes tuent les femmes et les violent pour des motifs déraisonnables et irraisonnés.

C’est l’éducation à l’évolution de l’être humain qui est lamentablement aussi faible ici au Québec que dans certaines autres contrées où les croyances ne font l’objet d’aucun doute.

La vérité n’est jamais absolue, que l’on soit croyant, laïc ou scientifique; elle est toujours à chercher, et ce, dans le respect de chacune et chacun. Ça, c’est l’intelligence de la Charte du Québec; il reste à la faire vivre au quotidien, et surtout, dans notre accueil des réfugiés et immigrants. Voilà notre plus important défi de société pour une paix des femmes et des hommes de bonne volonté.

Quand on impose, on ne propose plus; la nuance est majeure et fait toute la différence des pays où il fait bon vivre, s’actualiser et se réaliser.

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En réaction à ce texte ci-dessous paru ce jeudi 26 août 2021 dans le journal « Le Nouvelliste » de Trois-Rivières:

Invitation faite aux femmes voilées de se montrer solidaires des Afghanes

Article réservé aux abonnésOpinion / Toutes les femmes d’Afghanistan sont à nouveau sous l’emprise de la dictature des hommes fondamentalistes religieux qui viennent de prendre le pouvoir et ces hommes réclament la charia avec ses lois et interdictions inhumaines, menaçant en particulier les jeunes femmes qui veulent être libres pour s’instruire et se libérer du costume nommé hidjab et plus.

Voici, pour vous Mesdames les voilées du Québec et d’ailleurs, une belle occasion de vous montrer solidaires de ces femmes épeurées, menacées et violentées. Votre voile est, pour ces fondamentalistes, comme un drapeau signifiant que la femme qui le porte donne son accord à la soumission à ses hommes, imams et chefs d’une religion dangereuse, la charia. Ne serait-ce pas le temps propice pour vous de vous montrer solidaires à ses femmes qui crient désespérément pour avoir leur liberté. De grâce donnez-vous la liberté d’enlever ce signe ostentatoire qui appuie vos leaders masculins au détriment de la véritable liberté des femmes.

Nous réclamons votre solidarité envers les femmes voilées de l’Afghanistan qui veulent être libérées.

Face à l’arrivée éventuelle de nombreux immigrants, homme et femme, venant de l’Afghanistan, il est plus que jamais important d’appuyer la Loi 21 portant sur la laïcité.

Andréa Richard
Trois-Rivières

Cosignataires

Jean Baril
Diane Beaulieu
Jane Lambert
Maurice Milot
Ghyslain Parent
Gilles Vallée

Desjardins et le gouvernement du Québec: exploitation des sociétaires et des citoyens ordinaires, 13 août 2021

août 13, 2021

Issu d’un dépliant publicitaire de « Capital régional et coopératif Desjardins » reçu ce 13 août 2021 :

Vous avez de l’argent en trop et désirez ne pas payer votre impôt provincial qui est dû? Ne cherchez plus : l’évasion fiscale est chez Desjardins avec Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD).

Vous n’avez pas vraiment d’économie en surplus pour investir dans ce capital de risque du gouvernement et du Mouvement? Bien dommage pour vous. Vous demeurez la courroie d’exploitation sans «retour sur investissement» du système dit «coopératif» Desjardins pour financer les «entreprises de chez nous».

À la Caisse d’économie solidaire Desjardins, le communisme-capitaliste règne en maître absolu, là où toutes les ristournes sont uniquement collectives et distribuées aux seules entreprises «socialement responsables». Aucune ristourne ne revient aux membres de la Caisse, lesquels ont renoncé à leur ristourne individuelle.

C’est la nouvelle exploitation «coopérative» Desjardins! Presque tout va pour le collectif.

Avec Desjardins et le gouvernement du Québec, les gens riches peuvent ainsi soustraire 900. $ de leur impôt provincial à payer (2021) (en toute légalité), tout en s’attribuant une valeur de 3 000. $ dans leur portefeuille financier en «Capital régional et coopératif Desjardins» : c’est 42 millions de $ dont se prive notre gouvernement québécois pour enrichir les gens riches sous le prétexte de contribuer à financer les entreprises capitalistes de «Chez nous».

Et ce n’est pas tout : le gouvernement du Québec se prive d’un 5 millions de plus en allouant un 10 % additionnel à soustraire de votre impôt provincial à payer si vous avez des actions de CRCD «admissibles», détenues depuis au moins 7 ans. Ainsi, une valeur maximum de 15 000. $ d’actions détenues depuis 7 ans, pourra être réinvestie (jusqu’à concurrence de 50 millions en capital de risque des citoyens) pour bénéficier d’un montant additionnel de 1 500. $ en crédit d’impôt 2021 (10 % de 15 000. $)! C’est donc dire que vous déduirez la rondelette somme de 2 400. $ (900. + 1 500.) de votre impôt provincial à payer pour 2021.

Chez Desjardins, les sociétaires et citoyens du Québec sont exploités au bénéfice des actionnaires capitalistes — «coopératifs» — communistes du Québec.

En plus petit caractère, nous lisons ceci : «Le produit de CRCD est un placement non garanti dont la valeur et le rendement fluctuent; le passé n’est pas indicatif du futur. Des frais de placement peuvent s’appliquer. Consultez le prospectus avant d’investir.»

Signé : L’équipe Relations avec les actionnaires

Mais qu’est-ce qu’ils ont donc tous ces hommes violents? 1er août 2021

août 1, 2021

Qu’est-ce qu’ils ont donc contre les femmes, tous ces hommes, pour les battre jusqu’à les tuer, pour les maltraiter parce qu’elles sont trop belles ou trop intelligentes? De quel complexe souffrent les mâles humains : de supériorité ou d’infériorité? Assurément d’infériorité.

L’être humain inférieur n’aime pas constater sa réelle infériorité : il réagit avec violence contre la situation et cherche à punir la personne qui lui fait prendre conscience de son état lamentable de servitude. L’Histoire nous a amplement démontré cette lacune grave du mâle humain; pensons à tous ces dictateurs, à tous ces «maîtres» d’esclaves, à tous ces «supérieurs immédiats» d’entreprises où la hiérarchie a tué l’enthousiasme des employés. Toutes les guerres sont l’affirmation bête de certains mâles en mal de pouvoir, de supériorité infantile.

Le mâle, au nom de sa force physique supérieure à celle de la femme, fait le parallèle trop facile, qu’il doit aussi être brillamment supérieur, intelligemment supérieur! La réalité a montré et démontré qu’il n’en était absolument rien : la puissance déductive et d’abstraction du cerveau humain n’a pas de sexe. Cette capacité distinctive du cerveau humain appartient à l’animal humain, indépendamment du sexe de celui-ci.

Mais le mâle qui souffre d’un niveau inférieur de capacité intellectuelle n’aime pas que la femme lui démontre sa supériorité cognitive. Alors, il réagit physiquement et de façon pulsionnelle contre «l’autre» qui présente alors à sa conscience défaillante un danger de supériorité : pour l’inférieur, il faut abattre ce danger avant que ce soit le vrai «supérieur» qui le fasse! La peur, cette émotion bestiale primaire, dirige trop souvent notre cerveau humain reptilien.

L’humanité n’a pas encore totalement conscientisé son état animal primaire : on nous a enseigné que nous avions été conçus à l’image d’un Dieu tout-puissant, miséricorde, omniprésent, mais la réalité est tout autre : nous sommes bêtes avant d’être dieu et notre esprit demeure à ce niveau «supérieur» de l’animal sans plus. Aucun homme, aucune femme ne peut prétendre à la déité et ainsi avoir droit de vie ou de mort sur quiconque.

Terroriser, faire peur, maintenir dans la soumission comme des esclaves, comme un animal, comme un être considéré «inférieur», à qui l’on oblige une «saine conduite» et le silence comme une image, aucune expression ostentatoire sous menace d’exclusion, de violence, de mort. Les hommes, les mâles (surtout eux), les personnes qui agissent ainsi souffrent : elles souffrent de la peur, de cette émotion d’un inférieur dépourvu de foi en soi, de confiance en soi. Ce sentiment d’infériorité fait souffrir jusqu’à tuer l’autre et croire que, par sa disparition, la personne qui tue rétablira ainsi sa supériorité. Erreur infantile, erreur d’éducation, erreur d’ignorance. On appelle aussi ce sentiment «jalousie». Oui, il est mortel; la jalousie est triste et mortelle. La jalousie n’est pas de l’amour; loin de là… La jalousie est une lacune à faire disparaître de notre esprit de conquérant.

Il faut apprendre à aimer; aimer est un art et tout art exige discipline, patience, suprême souci de maîtrise. (“L’art d’aimer”, Erich Fromm)

Les écrits restent et font l’Histoire, 26 juillet 2021

juillet 26, 2021

C’est l’instinct de survie qui nous permet de composer avec l’inacceptable et l’injustice; ces deux-là sont universels. 

Dans les années 30, le nazisme, sous la tutelle du leader charismatique Adolf Hitler, a décidé de créer un État absolu, absolument allemand, de cette race dite «supérieure»; quinze ans plus tard, c’était l’hécatombe; on a pu constater l’immense désastre de cette ultime ambition de perfection. De même chez les communistes à la pensée marxiste et celle du dictateur Joseph Staline; des millions de contre-révolutionnaires anarchistes ont payé de leur vie la recherche de respect de leur être. Au Québec, durant les années 90 de ce siècle de mort, un tribun faussement coopératif a adopté le discours de la pensée unique communiste pour complètement usurper l’œuvre coopérative de Dorimène et Alphonse Desjardins. Au nom de «l’adaptation au changement», Claude Béland a leurré les Québécois et a transformé le Mouvement «coopératif» Desjardins en une institution financière capitaliste de premier plan au service non plus des membres, mais à celui du Mouvement, des gouvernements (municipaux et provinciaux), des communautés et des entreprises «socialement responsables» (dixit Gérald Larose, Caisse d’économie solidaire Desjardins).

Et dernièrement, le gouvernement de François Legault a méprisé la Charte des droits et libertés québécoise (acquise en 1975), pour imposer au nom de la laïcité de l’État, des interdits de droits et de libre expression fondamentale aux employés de l’État, sous menace d’exclusion arbitraire de la fonction publique.

Et nous laissons faire comme dans les années 30, car au nom du pouvoir légitime, les abus s’accumulent et pèsent de plus en plus lourdement sur notre inconscience de citoyens soumis.

Que faire avant que la haine fasse naître encore ces désastres d’antan pourtant pas si lointains à notre mémoire défaillante?

Une chose : dénoncer au risque de l’exclusion par une autorité qui se croit légitimée d’exécuter comme des chiens galeux leurs propres citoyens.

La démocratie se meurt; la démocratie se tue elle-même par cette violence sociale du pouvoir qui se veut absolue et qui exclue; ce pouvoir à la pensée unique, supérieur, parfait. C’est le pouvoir qui détruit, mais c’est la démocratie qui construit, qui crée la détente, l’équilibre des tensions respectueuses. C’est le peuple par sa libre expression, imparfaite, certes, mais libérée de toute menace, qui apprivoise sa démocratie sans relâche.

Quand on fait taire la critique, nous ne sommes plus en démocratie : peu importe la manière utilisée pour faire taire. Quand la répression par la violence de l’exclusion s’installe, c’est un commencement litigieux vers une société de désastres. Un déséquilibre qui précède la chute.

C’est le respect de l’expression de la critique libre qui assure une démocratie vivante. Sans ce respect et l’abolition de cette libre expression, le déséquilibre s’accentue assurément, en sourdine et, dangereusement vers la violence bête, encore plus bête que la bête. Qui dit violence, dit haine et mort.

L’anthropologue Serge Bouchard a fait une démonstration quasi scientifique que «l’objectivité en histoire [était] très souvent un mythe». Lisons feu Serge Bouchard :

«D’ailleurs, si les écrits restent, ils n’ont pas toujours la valeur qu’on leur accorde. Car les documents se falsifient, les mensonges s’écrivent, les menteurs témoignent. 

On peut y tendre de bonne foi, s’en approcher parfois, mais la plupart du temps, cette objectivité cache une intention. Les histoires nationales, on le sait, sont des vues de l’esprit national. La mémoire collective est sélective. L’histoire du royaliste n’est pas l’histoire du républicain. Les Russes se sont toujours demandé s’ils étaient d’origine norroise ou slave. La question est immense et elle porte sur les préférences culturelles. Une version entière de l’histoire russe célèbre les origines varègues, c’est-à-dire scandinaves et vikings, de ces hommes roux, les Rus. Une autre version glorifie les origines slaves, liées aux steppes orientales. Nordiques, slaves, mongols, les Russes sont mêlés dans leur sang et mélangés dans leurs histoires.

La mémoire collective est rusée : elle cherche autant à omettre, à oblitérer, qu’à se souvenir. Il en va des histoires des nations et des peuples comme de nos histoires de vie, et nos discours prennent plusieurs formes : l’épopée, la saga, la justification, la mauvaise foi. Nous avons autant le sens de l’embellie que celui de l’oubli. Nous maîtrisons l’art de nous mentir à nous-mêmes. Il serait fort difficile de faire admettre aux Américains que ce sont les Canadiens français qui les ont guidés vers le grand Ouest, en 1804, lors de l’expédition Lewis-Clark. Il serait tout aussi difficile de faire admettre aux Canadiens français que ces francophones qui ont guidé les Américains étaient des ensauvagés et des Métis, des passeurs culturels, plus animistes que catholiques, des coureurs d’espace qui arpentèrent l’Amérique sans jamais écrire leur propre histoire.

Nos plus grandes histoires sont d’immenses trous de mémoire.»

«Un café avec Marie», Serge Bouchard,

BORÉAL, 2021, pages 16 et 17

Depuis 2010, depuis le règne de Monique F. Leroux, le Mouvement Desjardins se permet d’exclure arbitrairement des membres qui n’auraient pas, à son seul jugement, une «saine conduite». Qu’est-ce donc une conduite malsaine? Selon Desjardins, c’est une personne qui osera se conduire d’une manière offensante «par des comportements, paroles, actes ou gestes hostiles qui portent atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique d’un employé, d’un dirigeant, d’un membre de comité, ou d’un membre de la Caisse ou qui sont néfastes à l’environnement dans lequel la Caisse exerce ses activités.»

Une seule mauvaise conduite condamnera quiconque à l’exclusion de la Caisse Desjardins. Le tout est béni par la Commission des droits et libertés de la personne du Québec : deux fois plutôt qu’une, cette instance gouvernementale m’a envoyé paître! On m’a pourtant exclu de façon arbitraire, 6 fois en 8 ans! Tenez-vous-le pour dit : les dirigeants du Mouvement Desjardins sont l’instance suprême qui juge de votre conduite, vous condamne et vous exécute si votre conduite n’est pas saine selon leur bon jugement et leur bonne définition.

Ainsi se comporte l’humanité de la coopérative financière Desjardins : dehors les gens qui osent critiquer négativement les politiques administratives plus mercantiles qu’altruistes, plus communistes et communautaires que coopératives, plus dictatoriales que démocratiques. La volonté des dirigeants Desjardins, c’est comme la volonté divine des années cinquante : nul ne peut contester les voies de Dieu : ces dirigeants sont les maîtres de l’acceptable et de la justice.

Il est difficile pour les dirigeants de reconnaître leur fonctionnement totalitaire, assurés sont-ils d’œuvrer en coopération avec ceux-là mêmes qu’ils exploitent à leur encontre. Se croire justifier d’exploiter la formule coopérative à leur manière alors que moins de 1 % des membres votent aveuglément des projets de partage des trop-perçus ainsi que des projets d’administration de leurs avoirs. L’oligarchique direction chantonne les mérites d’une «pseudo-coopération» avec les gouvernements de la province et des entreprises qu’elle qualifie de «socialement responsables».

Chez Desjardins, depuis Monique F. Leroux, il faut présenter un comportement convenable, c’est-à-dire une saine conduite genre «tu te la fermes si tu n’es pas content, sinon, ça ira mal pour toi jusqu’à l’exclusion arbitraire, totalitaire.» Il faut être sage comme une image, petits sociétaires des ex-Caisses populaires.

Il faut donc être gentil avec les dirigeants des Caisses, la «Desjardins Bank of the year 2010» : ils ont l’argent, le pouvoir depuis Monique F. Leroux. Saluez bien bas Madame ou Monsieur le Président, dirigeants de la coop financière bien acoquinés avec les autres conseillers des gouvernements. Un partenariat imbattable, une vraie machine à projets bien huilée pour exploiter le petit peuple bien soumis.

Devons-nous accepter ça? Absolument pas! 

La servilité bélandiste a fait son temps. Nos épargnes au service de la cupidité (et non plus à notre bénéfice), c’est assez! Notre instinct de survie doit maintenant revenir dans la bonne direction enseignée par Dorimène et Alphonse Desjardins : nous d’abord, et non plus les dirigeants et les «autres» «socialement responsables». Fini les beaux discours doctrinaux «larosiens», les grandes vérités à la pensée unique bélandiste. La coopération, c’est pour soi d’abord comme Alphonse et Dorimène l’ont conçue.

Les écrits restent et font l’Histoire; il faut dénoncer les abus de pouvoir; il n’est jamais trop tard.

Le Canada «nazi»?, 27 juin 2021

juin 27, 2021

Quand il est question des pensionnats autochtones du Canada (dans ce «plus beau pays du monde»), ne sommes-nous pas dans le même esprit d’extermination d’une nation qui ne représentait pas une pureté de la race canadienne naissante? Ces pensionnats n’étaient-ils pas des camps de concentration où les enfants autochtones devaient s’assimiler à la race blanche et ses mœurs, ou mourir et disparaître, enterrés là, sans même laisser trace d’une fumée grise dans le ciel bleu?

Il est normal de ressentir de la colère quand nous prenons conscience que nos dirigeants élus canadiens étaient aussi monstrueux en termes d’autorité : il fallait suivre aveuglément les ordres de ces chefs tel le «führer allemand», Adolf Hitler, autrichien de naissance, ou telles encore les directives du petit «père des nations», Joseph Staline, grand guide des peuples russes. Ces «papes» étaient infaillibles et savaient endoctriner.

Nous ne devons jamais penser que nous aurions été une meilleure autorité que celle exercée par nos pères; il faut juste le souhaiter, car l’humain est une bête qui perd facilement la raison. De fait, l’humain marie très mal sa raison à ses émotions; nos émotions nous mènent souvent plus que le bon sens ou le respect de notre voisin, et même, de notre conjointe… L’on tue sans raison, et par pure émotion irrationnelle non retenue.

Quand on cherche la chronologie historique des dictatures, on se demande si l’histoire du Canada n’aurait pas inspiré certains pays, meurtriers de leurs propres citoyens qui présentaient une morphologie particulière ou une appartenance religieuse spirituelle «païenne».  

Faire des Premières Nations des peuples apatrides sur leur propre terre nourricière; voilà ce qu’ont réalisé nos ancêtres bienveillants pour construire le pays, le Canada; nous avons aussi inventé notre apartheid, nous avons aussi fait vivre notre ségrégation, notre discrimination raciale, et nous avons aussi tué nos sœurs et nos frères humains, ici même, au Canada.

La découverte de nos «charniers» canadiens nous démontre brutalement que la recherche de la vérité exige en tout temps de puissantes lumières qui doivent éclairer nos autorités dites démocratiques; c’est effectivement la démocratie qui nous le commande. Cessez de questionner nos élites, ou faire semblant de ne pas voir pour nous taire, c’est ouvrir toutes grandes les portes de l’abus de pouvoir et bénir l’exclusion de l’autre. «L’exclusion est une violence.», nous rappelle Paul Ricœur. Et celles et ceux qui excluent l’autre par autorité légale utilisent abusivement leur pouvoir qui se prend pour dieu. 

La démocratie n’est pas achevée, loin de là! Elle demande plus que jamais à se raffiner afin d’éradiquer des abus de pouvoir encore aujourd’hui flagrants; pensons à cette loi 21 qui a su légitimer l’exclusion de la différence en bafouant les droits de la personne.

Dans ma patrie canadienne, je sais aujourd’hui que je peux devenir de trop et qu’on m’exclura sous des prétextes farfelus et fallacieux : je souhaite pourtant bâtir ce pays. Ici même au Canada, au Québec, dans mes institutions «démocratiques», la menace de l’exclusion constante m’est suspendue au-dessus de la tête, exactement comme dans ces pays où le totalitarisme règne en maître absolu.

Abats les idéologies, du coopératisme au socialisme, du capitalisme au communisme, du catholicisme à l’islamisme; seul doit demeurer le respect, et ce, de l’enfance jusqu’à la décadence. Par simple respect de l’autre et de sa différence.

Il ne sert à rien de faire des saluts au drapeau, de chanter des hymnes nationaux la main sur le cœur, si dans notre quotidien nos actions ne sont pas à l’image du respect. Laissons là les symboles et travaillons concrètement à ériger des nations qui savent être plus grandes que nos discours faussement angéliques et remplis d’inutiles béatitudes. Nous avons tous besoin d’une place pour vivre et laisser vivre : un endroit viable. Il faut en finir avec le racisme.

«La patrie? Le pays? … Les hommes comprendront peut-être que ce sont seulement des notions abstraites et que ce dont ils ont vraiment besoin pour vivre, ce n’est rien qu’un endroit habitable.»

«L’Holocauste comme culture»,  

Imre Kertész, 1996, ACTES SUD, page 150

«Albert Camus explique le titre de son recueil de nouvelles “L’Exil et le Royaume” en disant que l’équivalent exact du mot “royaume” est ici une certaine vie libre et nue que nous avons à retrouver, pour renaître enfin. L’exil, à sa manière, nous en montre les chemins, à la seule condition que nous sachions y refuser en même temps la servitude et la possession.

Moi (Irme Kertész), je n’ai jamais eu affaire à la propriété; mais pour pouvoir rejeter l’esclavage, j’ai dû au préalable le vivre dans toute sa dimension, avec toutes les conséquences que cela implique.»

«L’Holocauste comme culture»,

Imre Kertesz, 1996, ACTES SUD, page 147

Être tenu à une «Saine conduite» par règlement de régie interne (4.6) au Mouvement Desjardins, c’est accepter la soumission au «maître», la servitude, et donc, sa possession au propriétaire des lieux : l’esclavage! L’esclave au service de la coopérative et ses dirigeants dictatoriaux, sinon, c’est l’exclusion (règlement 4.7). Quelle aberration!

L’humain, un servile rouage; 4 juin 2021

juin 4, 2021

La grande œuvre de Dorimène et Alphonse Desjardins commencée le 6 décembre 1900 fut celle de rendre les femmes et les hommes libres! Bien avant la Révolution tranquille du Québec des années 1960, ces deux citoyens de Lévis enseignèrent à chacune et chacun à croire d’abord en eux avant de se laisser endoctriner par n’importe quel prêche.

Durant les années 1990 arrivèrent les héritiers des Desjardins qui transformèrent le discours de liberté des fondateurs en une obligation de servilité : la coopération devint petit à petit une «solidarité imposée». Les femmes et les hommes devinrent tous un rouage d’une prospérité factice et grandiloquente. Ainsi naquit le totalitarisme du Mouvement Desjardins : plus communiste que coopératif!

C’est dans les discours de leaders charismatiques que se forgent les dictatures, où les êtres humains s’évaporent en de simples composantes d’un système maintenu en place par la «suprématie» des autorités : la démocratie devient oligarchie. 

Mais aucune dictature ne dure; leurs mensonges finissent par les trahir.

Seule la foi en soi crée des sociétés altruistes et fécondes qui, de leurs enfants bien aimés, savent redonner lorsque leur tour vient. Ce ne sont ni les autres ni les «grands» qui font un monde meilleur : c’est l’apport de chacune et chacun, la contribution individuelle aussi modeste soit-elle, qui érige les sociétés qui durent et perdurent.

Une contribution forcée par une autorité totalitaire tourne nécessairement à vide, sans respect des principes de l’idéologie, sans réel don de soi, sans liberté ni empathie. On n’impose pas la coopération; on la propose sinon, c’est pur dictature et absolutisme. Le coopératisme ne peut pas être la terreur communiste du Mouvement Desjardins actuel.

La fragilité de cette pensée idéologique tient à la bonne connaissance de l’art d’aimer; on ne peut aimer l’autre si d’abord on n’apprend pas à bien s’aimer soi-même. C’est la base d’une vraie coopération, celle qui se bâtit d’abord par des personnes libres, autonomes et qui savent vivre heureuses, vivre d’une simplicité vertueuse et non d’une richesse somptueuse jamais suffisante.

«…la dictature travaille contre la construction personnelle de l’individu. 

Elle tente de s’y opposer, de la saboter.»

Irme Kertész, Psychologie magazine, hors-série, 

novembre — décembre 2020, p. 86

Sommes-nous le rouage d’un système où une minorité s’accapare des richesses de tout un chacun au nom d’une société plus juste à bâtir? Sommes-nous au contraire des femmes et des hommes libres sachant faire le don de soi, parce que riche de cette connaissance millénaire : charité bien ordonnée commence par soi-même, c’est-à-dire, aime ton prochain comme toi-même?

Si on n’arrive pas à saisir cette nuance, cet art d’aimer à faire naître, on abandonne la construction de son être, de son individualité. C’est alors l’autre qui nous façonne à sa volonté, à son désir, à ses vues qui ne sont pas nôtres. Ainsi meurt le coopératisme et naissent le communisme, sa «solidarité imposée», son empoisonnement de la Liberté et l’emprisonnement des âmes dans le dirigisme d’un régime fermé et pétrifié; l’immaturité de l’être est alors signée et la servilité étouffe la Liberté.

Ainsi croissent les odieuses dictatures qui font des humains de serviles rouages de la finance : la fin (l’être humain) devient alors un moyen.

«J’aimerais que l’être humain refuse de devenir une pièce d’une grande machine sans âme. 

… C’est une obligation d’être juste et vrai vis-à-vis de soi face à l’hypocrisie collective. 

C’est difficile, voire impossible…»

Irme Kertész, Psychologie magazine, hors-série, 

novembre — décembre 2020, p. 87

Genèse de la corruption du Mouvement Desjardins, 30 mai 2021

mai 30, 2021

L’on définit la corruption par l’emploi de moyens condamnables pour faire agir quelqu’un contre son devoir, notamment en le soudoyant.

La fondation des Caisses populaires par Alphonse Desjardins avait méticuleusement prévu et cadenassé ces moyens condamnables pour faire agir des personnes contre la mission coopérative de l’institution financière; Alphonse Desjardins savait bien que de tout temps, il était coutume d’acheter le silence et les services des autorités en les payant au-delà leurs responsabilités à assumer.

Ainsi, il avait prioritairement constitué trois paliers décisionnels qui exécuteraient bénévolement leurs tâches administratives : le Conseil d’administration, le Conseil de surveillance et la Commission de crédit.

Durant le long règne de Claude Béland, une première rupture au danger de corruption fut débarrée : l’abolition de la Commission de crédit. Il devenait ainsi moins gênant d’emprunter de l’argent à sa Caisse populaire. De plus, toujours durant la présidence de Maître Béland, l’instauration officielle de la «rémunération incitative» aux employés dans les Caisses vit le jour. Alors qu’une relation de très grande confiance financière s’était depuis la fondation établie entre les sociétaires de leur Caisse et le personnel de celle-ci, voici que des primes à la vente de produits vinrent empoisonner cette relation et organisaient officiellement la compétition entre les salariés de la Caisse. Le souci du bien-être des membres donnait sa place au souci d’une meilleure paye aux employés et d’une croissance artificielle des affaires.

Desjardins flirtait maintenant officiellement avec tous les tentacules d’une insidieuse corruption qui ne ferait que prendre solidement racine au sein même de l’esprit de coopération.

En 2005, sous la tutelle d’Alban D’Amours, la rémunération officielle des dirigeants, bénévoles depuis 1900, fit son entrée par la grande porte législative du gouvernement du Québec. Les dirigeants, devenus jaloux des belles primes au rendement des salariés, réclamèrent leur part du gâteau de plus en plus soutiré en «trop-perçus» sur les épargnes et les prêts aux membres. Sans trop s’en rendre compte, les sociétaires des Caisses Desjardins faisaient les frais et payaient de plus en plus cher leurs produits et services financiers, et la coopérative d’Alphonse devenait de plus en plus une source financière pour quelques privilégiés, avec un retour sur investissement (RSI) aux membres de moins en moins palpable dans leur gousset.

La corruption du système coopératif financier avait lentement et sûrement fait son œuvre malgré les précautions prises par son fondateur. Ses héritiers n’ont pu résister à la tentation…

En 2010, devant l’affront de quelques sociétaires indignés et allumés à cette contamination et ce pourrissement de l’œuvre d’Alphonse Desjardins, la présidente du Mouvement, Monique F. Leroux, instaura dans toutes les Caisses, deux règlements qui autorisaient les Conseils d’administration à exclure de façon radicale et arbitraire les membres qui tiendraient des «paroles offensantes» sur Desjardins et ses dirigeants.

Finalement, le dernier moyen de corruption de la coopération mis en place par le président actuel, Guy Cormier, fut l’abolition en 2018 – 2019 des Conseils de surveillance dans toutes les caisses, là où les membres pouvaient porter plainte.

La dégradation de l’œuvre coopérative de Dorimène et Alphonse Desjardins s’est faite en toute impunité des gouvernements du Québec et de l’Autorité des marchés financiers (AMF). 

Au Québec, pas besoin de vivre sous un régime dictatorial pour subir la répression des autorités bienveillantes et la violation de nos droits fondamentaux. Ainsi vont la justice du plus fort et leurs complaisantes dérives. 

Et le président actuel, Guy Cormier, joue au père Noël depuis son élection, en distribuant à qui en demande, 100 millions des trop-perçus sur les membres sans parler des crédits d’impôt accordés par Québec à celles et ceux qui investissent leurs capitaux dans «Capital régional et coopératif Desjardins»!

Le pourrissement de cette corruption a connu son apogée en 2018 lorsqu’un employé du Mouvement a vendu les renseignements personnels de tous les membres «et clients» du Mouvement Desjardins.

Qui a encore foi en Desjardins?

Faire rire de soi a ses limites.

La coopération se fait pour des personnes, pas pour des organisations et leurs employés et dirigeants, et une fédération de coopératives n’est pas un «Head office» de succursales et son état-major!

Hydro-Québec, Loto-Québec et …Desjardins!, 24 mai 2021

mai 24, 2021

Citoyens du Québec, nous sommes une nation qui avons su nous pourvoir d’organisations financières puissantes; celles-ci nous procurent depuis la Révolution tranquille les services sociaux essentiels, principalement à la Santé et à l’Éducation.

Les Québécois participent, bon gré mal gré, à l’édification de leur nation, à même leur facture d’électricité et leur dépendance aux jeux et loteries. Bien sûr, il y a en plus l’imposition des gouvernements municipaux, provincial et fédéral : les taxes ne manquent pas!

Mais depuis une vingtaine d’années, il y a maintenant le Mouvement Desjardins qui, de ses «trop-perçus» soutirés à ses sociétaires, participe à mieux financer les services sociaux du Québec! 

Ainsi, Desjardins contribue à l’organisation de la «Santé privée» par ses dons, commandites, subventions à la Fédération québécoise des coopératives de santé. Dans ce très complexe réseau de la Santé du Québec (RAMQ), Desjardins et ses membres sont devenus des incontournables pour le financement de la «Santé» des Québécois. Il fut cependant impossible d’obtenir les montants octroyés par les membres Desjardins à cette organisation de la Santé privée. 

La Caisse d’économie solidaire Desjardins, présidée jusqu’à tout dernièrement par M. Gérald Larose, n’était pas moins fière de publiciser ses ristournes uniquement collectives à des organisations considérées «socialement responsables» par la direction! Il est convenu qu’être membre à cette Caisse, c’est renoncer à toutes ristournes individuelles! Peut-être que le fondateur ne serait pas d’accord : imposer les membres comme des contribuables pour donner aux autres…

La transparence de la manœuvre demeure douteuse : encore ici, il fut impossible de savoir quand, à l’ouverture d’un compte de la Caisse, le nouveau membre renonçait à ses ristournes individuelles.

C’est depuis la nouvelle constitution de Claude Béland (en 1999) que l’imposition d’une solidarité sociale a pu commencer à s’orchestrer officiellement; ainsi, en 2016, le président Cormier s’est octroyé 100 millions des «trop-perçus» sur les membres pour les distribuer, comme ça, à qui en demandaient! En 2005, sous la présidence d’Alban D’Amours, les dirigeants bénévoles sont devenus grassement rémunérés : plus de 150. $/l’heure, chiffre de 2015; il fut impossible d’obtenir auprès des autorités la rémunération de 2021 : omerta absolue! 

En terminant, il faut savoir que tous les paliers de direction du Mouvement Desjardins reçoivent des primes au rendement avant la distribution des ristournes collectives et individuelles.

Desjardins, un mouvement dit «coopératif», mais de plus en plus communiste et dictatorial, où il est interdit de critiquer la direction sous menace d’exclusion. Il fut impossible d’obtenir la répartition du 445 M que le Mouvement déclare avoir retourné aux membres et à la collectivité en 2020. En 2019, cette répartition démontrait que 35 % des remises avaient été données aux collectivités, soit 136 M des 389 M de «trop-perçus» sur les membres.  

Québécois, serions-nous encore et toujours les nègre blanc d’Amérique? 

Garder notre sérénité ne doit pas endormir notre célérité; sinon, il faut parler d’abus de conscience des autorités. Les démesures et les excès doivent être dénoncés : c’est un devoir de liberté majeur à courir, au-delà de toutes menaces de bannissement ou de faire taire par les autorités bien pensantes.