La loi 21; une autre atteinte à notre humanisme, 9 juillet 2019

juillet 9, 2019

Dans la biographie qu’elle fait de Stefan Zweig (juif) (Plon, 1996), Dominique Bona s’exprime ainsi en page 73 :

« Les dix premières années du [vingtième] siècle, le monde est joyeux autour de Stefan Zweig. La paix règne depuis quarante ans et semble une institution : on la croit éternelle. …La vieille Europe semble sourire à l’homme. Un climat d’optimisme règne sur le nouveau siècle…

«Jamais je n’ai cru davantage en l’avenir que dans ce temps où nous pensions apercevoir les rougeurs d’une nouvelle aurore, écrit Zweig… C’était déjà en réalité la lueur de l’incendie qui allait embraser le monde.»

Il n’est pas facile d’établir des États de droit où les êtres humains sont égaux et peuvent dire qu’ils vivent dans un pays de liberté. Évidemment, cette égalité et cette liberté sont encadrées par des lois qui équilibrent et justifient ces sentiments d’être et leurs pratiques. Mais qui peut se placer au-dessus d’une loi-cadre telle la Charte des droits et libertés ? Il faut tous « surfer » sur cette loi de vertus, et ne pas chuter dans l’erreur de penser que certains seraient plus égaux ou plus libres que d’autres.

Et pourtant, encore en ce début du 21e siècle, nos sociétés trichent souvent envers cette charte. Alors plus rien ne va, plus rien ne tient. Une charte ! BOF ! À quoi ça sert ?

On crie au loup pour des peccadilles, pour un foulard, un crucifix, une kippa et le gouvernement s’agenouille pour assurer sa réélection.

Certains disent qu’à Rome on vit comme les Romains, mais on oublie que les Romains préparaient la paix en faisant la guerre :

« < Si vis pacem, para bellum ! > : < Si tu veux la paix, prépare la guerre !> Ah ! Ces malheureux Latins, malgré leur beau slogan, ils ont fait la guerre tous les ans pendant deux cent cinquante ans ! Aussi, on pourrait se poser la question de savoir si, dans cette direction-là, ça vaut encore la peine de continuer?

« Théodore Monod : enfants de la Terre » (2000)

Les Éditions internationales Alain Stanké, Liège Stanké ;

l’intégrale des entretiens d’Edmond Blattchen en 1992, p. 36.

 

A-t-on évolué depuis ces romains et ce vingtième siècle barbare ? Il faut en douter.

L’humanisme se définit comme suit : philosophie qui place l’Homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs (Wikipédia). L’humanisme vise ainsi l’épanouissement de l’être humain par la science et la raison ; l’évolution des civilisations et le fondement de l’égalité et de la liberté passent par la somme des connaissances acquises.

L’esprit humain doit nous sortir de notre abêtissement naturel et sa décadence.

 

« On ne peut être égal qu’en quelque chose.»

« Pilote de guerre », Antoine de St-Exupéry, Gallimard, page 223.

 

Autrefois, tous les humains étaient égaux en Dieu. Aujourd’hui, c’est en droit que nous sommes égaux.

Avec la Loi 21, si vous êtes immigrants au Québec, votre égalité de droit ne tiendra qu’à certaines conditions de soumission à une majorité qui se dit « supérieure » ! C’est là une erreur fondamentale. C’est faire la paix en préparant la guerre.

Les fondements de notre humanisme ne peuvent flirter avec ces idées où l’intolérance est maître d’œuvre d’un autoritarisme dégradant.

Qui peut sciemment réduire son prochain dans sa foi, dans sa liberté de conscience ? Si un gouvernement le permet dans un pays où la liberté d’expression et l’égalité de droit sont reconnues d’office, dans quelle nation vivons-nous ?

Le respect des êtres humains les uns pour les autres commence au plus bas de nos croyances. Sans ce respect, l’évolution stagne et nous reculons.

Rappelons-nous que ni Rome ni Paris ne se sont bâtis en un seul jour : laissons l’évolution faire son chemin. Ne la forçons pas. Souvenons-nous de notre Révolution tranquille : il semble qu’elle n’est pas terminée !

On ne gagnera rien à humilier quiconque.

La liberté de conscience est un droit individuel ; la laïcité de l’État et sa neutralité sont une reconnaissance collective. Le mariage des deux principes ne peut exiger d’interdits ni à l’un ni à l’autre. Ainsi va la séparation de l’État et des religions, sinon ce sera le capharnaüm d’une préparation à la guerre.

La charité n’est plus chrétienne, mais elle est toujours et pour tous. Sans cet amour du prochain, à quoi sert-il de saluer notre voisin ? L’amour du prochain est une décision de raisons, pas d’émotions.

On a une Charte au Québec ; respectons-la et anoblissons-la.

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L’ombudsman du Mouvement Desjardins m’envoie paître, 6 juillet 2019

juillet 6, 2019

 

Mercredi le 3 juillet 2019, j’ai reçu la confirmation de l’ombudsman du Mouvement Desjardins que je me plaignais pour rien : être exclu pour une 6e fois en 8 ans d’une Caisse Desjardins ne méritait à ses yeux aucune considération. Vous pouvez lire sa conclusion ci-dessous.

Ombudsman Desjardins, Frédéric Dussault, 26 juin 2019

Ombudsman Desjardins, Frédéric Dussault, 26 juin 2019, page 2

 

J’ai donc demandé la transmission de mes dossiers vers l’Autorité des marchés financiers; est-ce possible que cette Autorité considère davantage cette situation rocambolesque pour un membre de longue date du Mouvement Desjardins? C’est très peu probable; mon expérience avec cette autorité a toujours été celle qu’il me fallait poursuivre judiciairement parlant le Mouvement Desjardins. Une bataille «David contre Goliath»! Vous voulez rire : une armada d’avocats bien payée par les sociétaires des Caisses Desjardins contre un seul membre floué… Non merci. J’irai plus loin.

 

Ci-dessous, ma demande à l’ombudsman du Mouvement Desjardins (Frédéric Dussault) de transférer mes plaintes à l’Autorité des marchés financiers.

 

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Trois-Rivières, 5 juillet 2019

M. Frédéric Dussault, Ombudsman, Mouvement Desjardins

1 Complexe Desjardins, Montréal (Québec) H5B 1B2

 

Objet : Dossiers 1-8993641079 et 1-909-313-3557 ; transférer ces dossiers à l’Autorité des marchés financiers

Monsieur,

Je vous remercie de votre conclusion sur les dossiers ci-dessus mentionnés.

Malheureusement, celle-ci vient s’ajouter à l’analyse de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) sur le Mouvement Desjardins, laquelle a confirmé dernièrement la décadence de Desjardins au cours des dernières décennies sur le respect de sa philosophie de gestion coopérative.

J’avais demandé à Mme Mireille B. Coulombe (votre service « ombudsman du Mouvement Desjardins ») de faire preuve d’empathie envers tous les membres de la « coopérative » financière Desjardins ; je constate que rien n’a été retenu ni reconnu.

Afin de suivre le rigoureux processus de règlement des plaintes de Desjardins, je vous demande donc officiellement par cette présente lettre de transférer au complet mes deux dossiers (avec toute la documentation et l’argumentation fournies) à l’Autorité des marchés financiers, incluant cette lettre.

J’ose espérer que vous accepterez l’intervention d’un médiateur externe si l’Autorité le juge opportun ; je suis personnellement très intéressé à cette médiation, laquelle devrait exister dès qu’une Caisse projette d’exclure un sociétaire ; le radicalisme et l’arbitraire d’une telle procédure d’exclusion d’un sociétaire (inconcevable contre les actionnaires des banques à charte canadienne) sont totalement inacceptables. Ce sont là des atteintes aux droits fondamentaux des citoyens du Québec et du Canada, un abus de pouvoir flagrant des dirigeants des Caisses, lesquels n’ont pas compétence en la matière ; ils outrepassent les pouvoirs des instances reconnues en ce domaine (entre autres, la Commission des normes du travail).

Je suis désolé de lire vos conclusions lesquelles ne considèrent que l’aspect légal, permettant aux dirigeants d’accuser sans preuve des sociétaires de bonne volonté, de les condamner sans les entendre sur leur défense, et de les exécuter sans aucun respect de leur personne.

Desjardins a complètement perdu l’esprit de coopération pour ne s’en tenir qu’à la pure exploitation de ses membres ; du capitalisme à outrance par un seul objectif poursuivit : la rentabilité jusqu’à la démesure.

Desjardins ne gagnera certes rien à humilier des personnes coopératrices et de bonne volonté.

Je vais me battre jusqu’à ma dernière espérance pour que Desjardins redevienne une coopérative ou que le Mouvement déclare qu’il n’est tout simplement plus rien de l’œuvre de Dorimène et Alphonse Desjardins.

Jamais je ne trahirai mon âme de coopérateur comme certains l’ont fait au nom de l’adaptation du Mouvement au capitalisme néolibéral triomphant ou par vengeance comme cet employé qui a vendu les identités de 2,9 millions de sociétaires. Un crime effroyable ! Il faut imaginer le climat de travail interne des Caisses et du Mouvement Desjardins pour qu’un employé hautement frustré commette ce crime aussi grave et d’une bassesse innommable.

Jamais Dorimène et Alphonse Desjardins n’auraient laissé utiliser leur nom à l’actuelle débâcle de l’esprit de la coopération pour en faire une « business » d’une pure exploitation capitaliste des membres.

La désinvolture et l’insouciance avec laquelle Desjardins traite les doléances et plaintes des membres depuis plus de 25 ans face à la perte de leur identité coopérative, leurs infrastructures partout en province et contre le coopératisme dans son essence anarchiste même, donne et donnera une situation extrême grave pour la pérennité de cette œuvre magistrale des sociétaires et leurs fondateurs.

L’intérêt prioritaire des membres est à des années-lumière depuis les années 90 ; on ne fait que semblant ; on nous fait accroire ; on fait de la publicité à outrance ; on chante les louanges d’une démocratie tripotée, et l’on affiche des sourires factices laissant croire, Madame la Marquise, que tout va très bien, alors que l’institution des technocrates-rois gavés de bonis au rendement s’effondre lamentablement.

Vous déclarez « compétents » certaines gens en position de pouvoir alors qu’ils sont complètement incompétents. Et vous le savez fort bien, car ils sont incapables de prouver leurs accusations et qu’ils sont seuls juges et parties. Essayez de contredire cette seule affirmation ; vous n’y arriverez jamais.

Je vous mets au défi pour une xième fois, mais vous vous retranchez derrière votre titre d’ombudsman du Mouvement Desjardins pour bénir l’infamie d’une 6e exclusion en 8 ans sans l’ombre d’une faute à me reprocher.

Votre incompétence est flagrante ; seuls votre loi du plus fort et votre autoritarisme de service réussissent à assassiner les sociétaires vrais coopérateurs qu’on veut ainsi faire taire.

Non, jamais je ne trahirai Dorimène et Alphonse Desjardins comme certains le font officiellement depuis déjà plusieurs décennies : des valets du système capitaliste qui les enchaîne aux marchés mondiaux, leurs agences de notation internationales et leurs accords de Bâle en Suisse, laissant pour compte tous les membres bien exploités dans leur crédulité.

Je vous remercie d’exécuter ma demande de transfert des dossiers susmentionnés et de me le confirmer ; je vous prie d’accepter mes salutations distinguées.

 

François Champoux

Saint-Paulin en Mauricie et le Père Noël, 25 juin 2019

juin 25, 2019

Croyez-vous encore au Père Noël ? Je pensais qu’il s’appelait Desjardins ! Au fond, c’est du pareil au même : les fonds viennent de la même poche : celle du contribuable coopérateur : celles et ceux qui payent toujours tout.

Après l’église, c’est maintenant l’édifice de la Caisse pop que les citoyennes et citoyens de Saint-Paulin en Mauricie vont se payer tous ensemble ! La coopération et la religion font vraiment bon ménage ; c’est comme à Yamachiche : là où il y a une église, il y a une Caisse Desjardins qui se marient pour le meilleur et pour le pire aux frais des contribuables bons utilisateurs-payeurs.

Tous les Pères Noël de la terre demeurent à Saint-Paulin (ou presque…), et c’est vrai qu’ils sont très riches ; ils se font des cadeaux immobiliers à rendre jalouses toutes les paroisses environnantes, même celle de Yamachiche !

Ça se voit partout en province : les membres des Caisses Desjardins font acheter par les contribuables (c’est-à-dire, eux-mêmes) leur ancienne Caisse populaire disparue comme l’abeille dans sa ruche ! On appelle ça de la double facturation. Après nous être payé un bel immeuble pour garder en sécurité nos épargnes, voici que Desjardins trouve le moyen de le vendre à la municipalité (les quasi mêmes payeurs d’antan) et s’en lave les mains tel Ponce Pilate avec le Christ Sauveur du monde ! Le merveilleux monde de la finance et de la coopération !

Au Québec on dit :« ça couche dans le même lit » ; en France on appelle ça un « alphonse » : l’un entretient l’autre ! Un « alphonse » ! Quelle curieuse coïncidence ! Non ? De fait, l’ancien gérant de la Caisse était le président de la Fabrique de Saint-Paulin en Mauricie !

Où il y a de l’homme, il y a définitivement de l’hommerie ! Quant au petit peuple, il n’a rien à dire : et il paye innocemment : une vraie servitude volontaire (Étienne de la Boétie serait bien inspiré) !

Gare à celles et ceux qui oseraient dire « c’est assez la servitude et la manipulation » : Desjardins les exclura par ses règlements de régie interne 4.6 (saine conduite) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion), et l’Église catholique les excommuniera !

Quand on n’a pas le courage de dire « non », c’est à petit feu qu’on se saigne et se brûle, et qu’on orchestre le redoutable naufrage.

La double facturation, ça coûte cher et, insidieusement, ça tue !

Où donc se terminera l’actuelle descente aux enfers du Mouvement Desjardins ? Le président Cormier en a perdu son sourire factice !

Une institution financière se bâtit sur la confiance avec le peuple ; Dorimène et Alphonse Desjardins l’avaient bien compris et c’est pour cela qu’ils avaient misé sur un système anarchiste coopératif. Là, seul Desjardins se croit encore une coopérative, même plus une « banque » sécuritaire…

Seule la confiance que démontreront tous les membres sauvera l’institution, car la catastrophe des vols d’identité risque fort d’être un désastre innommable.

La santé et le paradis…, 22 juin 2019

juin 22, 2019

Avez-vous une bonne santé ? Alors, prenez-en bien soin, car du jour au lendemain vous pouvez la perdre et être obligé d’y consacrer toute votre énergie vitale.

Être en bonne santé vous ouvre toutes les portes à la réalisation de vos projets. Grâce à elle, le paradis terrestre vous est accessible. Tout en demeurant réaliste, la bonne santé vous permettra de vous bâtir un chez-soi harmonieux où le bonheur pourra se ressentir tout autour de vous. Si vous avez la santé, vous avez la fortune de base à faire croître vos talents et votre enthousiasme à votre propre bénéfice, mais surtout à les partager avec tout autre : êtres chers, parents, environnements, etc..

Quand la santé nous lâche, c’est notre moi qui est envahi : il faut se centrer sur lui pour vite nous guérir et sortir de cette torpeur égoïste. L’altruisme nous appelle, le monde nous attend. Celles et ceux qui savent reculer ce moi, savent alors que c’est pour tuer le mal, nier sa douleur et ainsi la banaliser pour mieux rebondir en son âme, en son soi.

Rien de mieux que la santé pour vivre et créer un monde meilleur, n’est-ce pas ? Oui, je sais : une vraie lapalissade !

Quand on a la santé, nous sommes illuminés d’idées paradisiaques. Et le paradis terrestre, c’est pour tous les vivants ; l’autre, le paradis céleste, c’est pour celles et ceux qui vivent d’espérance.

Il restera toujours quelques petits bobos à soigner ; c’est justement ça « prendre soin de soi » : les petits bobos sont des signaux à ne pas négliger : ralentir, apprendre à dire « non » pour mieux dire « oui », découvrir les vertus de la retenue épicurienne…, de l’amour de soi, pour soi, et les autres.

Avec la santé on peut devenir des « Mère Teresa », des politiciennes et politiciens au service des citoyens, des travailleurs, des docteurs, des éboueurs, des mères et des pères, etc.

Bonne santé tous les vivants et la joie de cette bonne fortune pour le paradis terrestre à tous… maintenant !

L’économie ou l’écologie? 2 juin 2019

juin 2, 2019

Lorsque Mme Rachel L. Carson, biologiste, fit paraître son célèbre livre « Printemps silencieux » en 1962, c’était pour alerter les autorités au danger sur l’environnement que représentait l’utilisation de toutes les gammes d’insecticides de par le monde. Presque 60 ans plus tard, il est facile de constater que cette experte n’a pas été écoutée ; prophétesse de malheur, elle n’allait quand même pas empêcher l’industrie globale de tous les pays de prospérer à grande vitesse vers l’état actuel de notre poussière cosmique.

Le samedi 25 mai dernier, le citoyen Larry Saint-Pierre de Shawinigan nous a donné un beau témoignage de ce silence inquiétant dans le « Carrefour des lecteurs » du journal « le Nouvelliste ». Il écrivait :

« Assis sur ma galerie, j’entendais les oiseaux chanter le matin. Assis sur la même galerie, j’entendais les grillons et je voyais les mouches à feu le soir. Ça vibrait de vie.

Maintenant, on n’entend plus rien. C’est le silence… C’est comme dans un film de fin du monde. »

Dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer (Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Seuil, 2015), les auteurs nous donnent froid dans le dos :

« En mer, la situation est… dramatique… En 2003, une étude estimait que 90 % de la biomasse des grands poissons avait disparu depuis le début de l’ère industrielle. … ces chiffres… sont aujourd’hui confirmés.

Même sort pour les oiseaux. La Nouvelle-Zélande a perdu la moitié de ses espèces d’oiseaux et en Europe, 52 % des populations d’oiseaux des champs ont disparu au cours des trois dernières décennies. Ce déclin rapide des populations d’oiseaux est accentué par la pollution aux insecticides… utilisés en agriculture. »

Plus l’humain s’étend sur la planète, plus celle-ci se détériore. Y a-t-il un avenir pour le progrès ? Ne sommes-nous pas collectivement en course vers la destruction et non l’amélioration ? Malgré notre bonne volonté, ne faisons-nous pas fausse route ?

Harvey Mead, acteur et leader de premier plan en environnement au Québec nous disait en 2017 qu’il est trop tard ; il y a tout lieu de le penser, « sauf s’il y a un effort communautaire massif » nous lance M. Mead. C’est là, notre seule chance!

Le taux de CO2 a atteint 400 ppm le 9 mai 2013 ; il est toujours en croissance et se situe à 413 ppm en fin avril 2019 (https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/index.html). S’il atteint 500 ppm ou plus, la grande masse de la surface terrestre se transformera en désert et en brousse selon James Lovelock (page 74 « Comment tout peut s’effondrer ») :

« Si de tels bouleversements se produisent, peu d’habitants parmi les milliards… devraient survivre. »

De toute évidence, nous tergiversons depuis trop longtemps ; cessons de rêver, sinon… adieu veau, vache, cochon, couvée (Jean de la Fontaine).

Conclusion de ma plainte au service aux membres contre ma 6e exclusion en 8 ans d’une Caisse Desjardins, 1er juin 2019

juin 1, 2019

Le 6 mai dernier, je recevais par courriel la conclusion du rigoureux processus de traitement d’une plainte par le service aux membres de la Fédération des caisses Desjardins du Québec.

Évidemment, tel que je l’appréhendais, ce département ne pouvait rien pour moi ; ces fonctionnaires du Mouvement Desjardins ont pour mandat d’interpréter une loi provinciale qui englue ensemble toutes les parties corporatives (Fédération unique, Caisses et leur conseil d’administration respectif lequel a tous les pouvoirs administratifs ; les membres n’ont plus aucun pouvoir depuis Claude Béland et sa constitution votée le 4 décembre 1999). Ces gens n’ont que faire de l’interprétation d’un membre qui se dit abusé, et qui plus est, n’est pas représenté par un avocat.

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous de la lettre de Mme Stéphanie Dufour, directrice, Service aux membres, Mise en œuvre de l’expérience membre et client (?) ; celle-ci n’a absolument pas considéré ma plainte et mes arguments, et conclue qu’il n’y a pas matière à se plaindre selon la loi. Elle s’est de plus trompée dans son analyse considérant les règlements 4.7 et 4.8, alors que ma plainte était en lien avec les règlements 4.6 et 4.7 ! L’erreur est humaine me dira-t-on ; justement, les erreurs des institutions créent les injustices. Chez Desjardins, les erreurs se multiplient avec les bénédictions des autorités; ne faut-il pas s’inquiéter de l’intégrité de nos institutions dites démocratiques?

Mme Dufour me dirige maintenant vers le non moins impuissant « ombudsman » du Mouvement Desjardins, afin de faire suivre à ma plainte leur rigoureux processus de traitement de celle-ci. Il y a tout lieu de prédire que ce dernier répétera sans rire, les arguments de Mme Dufour et qu’il me demandera si je fais suivre ma plainte vers l’AMF (l’Autorité des marchés financiers). Ma réponse sera « OUI ». L’AMF, à son tour, considérera ma plainte de sa hauteur en m’invitant à poursuivre le Mouvement Desjardins à l’aide d’un avocat, et fermera mon dossier sans vraiment le traiter.

Je connais ces procédures pour les avoir vécues ; cette fois-ci, j’irai plus loin…

Conclusion du service aux membres sur ma plainte contre mon exclusion radicale et arbitraire, 6 mai 2019, p. 1

Conclusion du service aux membres sur ma plainte contre mon exclusion radicale et arbitraire, 6 mai 2019, p. 2

J’ai répondu à Mme Dufour par courriel et j’ai fait suivre ce dernier (en C.C.) au bureau de l’ombudsman (a/s de Mme Louise Chaput) afin de préparer le chemin ; ci-dessous, ce courriel expédié le 31 mai 2019.

 

Courriel à Mme Stéphanie Dufour, C.C. Mme Louise Chaput, bureau de l’ombudsman du Mouvement Desjardins:

Bonjour,

Le présent courriel s’adresse à Mme Stéphanie Dufour, directrice, Service aux membres, Mise en œuvre de l’expérience membre et client (?),
Madame Dufour,
Je n’avais aucune espérance que vous traitiez avec sérieux cette importante plainte (mon exclusion radicale et arbitraire par les dirigeants de la Caisse Desjardins Domaine-du-Roy), par votre rigoureux processus de règlement des plaintes des membres; votre conclusion du 6 mai 2019 confirme mon appréhension.
Sauf erreur de ma part, vous n’avez pas traité ma plainte selon les règlements de régie interne 4.6 (saine conduite) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion) comme je l’avais demandé, mais selon 4.7 et 4.8 (votre lettre du 6 mai 2019); je ne connais pas ce règlement 4.8, et la Caisse Domaine-du-Roy n’en a jamais fait référence.
L’abus de pouvoir de Desjardins est notoire: juger de la saine conduite d’une personne en dehors de ses obligations financières envers l’institution de Dorimène et Alphonse Desjardins tient d’un travail de préfet de discipline d’un temps révolu. Desjardins n’a pas les compétences à cette fin, se place seul juge pour faire peur et faire taire ses sociétaires, et dépasse ainsi ses prérogatives institutionnelles (financières) avec la complicité du gouvernement du Québec.
Desjardins fait ainsi de l’exclusion sociale sans aucune empathie envers le citoyen ainsi traité et abusé (au Québec, les citoyens ont tous besoin d’une institution financière pour assumer leur vie économique) en plus de faire de l’exclusion radicale et arbitraire (sans aucune preuve ni fait avéré) pour soi-disant avoir tenu des propos offensants envers les dirigeants. C’est là du pur autoritarisme.
En démocratie est-il maintenant défendu de poser des questions à nos élus? Chez Desjardins c’est courir là le risque d’exclusion radicale et arbitraire si vous posez de bonnes questions.
Aucune banque canadienne n’a le pouvoir de jeter dehors un actionnaire comme le menace et le fait Desjardins envers ses sociétaires; c’est définitivement de l’abus de pouvoir soutenu par des articles d’une loi écrits par Desjardins et que bénit aveuglément le gouvernement du Québec.
Je dois maintenant suivre votre rigoureux processus de règlement des plaintes d’un membre auprès de l’ombudsman du Mouvement afin de tenter d’être sérieusement entendu et ÉCOUTÉ par une autorité qui réussira peut-être à comprendre l’abus de pouvoir des articles 4.6 et 4.7 (et non 4.7 et 4.8), qui comprendra peut-être qu’en dehors des engagements financiers entre un sociétaire et la Caisse, les dirigeants n’ont pas à juger de la saine conduite d’un sociétaire (les articles de la Loi sur les normes du travail, 81.18 à 81.20 et 123.6 à 123.16 existent à cette fin).
En terminant, je souhaite que vous sachiez mettre dans votre expérience professionnelle cette « mise en œuvre de l’expérience membre et client »; cette 6e exclusion radicale et arbitraire en 8 ans d’existence des règlements 4.6 et 4.7 (et non 4.7 et 4.8) aura été d’une pénibilité aussi difficile à vivre que la première fois, car absolument non fondée et toujours non prouvée.

Le complexe du conquis, 27 mai 2019

mai 27, 2019

Historiquement parlant, les peuples conquis ont été bafoués, réduits à vivre dans la misère. Leur dignité d’être (celle-là même qui nous vient de l’essence humaine) n’appartient dès lors qu’aux vainqueurs, qu’elle soit reconnue par la force physique ou par le génie. Le conquis devient alors le condamné, l’inférieur, l’indigne d’être reconnu de la haute race.

Cette bêtise humaine est millénaire et la loi du plus fort a des ramifications même jusque parmi les conquis eux-mêmes.

Individuellement, nous craignons toujours l’autre, car notre race humaine établit des forts et des faibles, des conquérants vainqueurs et des conquis, des supérieurs et des inférieurs. Nous sommes des animaux. Dans nos sociétés, l’établissement des hiérarchies reflète cette crainte, cette peur de voir le faible établir sa domination sur le fort ; alors le fort établit par une hiérarchie sa domination, car il a peur de perdre son statut de fort.

Jamais personne ne remet en question ce statut de fort, bien qu’il soit souvent fondé sur de la frime, des illusions, des fantasmes ; un roi, un pape, un PDG, un seigneur ou un monseigneur…, tous sont des êtres humains qui souffrent du complexe du conquis.

Ce complexe se perpétue, imposant à l’autre des interdits afin d’établir une autorité qui abaisse les vaincus et les empêche de prétendre à une puissance quelconque. Les vainqueurs s’approprient des richesses et les vaincus deviennent des pauvres sans valeur. On le vit très bien au Mouvement Desjardins ou l’esprit de la coopération a fait place à une oligarchie qui s’en met plein les poches au nom d’une pseudo-démocratie.

Comme une multitude de peuples, les Québécois souffrent du complexe du conquis ; ce complexe développe insidieusement un sentiment de guerrier, celui qui ira au front pour défendre ce qu’il croit (ou qu’on lui dit de croire) important de l’être. Ainsi, recommence les guerres pour l’établissement du plus fort et la soumission des « petits ».

Aujourd’hui, c’est à nouveau la peur de la différence de l’autre dans sa foi religieuse et notre vivre ensemble qui risque de souffrir du complexe du conquis. Une loi 21 établit une hiérarchie du plus fort, laquelle viendra imposer au conquis de la Révolution tranquille les interdits qu’elle juge dangereux au déclassement de sa puissance.

Aucune liberté n’est sans interdits ; la difficulté réside dans l’établissement des contraintes et le respect sans crainte de celles-ci. Si les religions s’effondrent, c’est qu’elles ont abusé de leur puissance au lieu de laisser chacun libre de la respecter.

Trouvons dans la retenue et le respect de l’autre notre capacité d’un vivre ensemble harmonieux ; il ne sert strictement à rien d’interdire à l’autre d’exister comme bon lui semble. Sans cette trouvaille dans la retenue et le respect, nous risquons encore ces guéguerres meurtrières et inutiles, fruit du complexe du conquis.

Par la retenue et le respect, plaçons-nous au-dessus de la bêtise du complexe du conquis.

Citoyens, élire une personne n’est pas notre seul devoir, 27 avril 2019

avril 27, 2019

Dans notre monde dit démocratique, nous montons en épingle l’élection de personnes à la direction d’une ville ou d’un village, d’une province ou d’un pays. Nous considérons ce privilège d’installer sur le trône du pouvoir de gouverner comme un devoir de la démocratie. Erreur !

Remettre les rennes d’une direction démocratique entre les mains d’une personne digne de confiance de ce mandat ne nous décharge pas de notre devoir et de notre rôle de surveillant des principes démocratiques ; on oublie trop souvent que la démocratie est la gouvernance du peuple par le peuple. Pourquoi faudrait-il se taire, arrêter de dire NON à l’abus de confiance ou l’abus de pouvoir durant un mandat attribué à une personne ?

La démocratie n’est pas le paradis des gouvernements où tout doit se passer dans l’harmonie doucereuse et sans désaccord. La démocratie, c’est le débat en permanence et surtout pas seulement un mois avant le jour « J ».

Croire qu’une saine démocratie n’admet aucune contrariété et où l’ambiance est celle d’un soir de fête, c’est vivre dans ces pays où l’autoritarisme flirte avec l’uniformité du totalitarisme bienheureux, et où les sourires factices des dirigeants violents et tout-puissants font croire que tout va très bien chez nous.

Les vrais démocrates élus savent que s’installer aux postes de direction, c’est être au service des gens, c’est être prêt à écouter ce peuple exigeant et être capable de dire OUI ou NON à ses attentes. C’est juger en collectivité de la recevabilité des projets de société et établir les étapes à leur réalisation. Là est leur mandat de savoir pondérer les ardeurs, et là est l’actualisation de leurs qualités personnelles à la gestion des affaires de la cité.

Le devoir des élus est aussi celui du peuple de vérifier régulièrement l’évolution adéquate des réponses à l’édification d’une cité où il fait bon vivre. Ces devoirs ne peuvent se faire qu’une fois tous les 4 ans ; c’est au quotidien que nous vivons toutes et tous en démocratie : de même pour la cité.

Depuis des décennies, la démocratie est empoisonnée et corrompue de stratégies électorales : sondages, publicités, promesses, financement…, alors que les qualités humaines démocrates des candidates et candidats sont habillées de toutes couleurs aveuglantes, laissant les travers de la personne imparfaite bien cachés. C’est souvent ainsi qu’on se réveille au lendemain d’une élection avec des candidats élus aux mains liées, sans être de vrais démocrates dans l’âme. Ces personnes ont alors des intentions fermes de mettre en place leurs seules visions ; elles n’ont plus aucun intérêt ni réelle écoute pour les attentes du peuple asservi, lequel lui a donné, croient-elles, tous les pouvoirs.

Nous pensons tous que c’est là la démocratie et son devoir. Croire à ça, c’est abdiquer notre vrai devoir de démocratie : débattre en permanence et en tout respect de chacun, car l’erreur est humaine et…qui ne dit mot consent.

L’autre, toujours différent de soi, 24 avril 2019

avril 24, 2019

Il est important d’exprimer une opinion et de la soutenir avec une argumentation logique : ce n’est cependant pas une mince affaire : c’est même se placer la tête sur le billot de la guillotine et ainsi risquer l’ostracisme ! Pire : oser critiquer, même en toute logique, même dans nos pays démocratiques, c’est risquer sa vie !

Un citoyen rapportait le mardi 23 avril dernier qu’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne avait statué le 14 mars 2017 qu’il n’était pas discriminatoire (envers les religions ou sur les convictions) d’interdire le port visible de tout signe politique, philosophique (!) ou religieux sur le lieu de travail. Et vlan ! Voici qu’apparaît maintenant l’interdit philosophique !

Tout va de mal en pis, madame la Marquise ! Où cela va-t-il s’arrêter ?

L’autre jour, nous parlions de la hiérarchie des droits et libertés de la personne au Québec à la suite de ce projet de loi 21 qui veut imposer aux enseignantes (et enseignants) une interdiction de porter un signe religieux lors de leur prestation de service devant les enfants. Sous peine d’exclusion (comprendre sous peine de perdre leur emploi), ces enseignantes (et enseignants) se verraient obliger d’enlever leur signe dit « religieux » !

Une amie me disait, sans me préciser le « comment », que ce projet de loi n’allait pas assez loin ! Elle me précisait que dans les pays musulmans on emprisonnait celles qui refusaient de porter le voile ! Est-ce jusque là qu’elle souhaitait qu’aille la loi 21 ? Emprisonner celles (et ceux) qui refusaient d’obtempérer à la loi.

Je viens d’être exclu pour une 6e fois en 8 ans par une Caisse Desjardins. Selon le « tribunal » Desjardins, je n’ai pas eu une saine conduite en critiquant ou en remettant en question des politiques administratives plus que douteuses quant à l’esprit de coopération et démocratique pour l’entreprise de Dorimène et Alphonse Desjardins.

J’écoutais par hasard l’émission « Aujourd’hui l’Histoire » le mardi 23 avril dernier : durant la guerre 39 – 45, de jeunes Allemands (Hans et Sophie Scholl, entre autres) ont payé de leur vie pour avoir distribué des tracts contre le régime nazisme.

Avons-nous peur à ce point des religieux ? Que craignons-nous dans la différence de l’autre ? Quelle dangerosité faut-il exclure chez l’autre dans son port de signes religieux ou dans l’expression de sa conscience ou de ses convictions politiques ?

Y aura-t-il un code vestimentaire pour une enseignante (un enseignant) ? Pour une infirmière (un infirmier) ? Une médecin (un médecin) ?

Une hiérarchie a pour fin d’imposer ses lois. Mais ne risquons-nous pas des coercitions abusives ? Si une oligarchie au pouvoir décide, qui pourra l’arrêter ?

Ordonnera-t-on aux femmes et aux hommes de passer chaque matin devant l’autorité et son détecteur de signes religieux, pour assurer aux chastes yeux et chastes oreilles la saine neutralité de l’État? Vivra-t-on sous un régime de dénonciation ?

Les arguments philosophiques pour soutenir une opinion doivent être universels ; ceux qui viennent d’un autre pays ou d’un autre continent peuvent être invoqués, certes, mais ils seront d’un faible poids s’ils ne sont que le propre de ces contrées. Exacerber la haine de l’autre, toujours différent de soi, mène qu’au pire malheur ici-bas : la guerre !

Notre pays est celui de la Liberté, celui de la non-discrimination, celui de l’inclusion. Évidemment, il y a des limites ; celles-ci sont en lien avec le respect de l’autre, en fonction de ne pas l’empêcher de vivre, afin que tous participent à l’édification de la société et assurent sa subsistance. Il ne peut pas exister qu’une seule façon d’être et de vivre. Sommes-nous des agents de paix ou de guerre ?

Efforçons-nous donc au respect de l’autre par une saine retenue. Imposer des lois ne sert pas toujours la paix ; seule la tolérance envers l’autre, toujours différent de soi, nous servira au mieux. Imposer des lois exige une police pour la faire respecter : plus il y a une imposition de lois, plus il y a coercition policière, et moins il y a de Liberté. Il faut trouver la juste mesure ; celle de la loi 21 la dépasse.

Cessons de nous exaspérer ; ainsi nous continuerons d’évoluer dans cette paix toujours fragile et difficile à maintenir. La différence doit être vue comme une richesse : et les richesses aident habituellement à mieux vivre.

« C’est dans le regard des autres qu’on est beau. » Albert Jacquard…

« La seule existence d’une extraordinaire variété de langues très dissemblables… est en soi un indice… un modèle de l’irréductible diversité de l’expression humaine… ; et le fossé — témoin des différences de perception et de façon d’agir — est parfois extrêmement large. »

« Le bois tordu de l’humanité ; Romantisme, nationalisme, totalitarisme »,

Isaiah Berlin, Bibliothèque Albin Michel, p. 71

Il y a des moments de folie comme il y a des moments de génie ; à nous d’éviter par le respect et la retenue les premiers, et de multiplier les seconds… par le respect et la retenue !

Notre-Dame de Paris en enfer, 16 avril 2019

avril 17, 2019

Après avoir visité moult églises et cathédrales de par le monde, je me suis toujours demandé si les peuples reconstruiraient ces grandes architectures dédiées à la gloire d’un Dieu invisible, céleste et indépendant.

Un jour, j’ai découvert la Sagrada Familia de Barcelone pour laquelle j’ai dû payer un bon prix juste pour entrer faire ma petite prière, et pour bien sûr, admirer ce joyaux du célèbre Antonio Gaudi

Pour la xième fois de ma vie, je réalisais que la foi n’était qu’une autre forme d’exploitation du système capitaliste bien marié à la construction de ces temples au service d’un autre dieu tout-puissant : l’argent !

Il faut bien le reconnaître et le dire : c’est toujours les peuples qui payent l’érection de toutes les cathédrales de la terre. L’argent ne pousse pas dans les arbres, et seuls les milliardaires se payent des châteaux aux richesses immodérées que l’on veut voir.

Quand je reviens à Cap-de-la-Madeleine admirer nos œuvres chrétiennes et immodestes, je me dis qu’au moins, ici, dans ma petite ville, on n’a plus besoin de payer pour ces immensités glorieuses et vides. Erreur ! Bien qu’une vaste majorité des églises tombent en décrépitude et s’effondent, l’Église catholique se lance ici aussi plus que jamais à la conquête des peuples crédules sous ce prétexte du tourisme religieux comme à Barcelone ! La recette semble éprouvée et très lucrative.

Ainsi, à Trois-Rivières, une part de mes impôts fonciers serviront pour 20 ans à bâtir ce « patrimoine catholique » de la basilique du Cap, actuellement à la frontière de la désuétude. On appelle ça « Faire virer l’économie. ». « Quand la construction va, tout va ! » chanterait Obélix… C’est là la vieille prière des milliardaires.

Le maître-prédicateur du sanctuaire et de la basilique Notre-Dame-du-Cap profite de l’incendie de Notre-Dame de Paris pour récupérer cette épreuve de foi en un Dieu miséricordieux qui aime ses enfants ; le journal « Le Nouvelliste » a couru auprès de monseigneur Pierre-Olivier Tremblay pour recevoir son bienveillant message à transmettre au peuple éprouvé et témoin de la catastrophe de Paris.

Reconstruirions-nous de telles inutilités en 2019 ? Évidemment ! Nul n’a le monopole des futilités à bâtir : les milliardaires ne se comptent peut-être qu’en quelques centaines sur la terre, mais leurs vanités et leurs fantaisies, elles, nous écrasent partout sur la planète.

Tant que nous nous laisserons charmer et endoctriner par tous les « preachers » qui nous vendent leurs énormes babioles par leurs balivernes de tout acabit, les peuples resteront dans leur misère à prier pour espérer devenir, eux aussi, millionnaires comme tous ces missionnaires et leurs ruses financières bien montées et bien comptées.

Grand bien leur soit. Mais qui sait cependant si les hasards de la vie et leurs beaux paradis sur terre ne les mèneront pas tout droit dans les « feux »…de l’enfer !

Incendie de Notre-Dame de Paris et Mgr Pierre-Olivier Tremblay, 16 avril 2019