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J’enrage de cette société 12/02/2014

février 13, 2014

J’enrage de cette société

Fait divers hier à Trois-Rivières: deux jeunes en tuent trois autres à la toute veille de ce qu’on appelle ici en Amérique du Nord, « la fête de l’amour ». Belle ville Trois-Rivières, belle société que la nôtre…

J’enrage de cette société qui saute de plaisir sans joie et sans amour

J’enrage de cette société qui n’a de sens que dans cette performance financière sans humanité

J’enrage de ma société qui n’apprend plus à aimer que dans la tuyauterie sexuelle

J’enrage de ma société qui n’a plus le temps que pour l’image et le paraître

J’enrage de ma société qui encense le mensonge, l’intimidation et la corruption

J’enrage de ma société qui drogue sa jeunesse et se drogue de n’importe quoi, n’importe quoi!

J’enrage de ma société qui n’en a que pour le béton, le ciment, et plus rien pour les sentiments

J’enrage de ma société qui sait tout sans rien savoir du mystère de la vie, de la mort et encore moins de celui de l’amour

J’enrage de ma société des vedettes qu’on adule pour leur talent et non pour leur être, qui n’ont de culte que pour leur nombril et rien, vraiment peu, pour leur public

J’enrage de ma société vide, sans âme et sans coeur où les premiers sont tristement les derniers

J’enrage de moi de ne pas avoir assez osé dire "non" à la bêtise

J’enrage de moi qui n’ose châtier celles et ceux qui le méritent bien

Puis-je aimer mieux? Il le faut

Quelle plaie ce monde sans joie, sans paix, ce monde enragé, ce monde de paons, ce monde de peur

Quelle plaie ce monde virtuel où plus rien de vrai et de réel ne se passe entre elle et lui

"J’ai de la peine pour mon village" disait M. Serge Carbonneau parlant de Yamachiche et ses citoyens floués par Desjardins et l’Église catholique en 2004

Oui, j’ai mal à ma ville aujourd’hui: Trois-Rivières est dans un bain de sang de jeunes innocents, tués par des innocents tout aussi jeunes et dévoyés de leur vraie raison de vivre: s’aimer

Oui, nous nous relèverons, mais nous pleurerons longtemps.

J’enrage de ma société; j’enrage de moi.

Chanceux encore pour 2014. 4/01/2014

janvier 4, 2014

J’écrivais dernièrement à deux de mes conseillers municipaux afin d’échanger avec eux sur le prochain sujet de débat ici à Trois-Rivières: la fluoration ou non de l’eau potable de toute la ville.

L’un d’eux se disait sans ambages "POUR" cette solution, car soutenait-il, elle favorise la bonne santé bucco-dentaire des gens de son district qui souffrent particulièrement de la pauvreté et qui ne peuvent se payer le dentiste à cette fin. L’autre, la conseillère de mon district, se disait en réflexion et devait consulter les gens de son quartier avant de voter "pour" ou "contre" la fluoration.

Les conseillers municipaux venaient de recevoir, quelques jours auparavant, toute l’information nécessaire pour favoriser leur décision: certains étaient totalement "pour", d’autres totalement "contre", et certains réservaient encore leur décision à trancher.

Nonobstant ce sujet à débattre et les choix de chacun sur celui-ci, il m’est revenu à l’esprit la chance que j’avais d’être bien indépendant de cette question de ma santé bucco-dentaire: oui, j’ai des dents en santé, oui, j’en prends soin quotidiennement, oui, je vais chez le dentiste annuellement recevoir des soins dispendieux de sa part et ceux de ses hygiénistes dentaires, et oui, je goûte facilement à tous les aliments que mes revenus financiers me permettent d’ingurgiter à satiété tous les jours depuis toujours! Quelle chance, n’est-ce pas?

La chance que j’ai de pouvoir gagner ma vie, mes soins bucco-dentaires chez le dentiste, ma nourriture quotidienne et ses extras bien appréciés, mes beaux vêtements chauds pour cette "maudite hiver" qui me la font apprécier quand même, et mes autres vêtements mignons pour l’été qui me font jouir des chauds rayons solaires, ma belle voiture quasiment luxueuse qui m’amène partout où je veux me réjouir de vivre, et cette belle résidence qui me rappelle que d’autres, moins chanceux que moi, vivent dans la crasse de la pauvreté la plus abjecte en ce plus beau pays du monde.

Nous venons à peine d’entreprendre une nouvelle année, et encore et toujours la pauvreté vient me gifler en pleine face; un itinérant se fait sermonner par un policier qui doit agir pour faire respecter la paix entre tous sur ce territoire où les gens sont choyés de vivre: le Québec du Canada en Amérique du Nord.

Ce n’est donc pas vrai que le Canada est le plus beau pays du monde. Les gens pauvres n’ont pas de maison où se réfugier quand il fait un froid sibérien de moins 30 degrés Celsius! Les gens pauvres ont des dents qui les font souffrir, une dentition avec laquelle ils ne peuvent pas apprécier les aliments qu’ils voudraient s’acheter, des vêtements troués qu’ils portent toute l’année pour se protéger du froid par la crasse accumulée sur leur corps et leur vêtement d’été (au singulier).

Ah! la justice qu’il faut faire, nous disait le philosophe Alain; en 2014, elle reste encore à réaliser, car la pauvreté est toujours très vivante à côté de chez nous. Est-ce que la fluoration de l’eau la règlera? Certainement pas. Ça va prendre d’autres choses que ça. Ça va prendre une volonté politique que nous devrions appeler "VRAIE": Volonté Réaliste à Abbattre l’Indigence Endémique". VRAIE, que nous allons en 2014 réduire notablement les écarts entre les riches et les pauvres, VRAIE que nous allons, au-delà de toutes préoccupations électorales et de marketing, faire en sorte que plus de justice sociale et que moins de pauvreté financière seront constatées au début de l’an 2015, et VRAIE que ce constat sera aussi fait en 2016 par rapport à 2015, et ainsi de suite…

Je vous souhaite donc pour 2014, la chance encore, celle que j’ai eue depuis ma tendre enfance et qui m’a été donnée gratuitement…: SANTÉ, la richesse première de toutes les autres.

Transférons l’épargne dans de VRAIES Caisses populaires, et freinons ainsi l’oligarchie DESJARDINS 29/12/2013

décembre 29, 2013

Transférons l’épargne dans de VRAIES Caisses populaires,

et freinons ainsi l’oligarchie DESJARDINS

Depuis environ 25 ans, les Caisses Desjardins sont de plus en plus dirigées comme si elles étaient des succursales bancaires dont un "head office" à Lévis-Montréal commandait l’ensemble du réseau dit coopératif.

De fait, ce qu’on appelle depuis ces nombreuses années le Mouvement Desjardins est devenu dans l’inconscient collectif une mégaCaisse dont la direction est assumée par un président qui siège au 40e étage du complexe Desjardins à Montréal et qui ordonne de haut ce que doivent penser les sociétaires de leur institution locale dite "coopérative".

Avec ce programme de fusions des Caisses populaires rurales et de quartiers mis de l’avant dans les années 90, on voit aujourd’hui disparaître les centres de services qui étaient autrefois de VRAIES Caisses populaires; le réseau d’antan s’effrite exactement comme désiré par les agences de notation américaines et européennes, et les membres perdent tout simplement ce qu’ils avaient bâti à bout de bras en qualité de service et en proximité communale.

Sous toutes sortes de prétextes, le "head office" de Lévis-Montréal ordonne aux directions locales maintenant rémunérées (depuis 2005) de fermer des locaux dits non rentables et d’en ouvrir là où la visibilité augmentera comme par enchantement la qualité des services aux membres.

Devant ces constats et ces décisions irrémédiables et souvent insensées, les membres se sentent désarmés pour empêcher les dirigeants payés par DESJARDINS d’exécuter les yeux fermés ces coupes sans retenues sur la qualité des services aux membres.

Bien que DESJARDINS NOUS APPARTIENNE, les sociétaires n’ont aucun moyen de garder leur héritage et leur infrastructure fonctionnels si le président a décidé que c’était terminé.

Toutefois, comme vous le savez toutes et tous, «  le nerf de la guerre, c’est l’argent »  pour utiliser l’expression éculée : autant pour les banques que pour les Caisses Desjardins, l’obtention des fonds monétaires au plus bas coût possible demeure « le nerf de la guerre » pour ces entreprises financières.

C’est d’ailleurs pour cela que les agences de notations sont prisées autant par Desjardins que les financiers de ce monde afin d’obtenir les meilleures cotes possibles et ainsi débourser le taux d’intérêt le plus bas lors des emprunts chez les pourvoyeurs de fonds, afin de financer par la suite les projets des individus ou entreprises privées. Là se jouent les marges bénéficiaires très payantes pour grossir les « profits » (les trop-perçus des Caisses "coopératives"  Desjardins).

C’est avec ces gros profits que les gestionnaires se payent de mirifiques salaires et des commissions indécentes, et qu’ils versent des dividendes aux actionnaires (sociétaires chez Desjardins), enfin, ce qu’ils veulent bien nous rendre… de nos "trop donnés"!

Mais quoi de moins dispendieux pour les entreprises financières (banques et Caisses Desjardins) que d’obtenir les fonds nécessaires pour des prêts à la consommation ou autres, auprès des individus? Les capitaux qui traînent dans les comptes courants afin d’assurer l’émission des chèques personnels et les sommes épargnées dans des Épargnes à terme (Ordinaires ou RÉER) (communément appelé CPG: certificat de placement garanti) sont, après les fonds propres de l’institution, ce qu’il y a de moins dispendieux sur le marché.

Et puisque nous sommes DESJARDINS, et que nous voulons que nos épargnes servent la communauté et la coopérative " DESJARDINS QUI NOUS APPARTIENT ", je vous suggérais qu’à l’échéance d’une Épargne à terme dans une Méga-Caisse Desjardins comme celle de Godefroy, Trois-Rivières, l’Ouest de la Mauricie ou d’autres (ou d’un CPG dans une banque), je vous suggérais dis-je de transférer ces sommes d’argent dans une VRAIE Caisse populaire Desjardins (celles qui ont toujours refusé d’être fusionnée).

Ainsi, vous pourriez freiner l’esprit oligarchique qui s’est graduellement et tranquillement développé dans tout Le Mouvement Desjardins au détriment des gestions rurales et de quartiers à travers le Québec en entier: la démocratie coopérative agonise au sein même de ces institutions qui se déclarent coopératives et entreprises financières démocratiques; ce qui, de fait, n’est pratiquement plus vrai du tout.

À cette fin, je viens de vérifier la faisabilité d’ouvrir à distance un compte ÉOP dans une VRAIE Caisse populaire Desjardins (une Caisse qui n’a jamais été fusionnée avec une autre) : bonne nouvelle, c’est faisable!

Par Internet, il suffit d’aller sur

-) Desjardins.com (Acces D),

-) aller sur «  services aux particuliers »,

-) cliquer sur «  compte ÉOP »

-) cliquer sur « obtenir ce produit »

-) choisissez « en ligne » ou «  par téléphone » (à votre goût)

-) crocheter « Ouvrir un compte »

-) cliquer sur « Poursuivre votre demande » (rectangle bleu un peu plus bas)

-) et compléter les informations

Je vous joins les informations de trois Caisses populaires Desjardins dont je sais qu’elles sont encore de vraies Caisses populaires Desjardins non fusionnées et qui seront heureuses de recevoir vos épargnes; si vous en connaissez d’autres, s’il vous plaît veuillez m’en faire part: je projette d’informer tout un chacun des Québécois sur cette avenue possible pour mieux nous faire écouter de Desjardins lorsque nécessaire…, car quand l’argent épargné des sociétaires sort de la Caisse, c’est directement une perte assurée de revenu pour la mégaCaisse.

"Notez bien cependant que si la Caisse où vous voulez ouvrir un compte ÉOP (pour expédier vos dépôts) est trop éloignée de chez vous, vous pourrez demander de compléter les documents d’identification dans une Caisse Desjardins plus près de chez vous. La Caisse éloignée mandatera alors la Caisse plus près de chez vous à cette fin, et vous devrez prendre rendez-vous à la suite de ce mandat avec la Caisse plus près de chez vous.

 Notez aussi que c’est le Conseil d’administration de la Caisse éloignée qui a le dernier mot pour accepter ou non votre candidature comme membre « auxiliaire »: même si votre identification est complétée dans une Caisse mandatée et que vous avez déboursé votre 5.00 $ de capital social, le conseil d’administration de la Caisse éloignée devra officiellement vous accepter comme membre « auxiliaire », et ce, par un retour de documents à votre adresse municipale (poste royale du Canada).

 Il faut finalement noter que cette procédure est possible seulement selon le bon vouloir de chacune des Caisses éloignées."

P-S: J’ai demandé à Desjardins le 21 janvier 2014 de confirmer par écrit les trois paragraphes ci-dessus en italiques et caractères gras; dès que je recevrai leur réponse, je confirmerai la date de celle-ci.

Voici cette première liste de VRAIES Caisses populaires Desjardins:

  1. Caisse populaire Desjardins de St-Léon-le-Grand: numéro d’identification province = 815; numéro d’identification transit de la Caisse = 10161.
  2. Caisse populaire Desjardins de Maskinongé: numéro d’identification province = 815; numéro d’identification transit de la Caisse = 10035.
  3. Caisse populaire Desjardins de St-Alexis des Monts; numéro d’identification province = 815; numéro d’identification transit de la Caisse = 10070
  4.  S’il vous plaît, trouvez-moi d’autres Vraies Caisses populaires Desjardins      

 Le transfert dans une autre Caisse ne devrait pas vous coûter un sou sauf votre 5.00 $ en capital social pour l’ouverture de votre compte; vous y gagnerez en garantie des sommes assurées par l’assurance dépôt du Québec (maximum 100,000. $ par individu, par Caisse), et les taux d’intérêt sont maintenant identiques d’une Caisse à l’autre.

N’oubliez pas de m’informer du nom des Caisses qui sont toujours de VRAIES Caisses populaires Desjardins dans votre région québécoise; la Fédération a refusé de me fournir cette liste!

L’illusion de l’harmonie 20/11/2013

novembre 20, 2013

L’illusion de l’harmonie

Qui a dit que c’est dans l’harmonie que le meilleur des mondes se bâtit? Qui a la prétention d’imposer l’harmonie et d’appeler ça de la démocratie? Qui peut logiquement penser que les femmes et les hommes vont désormais s’aimer et se plaire dans une belle chorégraphie psychologique, philosophique, économique et politique? Qui a dit qu’il fallait maintenant applaudir, toujours applaudir ce que nos élus et dirigeants vont nous imposer, bon gré mal gré, et ce, que pour le meilleur et jamais pour le pire?

Devons-nous maintenant, citoyens et élus, fermer nos yeux, nos oreilles et notre jugement  parce que certains prêchent l’"harmonie" dans leur vocabulaire de personnes au service de la communauté?

L’harmonie ne vient jamais seule ou par magie; elle exige des efforts constants de cohésion entre les protagonistes en situation de pouvoir, de direction des troupes ou de simples liens et lieux de vie commune. L’harmonie est tellement exigeante de la part de toutes et tous que sa réalisation n’est le fruit qu’un travail acharné et quotidien, demandant courage et humilité; sans cette rigueur à la tâche, l’harmonie n’est qu’une illusion.

Je crois me souvenir que c’était l’harmonie avant la tempête à la ville de Laval avec le bon maire aujourd’hui accusé de gangstérisme. Dans l’ex-URSS, l’harmonie régnait ainsi qu’en Iraq, à Haïti et combien d’autres beaux systèmes politiques avec leurs dictateurs et autocrates bien en selle par leur majorité écrasante. On a souvent parlé de "Républiques démocratiques" qui étaient plutôt des régimes totalitaires qui ne permettaient que les applaudissements du peuple et jamais aucune critique.

Je pense aussi à ce beau Mouvement "Coopératif" Desjardins qui impose par règlements de régie interne, la "saine conduite" de ses membres (règlement 4.6) sous menace de "réprimande, suspension et exclusion" (règlement 4.7); et nous lisons dans la mission de Desjardins qu’elle priorise des valeurs de démocratie et d’altruisme!

Qu’une coopérative financière pratique, au seul jugement de ses dirigeants, l’exclusion sociale de personnes membres en besoin de services d’épargne et de crédit dans notre société québécoise, n’est-ce pas là une dichotomie inqualifiable de ce qu’ils osent appeler l’"harmonie" dans la démocratie?

Docilité et servitude: Étienne de la Boétie en aurait long à nous rappeler. Docilité et asservissement, voilà ce qu’attendent nos dirigeants élus de la part des citoyens, et qui déclarent déjà la réussite de l’harmonie politique après seulement une première réunion du conseil municipal… sans aucun débat de fond! Ça, c’est ce qu’on peut appeler "l’illusion de l’harmonie", n’est-ce pas?

L’éditorialiste du journal trifluvien "Le Nouvelliste" écrivait cette naïve constatation ce mercredi 20 novembre 2013. Parlant d’une candidate défaite à la mairie qui préconisait le retour de l’harmonie autour de la table du conseil municipal, le journaliste déclare ceci:

" Malgré sa défaite,[elle] aura néanmoins vu l’un des éléments de son programme électoral se réaliser: la fin de la chicane et le retour de l’harmonie à l’Hotel de ville."

Comment peut-on écrire un tel jugement et être un éditorialiste d’un journal régional… sérieux? Comment peut-on penser (et croire) que l’harmonie est maintenant chose faite et réalisée à jamais après seulement une petite et première rencontre sans réel sujet de débat?

Lisons:

"Selon l’anthropologue Laura Nader de l’université de Berkeley, la plupart des systèmes oppressifs … utilisent l’idéologie de l’harmonie comme mécanisme de contrôle social. …la tyrannie de l’harmonie s’inscrit dans une attaque concertée contre la démocratie."

"La psychologie positive propose aux grandes entreprises des techniques efficaces de coercition par la persuasion. Semblables aux méthodes appliquées par bon nombre de sectes religieuses, elles ont pour but de fondre les employés dans un grand tout «heureux». Afin d’ébranler le sentiment d’identité des salariés, et d’inciter ceux-ci à la docilité, les dirigeants des grandes entreprises encouragent aussi bien les attaques personnelles et le harcèlement psychologique que les effusions d’éloges. Pour pousser un travailleur à se conformer au moule, ils incitent volontiers ses pairs à faire pression sur lui. Affirmation de soi et esprit critique sont condamnés en tant qu’attitudes négatives, et on n’hésite pas à manipuler et à contrôler l’ensemble du milieu social d’un employé pour stabiliser son comportement une fois celui-ci jugé adéquat."

" La psychologie positive véhicule une idéologie qui a quelque chose de sombre et d’insidieux. Elle condamne ceux qui critiquent la société, … les  dissidents, les individualistes, parce qu’ils refusent de capituler, de se joindre au beuglement d’un troupeau soumis à la culture d’entreprise. Elle étouffe la créativité et l’autonomie morale, et cherche à engoncer l’individu dans le carcan de la docilité collective. Le principal enseignement de ce courant, qui s’inscrit dans l’idéologie de l’État-entreprise, veut que l’épanouissement passe par un conformisme social absolu, digne des systèmes totalitaires. Sa fausse promesse d’harmonie et de bonheur ne fait qu’exacerber l’anxiété et le sentiment d’impuissance des individus. En découlent une aliénation et une obligation constante de faire preuve d’enthousiasme et d’entrain qui minent l’authenticité des relations. … Aux pays de la pensée positive, il n’y a aucune injustice flagrante, aucun abus d’autorité, aucun système économique ou politique à contester, bref, il n’y a aucune raison de se plaindre. Ici, tout le monde est heureux."

"Les cultures qui ne savent plus distinguer l’illusion de la réalité meurent. De l’Empire romain d’occident à l’Empire austro-hongrois, en passant par l’Empire aztèque et la monarchie française, les empires, au moment de rendre leur dernier souffle, sont invariablement gouvernés par des élites ayant perdu le contact avec la réalité. Aveuglées par leurs fantasmes d’omnipotence, celles-ci provoquent la ruine de leurs civilisations."

("L’empire de l’illusion; la mort de la culture et le triomphe du spectacle", Chris Hedges, éditions Futur proche, page 169, 176, 180 et 184.)

Lisons encore:

"(…) la démocratie est (…) l’organisation de la diversité. Elle suppose et nécessite des points de vue différents, des idées qui s’affrontent. Ce n’est pas seulement la diversité, c’est la conflictualité. Mais la grande différence avec les conflits physiques – qui se terminent par des destructions et des morts – c’est que la démocratie est un mode de régulation du conflit à travers des joutes oratoires, parlementaires ou autres, avec un certain nombre de règles auxquelles elle doit obéir.

Sur ce plan (…), nous retrouvons ce problème de la valeur de la diversité (…) des êtres vivants. Et à ces problèmes fondamentaux, je réponds par la nécessité d’une circulation entre les connaissances (…) [par] ce qu’on appelle la culture. (…) il s’agit d’intégrer dans votre vie et dans votre pensée des idées ou connaissances sur l’homme, la nature et la société (…). Je pense que faire œuvre de culture, c’est donner au citoyen la capacité de briser, de transgresser les frontières et les compartiments de plus en plus clos entre les différents domaines du savoir. "

(Cyrulnik, B., & Morin, E., (2000). Dialogue sur la nature humaine. Éditions de

l’Aube, Intervention.

Que nos responsables politiques démocrates sachent bien composer une vraie harmonie pour le meilleur de notre société et surtout pas une illusion de bonheur angélique et crédule à nos frais et taxes. Et bravo et merci pour votre réussite anticipée; mais n’allez pas imaginer celle-ci réalisée parce que vous vous êtes distribué de belles responsabilités bien rémunérées.

À l’oeuvre maintenant et à tous les jours. La réalisation de l’harmonie sociale et politique exige une préoccupation sans relâche; et c’est difficile.

Lettre aux citoyens de Bécancour sociétaires de la Caisse Godefroy 9/10/2013

octobre 9, 2013

Félicitations à tous!

Je viens de prendre connaissance dans le journal « Le Nouvelliste » des actions mises de l’avant par le comité de sauvegarde afin de sauver les services aux membres des localités de Précieux-Sang, Bécancour et Ste-Angèle-de-Laval. Je vous en félicite.
Quand je lis ce qui se passe à Ste-Eulalie, il faut tous se demander si les citoyens du Québec ont encore besoin d’une institution financière coopérative dite démocratique dans leur milieu de vie, d’une Caisse Desjardins, d’une Caisse populaire Desjardins?
Est-ce une institution coopérative DÉMOCRATIQUE ou OLIGARCHIQUE? N’est-ce pas seulement un petit groupe d’individus (qui n’est pas élu de façon vraiment démocratique) qui décide pour toute la population d’une communauté?
Quand moins de 1% des membres se présentent à l’assemblée générale annuelle, bien libres sont ces oligarchies pour faire passer ce qu’ils veulent comme ils ont tenté de le faire à Ste-Angèle-de-Laval à deux repris en 2013.
Les fusions de Caisses ont clairement été planifiées par Claude Béland partout en province pour diluer le pouvoir (le vrai pouvoir) des gens (ruraux, semi-ruraux et de quartiers) sur leur coopérative financière. Et puisqu’aujourd’hui, plus que jamais, le pouvoir est celui de la finance sur les populations, c’est l’argent, le capital financier et sa fructification au seul bénéfice de l’Organisation et son bilan financier qui décident sur les préoccupations individuelles des gens. Il nous faut tenter de renverser cette philosophie communiste qui priorise l’organisation au lieu de la personne humaine: le Mouvement avant la personne.
La Loi sur les coopératives de services financiers n’est plus au service des citoyens, mais bel et bien au service du Mouvement Desjardins lequel (le « Head Office » de Lévis-Montréal) fait toutes les représentations politiques nécessaires à son action plus capitaliste que coopérative, plus communiste qu’au vrai service des sociétaires. Comme l’a dit Claude Béland en 2000 à la toute veille de son départ comme président de Desjardins :
« Les intérêts supérieurs du Mouvement avant toute préoccupation »!
 
La Caisse Godefroy peut être une occasion magistrale pour tous les membres-sociétaires de Caisses Desjardins du Québec. La mobilisation peut faire bousculer un « pattern », un modèle très nocif depuis plus de 25 ans pour les Caisses populaires Desjardins qui sont pratiquement toutes disparues du Québec en 2013. Les fusions ont été une oeuvre désastreuse pour la démocratie et la coopération.
Encore bravo à chacune et chacun, et osons poursuivre notre action "POUR" …! Pour notre jeunesse, pour les générations qui viendront, pour les gens, pour la personne humaine, pour les valeurs fondamentales de la coopération, pour l’humanisme, pour…

 

Desjardins doit renaître ou… 6/10/2013

octobre 6, 2013

Au début des années 80, des citoyens du village de St-Léon-le-Grand ont fait des démarches auprès de la Caisse populaire de Louiseville afin d’obtenir de celle-ci l’ouverture d’un comptoir dans leur localité. La Caisse de Louiseville a refusé prétextant qu’elle avait déjà la vaste majorité des citoyens villageois comme membre de la Caisse. Devant ce refus de la direction de la Caisse de Louiseville, les citoyens de St-Léon-le-Grand ont fondé leur propre Caisse populaire Desjardins.

La Caisse de St-Léon-le-Grand est toujours une Caisse populaire Desjardins et est toujours en vie. Bien qu’elle ait réfléchi dernièrement à une fusion avec d’autres Caisses populaires du coin, il semble que le spectre de sa disparition l’a fait reculer devant ce douteux projet. Avec raison!

Le 25 septembre dernier, les membres de la Caisse Desjardins Godefroy ont été bafoués dans leur droit le plus fondamental de voter sur une proposition d’un règlement de régie interne: le président de la Caisse a refusé la votation des membres sous un prétexte juridique non fondé, et, de son propre chef, a tout simplement mis fin abruptement à l’assemblée générale extraordinaire des membres.

Depuis le trop long règne de Claude Béland, les valeurs fondamentales de l’institution financière coopérative sont régulièrement mises sur la touche afin de favoriser non plus les intérêts des sociétaires et de leur Caisse, mais uniquement ceux de l’entreprise bancaire et sa profitabilité. Desjardins est déraillé de ses fondations, la Loi sur les coopératives de services financiers est de plus en plus une risée envers les sociétaires, et les directions d’aujourd’hui mènent les Caisses comme si elles n’étaient que des succursales de banque à charte fédérale.

Desjardins doit renaître à ses valeurs fondamentales, ces valeurs qui ont fondé et créé l’empire coopératif financier québécois, ou il doit officiellement devenir une "bank" au même titre que toutes les banques canadiennes.

La coopération ne doit pas être un vain mot comme il a été vécu par les citoyens de St-Léon-le-Grand face à la direction de la Caisse de Louiseville; la vie sociale, économique et financière de nos municipalités passe depuis les fondateurs Dorimène et Alphonse Desjardins par ce "spirit" de l’entraide, de la transparence, de l’altruisme, la démocratie et de la coopération entre tous; depuis Claude Béland et sa croisade sur l’adaptation à la mondialisation, Desjardins a écrit ces mots dans sa propre mission d’entreprise, mais les a laissé pourrir jusqu’à la présente agonie vécue partout en province, et dont le dernier épisode a été tristement vécu à la Caisse Godefroy de Bécancour.

Les citoyens de tout le Québec doivent se réveiller et dire au gouvernement, à Madame Leroux et à toutes les directions des Caisses que c’est assez. Un choix s’impose : renaître à la coopération ou naître officiellement au système bancaire canadien. L’agonie a assez duré: il faut renaître ou finalement mourir à cette actuelle mascarade. Si la valeur démocratique de Desjardins n’est pas vide de sens, que les membres se lèvent et qu’ils décident.

Charte des valeurs québécoises: peut-on imposer l’harmonie? 11/09/2013

septembre 11, 2013

Il y a eu Bernard Landry et l’imposition des fusions municipales (forcées). Aujourd’hui, il y a Bernard Drainville et une tentative d’imposer la neutralité religieuse de l’État au-delà de la Charte des droits et libertés du Québec. Pourquoi? Le Québec n’est-il pas déjà un État laïc, et ce depuis au moins 50 ans? N’est-il pas déjà gouverné sans aucune allégeance religieuse qui contraindrait les citoyens à l’observance de lois canoniques quelconques?

Certaines gens qui vivent l’islamophobie rigolent aujourd’hui, mais que nous réserve demain?

La loi « Drouin-Drainville » tentera de contraindre les Québécois à la neutralité religieuse professionnelle et à l’harmonie quotidienne. Les mesures arithmétiques des signes religieux dits ostentatoires seront monnaie courante afin d’harmoniser nos relations humaines au travail et lorsqu’une infirmière voilée viendra à son hôpital pour se faire soigner, il faudra lui coller au front l’étiquette de « PATIENTE » afin qu’elle ne perdre pas son emploi parce qu’elle aura conservé son voile devant ses collègues de travail.

Dans quel pays voulons-nous vivre?

Avec ce projet de loi de la neutralité, de la laïcité, des valeurs québécoises, il faut dire adieu Respect, adieu Liberté, adieu la Paix et ouverture certaine à l’intolérance, à l’intransigeance, à la surveillance, à l’espionnage, à la censure, au contrôle, au filtrage, à l’inspection, à « Big Brother », au guet par tout un chacun. La Russie de Staline.

Jamais je n’aurais cru que je devrais donner raison aux détracteurs des méchants séparatistes du Québec! Avec le PQ, nous devenons des nationaux-socialistes, mieux connus sous le vocable de Nazistes! Maintenant, il y aura assurément le « NOUS » et les autres.

À choisir entre deux maux, il faut toujours opter pour le moindre. Personnellement, le PQ, jamais plus, et ce, depuis Bernard Ier Landry. Bernard IIe Drainville confirme aujourd’hui les dangers pressentis. Et je suis toujours indépendantiste, mais maintenant beaucoup plus inquiet de l’avenir de notre Québec, car le respect, la liberté et la paix sont sur une corde raide et le risque de chute est très croissant.

Croire que nous sommes tous égaux tient déjà dans la charte québécoise; nul besoin de nous y contraindre davantage. Il faut avoir lu le chef-d’oeuvre de George Orwelle (La ferme des animaux) pour bien comprendre qu’un monde idéal à la Russe stalinienne ne pourra jamais se vivre dans l’harmonie. À trop vouloir améliorer la sauce, on ne fait que la gâter.

Le gouvernement Marois et Bernard II croient exactement ce que nous a enseigné à contrario George Orwell : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. » Le réveil de Bernard II et Marois risque d’être ténébreux, fracassant et… final!

Nous avons subi la culpabilité tous azimuts de l’Église catholique de Rome pendant plus de deux siècles et maintenant nous subirons celle de l’État qui nous surveillera par l’entremise de chacune et chacun sur notre habillement, nos bijoux, nos "tatoux" et nos paroles à connotation d’une foi quelconque. C’est le déraillement complet. On mélange tout : croyances religieuses, vie quotidienne, qualité au travail, et l’histoire. Exactement ce que nous a imposé l’Église catholique d’antan et qu’elle continue à vouloir faire.

Quelle inconscience cette charte des valeurs. Au lieu d’avoir des citoyens conscients de préserver des valeurs de Respect, de Liberté et de Paix dans leurs relations de travail et de tous les jours, nous aurons des citoyens usurpateurs de tricheurs de règles difficiles à circonscrire.

Ces gens du PQ sont-ils des gestionnaires ou des rêveurs complètement débranchés des réalités de ce monde cosmopolites? Sont-ils de vrais gouvernants capables de conjuguer la disparité humaine ou des fauteurs de troubles?

Inquiétante cette charte si elle ne doit pas mourir dès sa naissance.

Un projet d’une naïveté intellectuelle incroyable.

Monseigneur Bouchard de Trois-Rivières contre l’euthanasie! 7/09/2013

septembre 7, 2013

Je reçois avec scepticisme le message de l’évêque de Trois-Rivières, car je me demande ce qu’il souhaite vraiment respecter lorsqu’il parle de la vie : la qualité de celle-ci ou les souffrances inutiles qu’en fin de vie certaines personnes devront endurer avant de trépasser?

Nous trépasserons tous un jour; la mort gagnera sur la vie. Alors, comment peut-on déclarer candidement qu’il faut assumer ses responsabilités chrétiennes de défendre la vie si ce n’est justement pour sa qualité?

Oui, il est de notoriété canadienne et québécoise qu’il faut respecter la vie humaine; certaines gens se consacrent même au respect de la vie de tous les animaux, de toutes les plantes, de la planète entière. Et pourtant, le Canada va en guerre pour tuer des femmes, des enfants et des hommes; que dit l’Église catholique sur la mort violente par la guerre? Est-ce là défendre la vie et assumer ses responsabilités chrétiennes que d’aller en guerre, tuer des innocents pour des intérêts purement mercantiles? Que penser de ces présentes tueries par les gaz de citoyens rebelles en Syrie au nom d’une quelconque idéologie?

Quand je visite les malades dans nos hôpitaux, il me semble que c’est le respect de la qualité de la vie qui est primordial, qui me semble le grand défi auquel nous devons tous participer en tout temps et pour tous, que nous soyons personnel soignant ou autre. Notre humanité ne nous commande-t-elle pas de facto cette empathie envers la vie et sa qualité? Bien sûr que oui. Mais quand celle-ci n’est plus au rendez-vous, qui mieux que la personne souffrante peut juger et choisir sa fin de vie et obtenir une aide médicale à mourir, si elle le désire? Qui peut l’obliger à vivre et souffrir contre sa volonté?

L’aide médicale à mourir n’est-elle pas un geste chrétien lorsque la vie et sa qualité n’apportent plus que souffrances et désarrois? L’Église catholique sacralise-t-elle la vie pour ses jouissances ou pour ses souffrances? Jésus le Christ a-t-il ressuscité Lazare pour qu’il jouisse d’une qualité de vie ou pour le ramener ici-bas dans de vils douleurs et supplices? L’extrême onction n’est-elle pas une aide à mourir en douceur, une sorte d’euthanasie spirituelle de l’Église catholique romaine?

L’évolution de la science n’a-t-elle pas toujours créé des problèmes d’adaptation dogmatique  à l’Église de Rome, des problèmes de respect de la liberté individuelle et de foi de personnes matures? Quand la santé va bien, nous pensons comme l’évêque de Trois-Rivières; mais quand les souffrances envahissent notre corps et notre esprit, la mort ne devient-elle pas la source de libération ultime, et ce, bien malgré nous?

Oui, les mystères de la vie et de la mort nous hantent tous, et la science et les religions tentent des réponses les plus adéquates possible. Cependant, si je peux vivre en santé sans souffrance jusqu’à mon dernier souffle, va pour la croyance de Monseigneur l’évêque de Trois-Rivières; mais si je dois endurer le mal pour plaire au mystère de la mort, va pour la science et une aide médicale à mourir.

L’injustice de la maladie et ses souffrances ne peut-elle permettre la justice d’une aide médicale à mourir sans culpabilité de conscience?

Malgré la séparation officielle des religions et l’État, l’Église catholique tente encore de rendre immoral ce que l’État rendra légal. Quel est le but de la religion catholique?

Nul, qu’il soit Monseigneur de la religion catholique ou docteur en médecine, ne peut contraindre par diktat la conscience d’autrui. Le maître de celle-ci est soi-même et face à l’ultime échéance, chacune et chacun doit, en conscience, s’y préparer maintenant à y faire face. Personne d’autre: soi-même seulement.

La dictature religieuse n’est qu’une obtion, et l’État, dans sa neutralité, ne peut que la reconnaître comme un choix possible, tout comme maintenant, l’aide médicale à mourir aussi.

Les valeurs québécoises 30/08/2013

août 30, 2013

Je suis né dans la religion; catholique romaine.

Tout mon primaire et mon secondaire m’ont été enseignés par de bonnes personnes catholiques pratiquantes et souvent par des religieux en soutane, collerette et voile. Résultat : je n’ai aucune foi religieuse, mécréant, ni athée, ni croyant, et toujours en recherche de la vérité et de la compréhension des mystères de la vie et de la mort.

Quand je fête la St-Jean (ou la fête nationale des Québécois le 24 juin de chaque année), j’ai dans ma tête et dans mon cœur trois valeurs principales parmi d’autres qui m’apparaissent les plus importantes, les plus nobles, les plus dignes à préserver pour une nation, un pays :

Le respect de chacun,

la liberté individuelle,

et la paix.

Au-delà de toutes traditions qui ne sont toujours que des phénomènes ponctuels d’une durée plus ou moins longue, au-delà de toutes religions qui ne sont toujours que des phénomènes spirituels et philosophiques, les valeurs de respect de l’autre (tous les autres incluants la nature et nos environnements), de la liberté des personnes et leur association, et le maintien d’une paix sociale vraie et soutenue en permanence par les deux valeurs précitées, sont, à mon humble avis, les trois seules valeurs où tous les Québécois et toutes les nations de ce monde devraient quotidiennement et à tout instant s’acharner à promouvoir dans leurs lois et règlements de vie.

Le reste n’est qu’accessoire à ces trois phares.

Espérons que le gouvernement du Québec saura se placer au-dessus et non en dessous de cette intelligence collective qui au fil des siècles a beaucoup souffert dans son évolution pragmatique vers plus de respect, de liberté et de paix.

Souhaitons que notre Révolution tranquille et toutes les précédentes, puissent encore nous servir pour nous éclairer au travers ces ténèbres opaques qui ne cessent de revenir et nous hanter.

Malgré les failles possibles dans l’exercice de ces valeurs, laissons au jugement de chacun une volonté de les faire vivre avec raison et décence. La collectivité ne peut vivre et survivre sans ces valeurs primordiales de respect, de liberté et de paix.

2012: Année des coopératives??? (9/01/2013)

janvier 9, 2013

Le 10 décembre dernier (2012), Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins au Québec (Canada), tirait profit de la générosité des journaux du Québec pour nous transmettre (dans la rubrique "Opinion du lecteur" du journal "Le Nouvelliste" de Trois-Rivières, entre autres journaux) un message à connotation très intéressée sur la bonne affaire des coopératives et des mutuelles de par le monde (titre de l’opinion de madame Leroux: Coopératives et mutuelles: une solution pour notre temps). Lisons ensemble ce message publicitaire gratuit pour la coopérative financière Desjardins.

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Coopératives et mutuelles : une solution pour notre temps

L’Année internationale des coopératives qui s’achève a permis de découvrir comment un milliard de coopérateurs contribuent à bâtir un monde meilleur.

Ainsi, les coopératives et mutuelles emploient 100 millions de personnes dans 100 pays. C’est davantage que les emplois créés par l’ensemble des multinationales sur la planète. De plus, les 300 plus importantes coopératives et mutuelles au monde génèrent des revenus de près de 2,000 milliards de dollars, dépassant le PIB du Canada, 10e économie mondiale. Parmi ces leaders, neuf sont Canadiens, dont La Coop fédérée, Agropur, SSQ, et Desjardins.

En octobre dernier, L’Alliance coopérative internationale (ACI), l’Université St. Mary’s et Desjardins ont organisé le premier Sommet international des coopératives. Tenu à Québec, il a réuni quelque 3,000 représentants de 91 pays et des conférenciers prestigieux de tous les courants de pensée. Ce sommet a mis en lumière les grands enjeux d’affaires des coopératives. Il a permis de partager des solutions pour améliorer leur performance et leur capacité d’innovation au bénéfice des membres.

Des relations entre des partenaires d’affaires coopératifs y ont été esquissées. Le Sommet a aussi mieux fait connaître la riche contribution des coopératives et des mutuelles sur les plans économique et social. Il a démontré l’importance d’une économie plurielle avec un secteur privé solide et réglementé, un secteur public efficace et un secteur coopératif et mutualiste apportant sa pleine contribution.

Le 20 novembre, Dame Pauline Green, présidente de l’ACI, et moi avions l’honneur de présenter aux Nations Unies, à New York, la Déclaration de Québec, issue du Sommet. Il en ressort notamment que les coopératives doivent être mieux représentées dans les grands forums économiques mondiaux où sont discutées les problématiques sociales et économiques planétaires. Malheureusement, le monde coopératif est trop rarement invité à ces forums.

Dans un monde marqué par les affrontements et les inégalités croissantes, le mouvement coopératif offre un modèle voué au bien commun. Pour notre siècle, le modèle coopératif peut-être un accélérateur de changements et de participation citoyenne à l’économie.

L’ACI, qui représente le mouvement coopératif mondial, a récemment dévoilé son Plan pour une décennie coopérative. Objectif : faire des coopératives le type d’entreprise affichant la plus forte croissance d’ici 2022. Desjardins contribuera à cet objectif, notamment en resserrant ses liens avec les coopératives et mutuelles du Québec comme du reste du Canada, tout en les appuyant dans leur croissance et leur développement.

De son côté, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), que je préside, rassemble les coopératives et mutuelles du Québec de tous les secteurs. Il appuie la création et le développement de coopératives et promeut l’entrepreneuriat collectif et coopératif. Pour le CQCM, la promotion du modèle coopératif auprès de la relève et des jeunes demeure une priorité.

Chez Desjardins, nous croyons en l’étonnant pouvoir des coopératives. Avec des entreprises coopératives et mutuelles plus performantes et durables, la population du Québec comme celle du reste de la planète s’en portera mieux.

Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins

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Je voudrais aujourd’hui nuancer et ajouter quelques observations à ce message de la présidente d’une coopérative d’épargne et de crédit (autrefois) qui est devenue au fil des ans une institution financière "gigantesque", pour ne pas dire "MONSTRUEUSE", de plus en plus éloignée de sa base (les sociétaires de la Caisse populaire Desjardins), déconnectée des vrais problèmes financiers de ses membres, et qui, à la grande satisfaction de Claude Béland (ex-président du Mouvement Desjardins de 1986 à fin 1999), a vu la direction de l’entreprise coopérative se soucier, avant toutes préoccupations, des intérêts supérieurs de Desjardins (l’entreprise d’abord!) avant celui des membres, sa clientèle. Dix ans plus tard, la coopérative Desjardins a été nommée "THE BANK OF THE YEAR 2010 par la revue The Banker; on peut dire que l’ambition première de Claude Béland a très bien été réalisée par ses successeurs, dont madame Leroux est aujourd’hui une richissime héritière. Desjardins est officieusement une banque qui coûte très cher à ses membres coopérateurs, ses "utilisateurs-payeurs" comme on se plaît à nous le rappeler chez Desjardins pour mieux nous exploiter.

La lecture de l’"Opinion Publicitaire Intéressée" de madame Leroux vous a révélé des chiffres surprenants qui me font dire que toutes les entreprises capitalistes de ce monde devraient découvrir la belle affaire de fonctionner plutôt sous l’appellation de "COOPÉRATIVE" (les gentilles) au lieu des exploiteuses entreprises CAPITALISTES. Vous savez, dans une coopérative, ce sont les membres qui prennent tous les risques financiers, car, dans une coopérative, la propriété de l’entreprise appartient aux membres, à personne d’autre. Avec le temps cependant, les dirigeants et gestionnaires en viennent à penser que la coopérative leur appartient et ils se payent comme des propriétaires qui ont pris de grands risques financiers; ce qui est absolument faux : ils n’ont fait que profiter d’une apparence de gestion risquée des fonds qui appartiennent en entier aux membres. Les dirigeants et gestionnaires ne prennent aucun risque si ce n’est sur celui des capitaux des membres épargnants.

Mon expérience à vie des coopératives n’a pas été toujours rose; vous savez, il y a des coopératives qui sont nées (alimentaires par exemple), qui ont drainé des capitaux des citoyennes et citoyens membres qui n’ont pas fonctionné, et qui sont disparues! Les capitaux aussi des sociétaires qui avaient cru dans la formule "coopérative" ont disparu à jamais. Bien évidemment, ce n’est pas la majorité, mais des coopératives, ça ne fonctionne pas automatiquement parce que c’est une formule coopérative, comme nous le laisse miroiter la très intéressée madame Leroux. Je dis "très intéressée madame Leroux" car cette dernière a eu droit à une rémunération de 59,615. $… par semaine (pour 2011 seulement)! Oui, vous avez bien lu : 59,615. $ hebdomadairement, soit 18,904. $ en salaire et 40,711. $ en prime d’intéressement sur les "profits" (les "trop-perçus" sur les membres) et avantages sur son régime de retraite. Comme vous le voyez, une coopérative financière ce n’est pas une coopérative alimentaire! Vous en connaissez beaucoup des coopératives qui peuvent payer un tel salaire à sa présidente? Convenez avec moi que sa rémunération ressemble plus à celle des méchantes et sauvages entreprises bancaires capitalistes où le profit est l’ultime objectif, n’est-ce pas? À ce salaire, ça devrait être gênant pour madame Leroux de déclarer gratuitement, dans une chronique d’« Opinion du lecteur» des journaux régionaux du Québec, que les coopératives de par le monde, c’est la belle affaire à ne pas rater! Oui, oui… que du bien bon monde les coopératrices et coopérateurs…; des gens faciles à embarquer et… à exploiter, dont je suis toujours.

Claude Béland, encore lui (l’ex-président du Mouvement Desjardins), récusait lui aussi (mais du bout des lèvres seulement) la haute rémunération de madame Leroux; il n’aurait jamais osé porter le drapeau des membres Desjardins qui ont dénoncé cette rémunération outrancière à l’assemblée générale de la Caisse Desjardins des Trois-Rivières (avril 2012): il déclarait à sa manière doucereuse et insipide ceci :

"Je suis content que ça vienne d’une Caisse. … si on veut du changement dans un mouvement démocratique comme Desjardins, la meilleure façon c’est de l’exprimer en assemblée générale comme l’a fait la Caisse des Trois-Rivières.

Je reçois nombre de courriels provenant de membres préoccupés par les orientations de leur institution financière; je pense qu’ils me prennent pour l’Ombudsman du mouvement. Je leur demande toujours s’ils sont allés faire valoir leurs préoccupations en assemblée générale; souvent, ils me disent que non, qu’ils n’avaient pas le temps."

Le Nouvelliste, lundi 30 avril 2012, page 10

Je pense que monsieur Béland n’a pas pris le temps de lire mon blogue!

Je rappelle que monsieur Béland est maintenant le président du "Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires" (actionnaires des entreprises et des banques inscrites en bourse : le MÉDAC). Autrement dit, l’ancien président de la coopérative d’épargne et de crédit des Caisses populaires Desjardins travaille maintenant à la défense des actionnaires des banques. Cet organisme (le MÉDAC) a changé sa vocation depuis sa fondation par le "Robin des banques", Yves Michaud. Au début, au milieu des années 90, l’organisme s’appelait l’"Association de protection des épargnants et des investisseurs du Québec" (APEIQ); elle vouait sa mission d’entreprise à la défense des petits épargnants et investisseurs (inscrites ou non en bourse : on ne le spécifiait pas). Mais en 2007, la mission du MÉDAC s’est officiellement écrite autrement :

"Le MÉDAC est un organisme indépendant voué à la représentation, la défense, la protection et l’affirmation des droits des petits actionnaires de sociétés inscrites en bourse."

À cette période, j’ignorais que Claude Béland faisait maintenant partie du Conseil d’administration du MÉDAC et c’est à ce moment que je me suis présenté en assemblée générale du MÉDAC afin de solliciter l’aide de l’organisme pour les membres des Caisses Desjardins qui se voyaient de plus en plus floués par leur conseil d’administration local, ainsi que par la haute direction du Mouvement. À mon intervention (chaudement applaudie), monsieur Michaud a demandé à Claude Béland de me répondre; celui-ci m’a alors dit exactement ce qu’il a dit en avril 2012:

"Ce n’est pas ici que vous devez vous présenter, mais bien à l’assemblée générale de votre Caisse"

Il faudrait rappeler à monsieur Béland, si ce n’est pas de l’aveuglement volontaire de sa part, qu’il y en a plusieurs, comme moi, qui sont allés présenter plusieurs fois, et ce, d’une façon très bien articulée et très polie, leurs préoccupations sur la gestion douteuse de leurs économies par des dirigeants et gestionnaires peu scrupuleux et très portés sur la dépense, et qui ont été tout simplement exclus de façon irrévocable de leur Caisse dite démocratique, pour avoir osé dénoncer des abus plus que flagrants. Comment croire en la démocratie de la coopérative financière Desjardins quand on risque l’exclusion bête et cavalière (par les règlements de régie interne 4,6 et 4,7)  pour s’être exprimé respectueusement? Parlons-nous d’une entreprise coopérative ou d’un régime totalitaire? Et je me permets de penser que monsieur Béland souffre d’amnésie sélective (disons), car c’est à plus de 4 reprises, je l’ai personnellement sensibilisé et interpellé sur les failles sérieuses de la démocratie du système, alors que j’avais déjà été à mes assemblées générales annuelles pour les présenter. Moi, monsieur Béland, j’ai pris le temps d’aller à ces assemblées démocratiques, et j’en ai payé le prix de la dictature : l’exclusion à vie à deux Caisses Desjardins après plus de 35 et 55 ans de coopération!

Je ne sais comment se porte le Mouvement Desjardins, mais mes observations sur le terrain me laissent des doutes sérieux quant à l’esprit de coopération qui anime ses dirigeants et gestionnaires; permettez que je vous énumère certains faits au-delà de la simple rémunération excessive et déraisonnable de sa présidente :

  •  Depuis plus de 15 ans, le Mouvement Desjardins a pris "Le Virage Vente" auprès de ses sociétaires, considérant maintenant chaque membre comme un client potentiel à qui vendre des produits financiers pour lesquels les conseillers et gestionnaires reçoivent une rémunération incitative. Comment un sociétaire peut-il avoir confiance en son conseiller financier qui peut maintenant rehausser son salaire (par une commission pour avoir atteint des objectifs de vente) en se faisant "vendre" des produits d’épargne ou de crédits financiers dont la nécessité est plus que discutable pour le membre? Les conseillers de Desjardins sont depuis plus de 15 ans des vendeurs à commission! Ça, ce n’est certainement pas de la coopération POUR le sociétaire.
  • Les dirigeants des Caisses sont eux-mêmes rémunérés officiellement (depuis environ 10 ans) par la Caisse où ils doivent assurer l’intégrité de la gestion et du directeur général; plutôt délicat comme dirigeant de Caisse d’aller contre les directives de la Fédération unique des Caisses Desjardins quand celle-ci est le maître d’oeuvre de sa rémunération. Peut-on vraiment mordre la main de celle ou celui qui nous nourrit? Au fond, les dirigeants des Caisses, bien qu’élus (?) par les sociétaires, sont maintenant des exécuteurs de la haute direction de Lévis et ses fonctionnaires qui eux, ne sont pas élus. Drôle de coopérative, n’est-ce pas?
  • Depuis 3 ans, les règlements de régie interne 4.6 et 4.7 des Caisses induisent et imposent aux membres une saine conduite sous risque de réprimande, suspension et exclusion de la Caisse; seul, le conseil d’administration de la Caisse est juge de la saine conduite d’un sociétaire et peut seul l’exclure sans recours possible pour celui-ci. L’Ombudsman du Mouvement n’est qu’un moulin à vent de la décision du conseil d’administration de la Caisse dans l’application de ces nouveaux règlements de régie interne 4.6 et 4.7. Comme je le mentionnais plus haut, j’ai subi les foudres extrêmes de ces nouveaux règlements en 2011 et en 2012, respectivement aux Caisses Desjardins des Trois-Rivières (2011) et de l’Ouest de la Mauricie (2012). J’invite le lecteur à prendre connaissance de mon article "Demande d’abrogation des règlements de régie interne 4.6 et 4.7 des Caisses Desjardins" du 3 décembre 2012.
  • De 2008 à 2011 inclusivement, les frais d’administration d’un compte d’opération ont augmenté de plus de 9. % par année; faut-il rappeler que le taux d’inflation pendant cette même période a été en dessous de 2.% par année! Dire qu’une coopérative c’est une bonne affaire, c’est une chose : encore faut-il préciser pour qui! De plus, depuis plusieurs années, Desjardins a adopté des formules et politiques administratives néolibérales pour les frais d’administration sur les comptes d’opération de ses membres, afin de soutirer des revenus très substantiels sur ces capitaux obligatoirement à maintenir pour faire ses transactions financières courantes. L’esprit néolibéral a aussi envahi ses produits de crédit à la consommation.
  • "Un membre un vote"; qui ne connaît pas cette célèbre maxime des coopératives? Au fait, ça fait combien d’années que vous ne l’avez pas entendue chez Desjardins? Sûrement plus de 10 ans, car elle n’est plus vraie chez Desjardins. Au niveau des sociétaires, seuls les membres de plein droit peuvent voter, faire des propositions en assemblée générale ou se présenter comme dirigeant de la Caisse. Au niveau des Caisses et de leur représentation à la Fédération unique et son Conseil d’administration, une répartition des votes se fait maintenant selon le bilan financier de chaque Caisse; ainsi, les "grosses" Caisses ont 5 votes, les "moyennes" ont 3 votes et les "petites" une seule voix. Belle formule la coopération aujourd’hui pour duper le peuple. Comme le mentionnait George Orwell dans son célèbre roman "La ferme des animaux", "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres"; ainsi, à la coopérative Desjardins, tous les membres sont égaux, mais il y a des plus que membres et des moins que membres.
  • Toutes les Caisses Desjardins sont obligées d’utiliser le même bulletin de taux (émis par la Fédération unique) sur leurs produits d’épargne et de crédit; ce qui était auparavant une recommandation de la Fédération est maintenant une norme à suivre obligatoirement. On nous dit que chaque Caisse est autonome dans sa gestion d’entreprise, mais dans les faits, chaque Caisse est une succursale de la Fédération unique qui vend tous les mêmes "hamburgers" financiers, avec la même sauce du chef de Lévis. Pardonnez mon ironie.
  • Standard and Poor’s et Moody’s (les agences de cotation américaines) ne sont membres d’aucunes Caisse Desjardins ni de la Fédération unique, mais leurs analyses socio-économiques du Mouvement Desjardins en font un partenaire financier beaucoup plus important que tous les sociétaires du Québec au complet! Ils sont à la base de toutes les fusions et disparitions de Caisses qui ont été vécues au cours du règne de Claude Béland et de ses successeurs, Dame Leroux inclusivement.
  • La complexité des états financiers d’une Caisse Desjardins n’a de comparaison possible qu’avec un brouillard des plus opaques. Certaines Caisses osent même ne présenter à leurs sociétaires qu’un résumé de leur bilan et état des revenus et dépenses (référence Caisse Desjardins de l’Ouest de la Mauricie); est-ce légal madame Leroux?
  • Les assemblées générales annuelles ne sont souvent que des parodies de démocratie où moins de 1 % des membres se présentent pour recevoir des informations incompréhensives et surtout, où le pouvoir de décision est à toutes fins utiles, inexistant. Les sociétaires ressortent de ces assemblées avec le sentiment général que tout était pipé d’avance. Pire maintenant avec les règlements de régie interne 4.6 et 4.7 ci-dessus décrits; le sociétaire qui ose interroger ressent directement le danger d’ostracisme et d’opprobre de la part des autres sociétaires et des dirigeants. Comment oser questionner si le risque de le faire est le contraire de la coopération et du respect de ses valeurs, soit l’exclusion sociale de sa propre communauté?
  • Vous êtes vous déjà interrogés du montant annuel en publicité et commandites consacré par la coopérative d’épargne et de crédit Desjardins? Desjardins est partout: dans les hôpitaux, les clubs de golf, les arénas, même au Centre Bell (amphithéâtre du club de la ligue nationale de hockey "Les Canadiens" de Montréal), où loges et sigles Desjardins pullulent chaque détour des yeux.
  • Aujourd’hui, Desjardins se bâtit partout en province des "palaces d’affaires" dignes des monarques les plus tyranniques que l’Histoire nous a donnés de connaître. Alors que l’industrie bancaire conçoit de plus en plus son réseau via le virtuel, alors que les banques capitalistes démontrent une saine rationalisation de leurs infrastructures immobilières, chez la coopérative Desjardins, l’industrie de la construction et l’opulence font la paire… aux frais des sociétaires, bien entendu!

Les coopératives et mutuelles nous aiment bien pourvu que nous restions bien tranquilles et silencieux, chez nous, et que nous leur confions nos économies, toute notre gestion financière personnelle, loin de notre regard curieux de savoir ce qu’ils en font véritablement. Et où se retrouve donc notre indépendance financière personnelle? Où est notre intérêt financier à coopérer? Il ne reste de plus en plus que les miettes du pain de la coopération; toute la mie est dorénavant soustraite au profit de la capitalisation de l’institution, pour répondre à des normes internationales imposées par des institutions encore plus éloignées de notre coin de pays et souvent totalement étrangères aux principes et valeurs de la coopération.

À la lecture du texte de Dame Leroux, la Présidente du Mouvement Desjardins, interrogeons-nous à savoir si la Coopérative Desjardins n’a pas besoin de se refaire une pratique plus réaliste des principes de la coopération (démocratie, égalité, transparence, intégrité, solidarité avec le milieu et altruisme) auprès de ses sociétaires payeurs de ses dispendieux services financiers, ici même au Québec, dans les quartiers de nos villes et dans nos villages qui l’ont fait naître pour eux d’abord? Vérifiez dans le texte de Dame Leroux combien de fois le mot sociétaire est présent dans l’esprit du message de Dame Leroux; vous y lirez l’esprit du gigantisme, de la mondialisation et de l’apparence, mais rien sur la personne humaine et son indépendance financière à elle. Coopération bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même? En cela, je me réfère aux valeurs préconisées par Desjardins :

Nos valeurs

Les valeurs fondamentales des coopératives 
La prise en charge et la responsabilité personnelles et mutuelles, la démocratie, l’égalité, l’équité et la solidarité. Fidèles à l’esprit des fondateurs, les membres des coopératives adhèrent à une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l’altruisme.

Les valeurs permanentes du Mouvement Desjardins
L’argent au service du développement humain, l’engagement personnel, l’action démocratique, l’intégrité et la rigueur dans l’entreprise coopérative, la solidarité avec le milieu.

Où sont rendues ces valeurs et cette rigueur dans l’entreprise coopérative?

Oui, à la suite de Claude Béland, je recommande aussi d’aller risquer l’exclusion et l’opprobre aux assemblées générales annuelles de votre Caisse; il faut maintenir la pression sur nos dirigeants afin qu’ils finissent par se réveiller et réagir convenablement, et remettre la coopérative sur ses rails d’antan, celles qui en a fait une entreprise impériale au service de ses membres d’abord.

Qui sait, comme semble le rêver Dame Leroux, les banques se transformeront peut-être un jour en coopératives elles aussi…

N.B.: Depuis la fin de l’hiver 2013, Claude Béland n’est plus le président du MÉDAC; il n’est même plus sur le conseil d’administration de cet organisme. Yves Michaud a repris du service depuis cette information apprise de façon insolite.

 


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