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L’idolâtrie, 26/10/2014

octobre 26, 2014

Quand j’étais jeune, il y avait beaucoup de cérémonies religieuses avec faste et piété pour adorer le divin et ses représentations symboliques. Je me remémore ces processions de l’Enfant-Jésus, celles aux flambeaux, celles de l’ostensoir tout doré, et combien d’autres que j’ai oubliées.

L’Église catholique m’avait bien mis en garde contre l’idolâtrie des symboles quelconques. Alors, je ne comprenais pas celles qu’elle-même pratiquait, toutes semblables à ces représentations sectaires. Inconsciemment, ça doit-être là que j’ai commencé à mettre sur la touche la grandeur et l’importance des symboles, des traditions et des idéologies. Que signifiaient vraiment l’adoration, le sacré, les traditions? La seule réponse qui justifiait et justifie encore aujourd’hui ces épanchements me semble être le conditionnement collectif du peuple à l’autorité, mieux connu sous l’étiquette de « lavage de cerveau ».

Effectivement, depuis toujours nous fabriquons des bronzes ou des statuts à l’effigie d’un « grand » ou d’une « grande », nous créons des drapeaux nationaux ou de groupes, nous façonnons des croix et des icônes pour rassembler, etc.: toutes des choses « sacrées » qui deviennent avec le temps des symboles à ne pas toucher, à ne plus toucher.

Faire garder un monument à la mémoire de… par des soldats en uniforme (armé ou non) tient à ce genre de conditionnement collectif du respect au sacré de la chose. Qui oserait condamner ce recueillement, cet honneur et cette gloire à la représentation de nos vaillants défenseurs de notre foi en nos valeurs de démocratie et de liberté? Mais justement, est-ce vraiment de Démocratie et de Liberté qu’il s’agit lorsque nous exigeons de chacune et chacun à idolâtrer des symboles? Jésus-Christ lui-même nous a-t-il demandé de nous prosterner de la sorte devant lui ou autres icônes à sa mémoire? Qui nous commande le recueillement devant des héros symbolisés et pourquoi?

Partout dans le monde (et même ici au Québec), l’adoration des symboles, l’admiration ferme des traditions ou l’érection en dictature quelconque d’idéologies détentrices de « La Vérité » viennent perturber notre joie de vivre et notre respect mutuel: des guerres saintes et meurtrières naissent à la seule expression de l’idolâtrie de ces symboles, de ces traditions et de ces idéologies. Doit-on poursuivre ces guerres intestines sans réels fondements?

Vivre en paix ne tient pas à l’idolâtrie d’aucun symbole. Vivre en paix tient à cette liberté et ce respect de l’un envers l’autre par un dialogue affranchi de pouvoirs arbitraires d’une autorité qui, elle, doit respect à la Démocratie, la vraie.

Sans cette compréhension à bien cerner, l’idolâtrie des symboles, des traditions et des idéologies continuera de faire saint Office d’endoctrinement factice, et justifiera encore d’autres héros inutilement sacrifiés sur son autel.

Le gouvernement fédéral avait enfin commencé à comprendre son erreur à la suite des tueries des militaires Patrice Vincent et Nathan Cirillo en autorisant les soldats à se départir de leur uniforme de guerre en dehors de leurs heures de travail; il était temps! Mais à peine quelques heures après cet éveil, il a fait volte-face afin de démontrer que le Canada ne se laisserait pas intimider! Même le brillant Joseph Facal affirmait vendredi matin (24 octobre 2014) à l’émission matinale de Radio-Canada, qu’il fallait garder ce symbole très visible partout et en tout temps dans nos rues, comme si les soldats canadiens devaient prendre sur eux seuls, par leur habillement, ce symbole sacré de notre démocratie et idéologie politique.

Depuis quand un habit militaire et de guerre fait-il l’objet d’adoration? Depuis quand l’uniforme de guerre d’un soldat doit-il faire l’objet d’une reconnaissance symbolique politique et nationale au point de demander à ses femmes et ses hommes de le porter en tout temps et d’en risquer leur vie même en notre sol canadien? Demande-t-on à nos agents de la paix, policières et policiers de nos villes et villages d’en faire autant? On ne demande même plus aux prêtres et religieux catholiques de porter leur soutane! Si ce n’est pas de l’idolâtrie, qu’est-ce donc? N’est-ce pas demander à ces personnes de risquer leur vie inutilement et sans raison, au nom d’un dieu politique idéologique?

Les mains en l’air! « Les Fées ont soif » 13/10/2014

octobre 13, 2014

Les mains en l’air! « Les Fées ont soif »

Le 11 octobre 2104, j’ai eu la chance d’assister au théâtre de la Bordée de Québec à la représentation de la pièce, que dis-je, du chef-d’oeuvre de Madame Denise Boucher, « Les Fées ont soif ».

Il était temps! Cette pièce a été présentée pour la première fois en 1978 et a soulevé au Québec toutes les passions; elle a presque réussi à briser les piliers du temple de la violence aux femmes, de la misogynie, du machiste, de l’autoritarisme, etc.. Malheureusement, il faut confirmer que 36 ans après la première de cette oeuvre féministe et contre la violence faite aux femmes, l’évolution des Québécois vers plus d’humanité, vers plus de respect à l’autre et à soi, est loin d’avoir fait des pas de géant; même la démocratie n’a pas bougé d’un iota. Je pense sincèrement qu’il reste d’incroyables faits et gestes à poser pour que le respect aux femmes devienne une réalité de tous les jours, et ce, sans équivoque.

En ce jour même (12 octobre 2014) où le cardinal de Québec chante la messe avec le pape de Rome et le remercie, gonflé de fierté, pour la canonisation de deux de nos personnages historiques (François de Laval et Marie de l’Incarnation), Denise Boucher par sa pièce « Les Fées ont soif » m’a bien convaincu ce 11 octobre 2014 que même la vierge Marie n’était pas une sainte! Et pourtant, on idolâtre encore nos symboles religieux, seigneuriaux et présidentiels.

J’avais bien conscientisé depuis maintenant quelques décennies que nous pouvions toutes et tous être des saints, et que de ce fait même, personne en toute réalité ne pouvait revendiquer ce titre canonique. Nous sommes toutes et tous que des êtres humains qui doivent se respecter, et ce, au quotidien de toutes nos relations. Mais non! Nous voici encore en train de nous prosterner silencieusement, plein de déférences devant toutes sortes d’icônes à honorer et à prier.

Il fut pour moi facile de faire un lien masculin avec l’autorité coopérative de Desjardins qui se permet officiellement depuis 2010 d’exclure des membres sous de simples préjugés de paroles offensantes contre la sainte coopérative d’épargne et de crédit et ses dirigeants « élus ». Lorsque dans la pièce de Mme Boucher, la vierge Marie nous a asséné à vives répétitions:

 » J’suis pas une sainte, J’suis pas une sainte, j’suis pas une sainte, j’suis pas une sainte… »,

je m’entendais me dire égoïstement que, moi non plus, je n’étais pas un saint! Non, je n’étais pas un saint et ne voulais jamais en devenir un. Mais j’étais un sociétaire, et même un actionnaire de Desjardins, un actionnaire de ma Caisse populaire de Maskinongé, un membre auxiliaire de celle de Louiseville et un membre de plein droit de celle de Trois-Rivières qui m’ont toutes jeté dehors parce que je n’étais pas un saint. Je n’étais pas un gentil sociétaire silencieux avec les mains en l’air pour mieux me faire dépocher à Maskinongé, Louiseville et Trois-Rivières; non, j’étais un actionnaire qui osait poser des questions ou émettre poliment des commentaires ou suggestions, des critiques constructives à mes dirigeants élus, dois-je encore le préciser!

Dans la pièce de Mme Boucher, il est dit que « violer une putain, ce n’est pas un viol ». Évidemment, nous savons tous qu’un viol est un viol, comme un vol est un vol. Et lors de la présentation de mes observations au Conseil d’administration de la Caisse populaire de Maskinongé (lire Caisse populaire Desjardins de Maskinongé; l’exclusion 24/09/2014 sur le blogue http://francoischampoux.wordpress.com), j’ai développé l’idée qu’exclure un sociétaire contre sa volonté était ni plus ni moins qu’un viol, un vol de mon titre d’actionnaire et de coopérateur. Je sais assurément maintenant que Desjardins commet effectivement un viol contre ses sociétaires coopérateurs lorsqu’il les exclut par ses règlements 4.6 (saine conduite d’un membre) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion) parce que nous aurions commis des gestes ou dit des paroles offensantes, crime de lèse-majesté punissable de mort au seul jugement des dirigeants, juges et partie.

J’étais actionnaire de ma Caisse populaire de Maskinongé (414 parts de Capital) et fier de l’être; une coopérative qui jette dehors ses actionnaires qui ne sont pas des saints, et ce, contre leur volonté, ne commet rien de moins qu’un viol. « Hands up »! La bourse ou la vie!

Desjardins doit ouvrir les yeux sur son autoritarisme insensé: sa dérive viole et tue la coopération et désengage chacune et chacun à l’esprit de celle-ci et à l’esprit de respect entre nous tous.

De quels pouvoirs Desjardins a-t-il si soif pour vouloir tous nous asservir comme des bagnards à dénuder et à soumettre aux représailles infantiles de la réprimande jusqu’à celle capitale de l’exclusion?

P. K. Subban; 24,657. $ par jour: 12 août 2014

août 12, 2014

À  » compter » de la saison 2014-2015, le joueur de hockey vedette du Canadien de Montréal, P. K. Subban, sera le joueur le mieux payé de la ligue. Il sera même mieux rémunéré que le meilleur pointeur de la Ligue nationale, Sidney Crosby.

Évidemment, les petits calculs arithmétiques nous ont tous permis d’évaluer et de faire des comparaisons avec le commun des mortels: 9 millions de dollars (américains ou canadiens) par année, ce n’est rien de moins que 24,657. $ par jour, à tous les jours de l’année! C’est donc, plus de 1,000. $ l’heure à toutes les heures du jour et de la nuit! C’est un salaire hebdomadaire de 172,602. $; je répète: 172,602. $ de salaire par semaine, pendant les 8 prochaines années, c’est-à-dire pendant les 416 prochaines semaines. 172,602. $ à toutes les semaines; pas par année; par semaine!

Il y a des policiers qui risquent leur vie pour combien de dollars par semaine selon vous? Ou des professeurs du secondaire qui tentent de faire de nos adolescents de futurs adultes matures pour notre société de demain, pour combien croyez-vous par semaine ou par année? Il y a des mères et des pères qui, pour presque rien à longueur d’année, triment dur pour gagner leur croûte et celles de leur progéniture.

Dans les années 60 on lisait dans le journal que Gordy Howe serait le joueur le mieux payé de la ligue avec un salaire de 50,000.$. À cette même période, mon père gagnait 5,000. par année et devait nourrir sept bouches incluant la sienne; il devait aussi nous habiller, nous faire instruire et nous loger, sans parler des imprévus de santé pour tous qui lui pendait toujours au bout du nez. Gordy Howe gagnait 10 fois le salaire d’un professionnel ordinaire; aujourd’hui, combien de fois P. K. Subban gagnera-t-il le salaire d’une professionnelle de la santé, de la sécurité des citoyens, de l’éducation et de l’instruction des enfants? Assurément, il gagnera 180 fois le salaire de Gordy Howe. N’est-ce pas excessif?

Qui paiera ce salaire? Nous tous évidemment. Bien installé dans nos foyers, nous regarderons aux frais de Pernell Karl (et des autres), ses exploits à la télévision dont le coût du branchement par câble (ou autrement) augmentera encore trop pour P. K. et les autres vedettes du spectacle. Les ventes de billets et de bières ne seront plus abordables et graduellement, un désintérêt assuré viendra s’installer sur la gloire et le plaisir de voir du bon hockey.

Au fait, est-ce encore aussi intéressant que ça le hockey?

N’en avez-vous pas assez de payer les P. K. Subban et Monique Leroux (présidente de la coopérative (?) Desjardins: 4 millions par année) de ce monde? Quelle exploitation notre monde néolibéral, n’est-ce pas? La surenchère fait loi.

L’indécence de ces salaires n’est-elle pas la première corruption de notre système économique? Et notre consentement tacite à ceux-ci, n’est-il pas notre propre collusion à son dérèglement? Moi, je suis contre la grossière indécence. Pouvons-nous au moins l’exprimer? Il le faut, sinon, nous sommes complices de notre paupérisation personnelle et collective.

Excommunication ou exclusion = rejet; 3 août 2014

août 7, 2014

Dans le complexe dossier de l’excommunication de M. André Aubert, les hautes instances de l’Église catholique de Trois-Rivières viennent de mandater le Père Jean-Yves Marchand de l’Ordre des Carmes Déchaussés (OCD) afin de justifier, aux yeux des fidèles, la menace d’anathème qui frappe l’ex-marguiller d’une paroisse chrétienne de la Ville.

De subtiles nuances ecclésiastiques viennent justifier selon le Père Marchand, la position draconienne de l’Évêché contre le citoyen Aubert. Nous comprenons bien que selon l’Église catholique il est impossible d’expliquer la vie humaine autrement que selon l’enseignement de Jésus de Nazareth et certainement pas selon notre seule capacité intellectuelle sans l’aide du Christ, Sauveur du monde.

Je reconnais d’emblée l’immensité de l’enseignement du Christ dans le long déroulement de l’Histoire vers plus de respect et d’amour entre nous tous; Jésus est le précurseur, avec Socrate, de nos sociétés démocratiques à l’encontre de ces autocraties et dictatures. Pourquoi alors que ces personnes adultes ne démontrent-elles pas plus de sagesse, vers plus de médiation, de conciliation dans ce dossier des affaires de l’Église? Pourquoi brandir cette menace justifiée par une appartenance à un Ordre dont la philosophie sur la vie serait en opposition complète (?) avec le fondateur de la religion catholique, celle qui se veut universelle et de charité chrétienne?

Notre monde se radicalise.

Une excommunication est une exclusion et donc, un rejet. Le Mouvement Desjardins a aussi sa procédure d’exclusion: depuis 4 ans, les règlements de régie interne 4.6 (saine conduite d’un membre) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion) font loi auprès de tous les membres des Caisses; ils sont l’épée de Damoclès au-dessus de chaque membre qui oserait une critique envers Desjardins.

Menace d’excommunication, menace d’exclusion: nous sommes à nouveau tous soumis au danger de rejet dans nos sociétés de paix et démocratiques que nous construisons! Est-ce que Jésus approuverait?

Lorsque le courroux de l’homme frappe les femmes et les hommes de bonne volonté, ces derniers s’en remettent alors au courroux de Dieu; ainsi ils s’apaisent de la bêtise des hommes. Leur foi en elles-mêmes les grandit au lieu de les anéantir et elles n’ont cure des basses affres humaines. Mais pour sauver leur réputation de bonne personne comme enseignée par le Christ, elles doivent souffrir la violence d’une autorité humaine et vivre d’espérance « divine » d’un jugement dernier équitable. Tristes sommes-nous.

Dommage que toute menace d’excommunication soit menace d’exclusion et donc, de rejet par l’Église catholique de Rome de ses âmes qui aiment selon leur foi en elles, en leurs gènes inscrits dans leur corps, inscrits dans leur corps bien avant la foi en l’Église de Jésus de Nazareth.

Toutes ces guéguerres sont-elles bien utiles à la construction de nos Églises et nos sociétés de paix et de prospérité?

Gaspillage;1/08/2014

août 1, 2014

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un court article de M. Normand Lesage de Louiseville (la sagesse même) qui nous démontre que le bon sens tient souvent à des analogies très simples.

Voici cet article publié dans le journal « Le Nouvelliste » de Trois-Rivières du 31 juillet 2014 (page 14).

« Fluoration: du gaspillage

Dans le débat sur la fluoration de l’eau qui sévit depuis plusieurs mois à Trois-Rivières, j’aimerais faire une comparaison. Si je donne une bouteille de 100 vitamines à quelqu’un et lui dis: «Prenez un comprimé et jetez le reste de la bouteille, puis recommencez ainsi chaque jour». Malgré le bienfait de cette mesure, un tel gaspillage est-il acceptable?

La réponse est assez évidente.

Pourtant la Ville s’apprête à faire la même chose avec la fluoration puisqu’à peine 1% de l’eau fluorée sera bue. Ainsi, dans les années à venir, des centaines de milliers de dollars vont servir à enrichir les égouts et à contaminer l’environnement avec un produit industriel hautement toxique.

Presque tous les dentifrices contiennent du fluor et le brossage des dents est une mesure simple et beaucoup plus efficace. Au lieu de gaspiller les fonds publics, pourquoi la Ville ne fournirait-elle pas une brosse à dents et du dentifrice aux enfants pour apporter à l’école? Ou encore donner des comprimés de fluor à diluer dans l’eau à ceux qui en voudraient? »

 

J’ajoute qu’il est malheureusement plus exigeant de choisir l’éducation à une saine hygiène buccale que de choisir la facilité de conscience de jeter un produit dans l’eau potable et de penser qu’ainsi on fait une bonne action pour la jeunesse. La facilité est encore notre pire ennemi dans toutes nos décisions, surtout quand ce sont les autres qui payent les coûts des choix à faire.

Bravo M. Lesage; vous portez bien votre nom.

Ste-Perpétue, sophistes et SPCA, 9/juillet/2014

juillet 9, 2014

Voici qu’une ancienne vedette du hockey majeur en Amérique du Nord se lance à la défense des animaux maltraités: Georges Laraque, reconnu beaucoup plus pour sa grande brutalité sur la patinoire que comme joueur de hockey, lève le drapeau contre la violence faite aux animaux.

Le journal « Le Nouvelliste » de Trois-Rivières (Québec, Canada) rapporte que l’ex-hockeyeur qualifie de « dégueulasses » les courses du cochon graissé au Festival du cochon de Ste-Perpétue.

Devant le phénomène de l’exploitation du cochon à des fins récréatives, Georges Laraque lance un appel au boycottage du festival du cochon de Ste-Perpétue; il considère que « les gens qui vont assister à cet événement n’ont aucune compassion pour les animaux. » 29 juin 2014 (pour les abonnés, voir le site Facebook de Georges Laraque).

Quant à l’organisation du festival, celle-ci affirme garder un goût amer de ces propos et assure que les animaux ne sont pas maltraités.

Lisons les arguments de l’organisation, lesquels viennent de sa coordonnatrice aux communications, Madame Catherine Boisclair:

  • « …sachez que le Festival du cochon a toujours porté une grande attention au bien-être de son animal vedette. »
  •  » …nous demandons aux gens de rester respectueux dans leurs publications et leurs commentaires. »
  • « …il faut savoir que nos compétitions se déroulent selon des règles très précises qui visent à protéger l’animal. »
  • « Le cochon doit être soulevé à bras-le-corps et déposé dans un baril rembourré situé au centre de l’arène. Les participants ne peuvent pas attraper le cochon par les oreilles, les pattes ou la queue. Pendant la course, un arbitre veille à ce que les règlements soient respectés. »
  • « De plus, il y a autant de cochons que de participants. Ils se retrouvent donc dans l’arène pour un maximum de 90 secondes et croyez-nous … le participant s’essouffle beaucoup plus vite que notre cochon. Spécifions également qu’au cours des 36 dernières années, aucun cochon n’a subi de blessures. »
  • « Le Festival du cochon est un événement familial qui présente trois grands volets distincts: sportif, gourmand, et artistique. L’organisation accueille des chanteurs et des artistes de renom qui viennent présenter leur spectacle devant leurs fans de partout au Québec. Nous trouvons vraiment malheureux de constater que M. Laraque ne tienne pas compte de l’importance de l’apport économique du Festival du cochon pour le milieu artistique québécois. »
  • « L’événement fait rouler l’économie locale en plus de créer de l’emploi (quatre permanents et dix saisonniers). »
  • « Plus de 350 bénévoles permettent sa réalisation et près de 35,000 festivaliers s’y donnent rendez-vous chaque année. »
  • « … questionnez une des 100,000 personnes qui ont assisté à la Course nationale du cochon graissé, elles sauront certainement vous convaincre de la qualité du spectacle présenté. »

Bon! Disons que Mme Boisclair a un festival à vendre.

Devant la polémique suscitée par Georges Laraque, Mme Ginette Gagnon, éditorialiste au journal « Le Nouvelliste » a décidé de défendre la position du Festival; le titre de son éditorial du 2 juillet 2014:

Quelle mouche l’a piqué?

Lisons maintenant les arguments de Mme Gagnon:

  • « …qu’il appelle au boycottage sous prétexte que les animaux y seraient maltraités, c’est une injuste et grossière accusation. »
  • « On peut comprendre que les gens sensibles en général au sort réservé aux animaux et qu’ils soient prompts à dénoncer les situations de maltraitance. Mais est-ce le cas à Sainte-Perpétue? Bien sûr que non. »
  • « … la Société de protection des animaux (SPA) ne l’a jamais non plus dénoncé… »
  • « ,,,, l’organisation jouit du soutien financier de grands commanditaires comme le gouvernement québécois, Loto-Québécois et Desjardins… »
  • « …sans compter que le Festival a mérité plusieurs fois des distinctions, notamment aux Grands Prix québécois du tourisme. »
  • « On voit mal qu’on ait pu récompenser une activité populaire qui soit à ce point indécente. »
  • « Franchement, Georges Laraque dit n’importe quoi…. Décidément, monsieur Laraque se cherche de la publicité. »
  • « …est-ce qu’on peut sérieusement prétendre que les cochons que des participants tentent d’attraper dans la boue sont terrorisés? »
  • « Les animaux ne sont pas en danger ni affamés. Il y a même des règles qui empêchent qu’on puisse blesser les porcs. Les participants n’ont pas le droit, par exemple, de leur tirer la queue ou les oreilles. Bref, la course n’est pas synonyme de boucherie non plus. »
  •  » … il y a pire en matière de cruauté animale. Des chiens et des chats abandonnés à la tonne et laissés à eux-mêmes en cette période annuelle des déménagements. Des chiens et des chats mal nourris, sur qui les propriétaires sans scrupule se défoulent à coups de pieds. Des chenils infects découverts à de nombreux endroits. … »
  •  » La sortie de Georges Laraque est d’autant plus choquante qu’il s’acharne à discréditer un Festival à succès qui est au coeur de l’économie du petit village de Sainte-Perpétue. »

Bon! Disons que Madame Gagnon a un journal à vendre!

Pour nos deux comparses, ce ne sont pas les sophismes qui manquent pour tenter de justifier la  » non-maltraitance  » du cochonnet durant sa course dans la boue. On utilise à la tonne des arguments, surtout POUR le festival, sans aucun souci de logique contre la dénonciation faite par Georges Laraque. C’est que Georges Laraque a tout simplement raison de faire sa dénonciation et son appel au boycottage; alors on contourne la vraie question qui fait le problème.

Ça me rappelle une remarque dite par l’ex-ministre Diane Lemieux il y a quelques années qui avait affirmé innocemment sur les ondes de la radio « que ce qui comptait, c’était les résultats », parlant d’une consigne mise de l’avant dans son ministère au gouvernement du Québec du temps. Quand ce sont les résultats qui comptent, il faudrait donc rappeler à certaines gens que peu importe alors les moyens utilisés pour arriver à leurs fins, ils auront toujours la bénédiction du commun des mortels! Il est souvent triste de lire ou d’écouter nos élites journalistiques, nos dirigeants d’entreprises ou nos élus qui font tout pour convaincre. Belle philosophie de société que la nôtre! Convaincre par des arguments tordus, sinon carrément illogiques ou faux.

 

J’ai dû réagir à la suite de ma lecture de l’éditorial de Mme Gagnon; je lui ai adressé personnellement le courriel suivant le 2 juillet dernier:

Bonjour Mme Gagnon,

Et si Ste-Perpétue faisait la promotion de son festival sans ce qui porte à controverse: pas de course du cochon graissé. Peut-on croire que les citoyens pourraient quand même exécuter leurs réjouissances estivales et célébrer la vie, la paix, l’abondance, etc.? 

Personnellement, je trouve rétrograde ce genre d’activités où les animaux sont utilisés (exploités) par les hommes pour divertir les foules et attirer ainsi l’argent dans les coffres d’une communauté, une municipalité. L’activité ne rehausse très certainement pas le respect à l’animal (un quelconque animal). À quels besoins répond cette activité? (course du cochon graissé) S’amuser? Bien, alors amusons-nous en respectant notre environnement, pas à son détriment.

 Qui peut vraiment dire que l’animal ne souffre pas? Personne. À tout le moins, il n’est certes pas dans la joie, mais bien dans la peur de se faire tuer, sinon maltraiter! Son instinct lui commande de fuir; si c’était pour être nourri, caressé, aimé, pensez-vous qu’il fuirait?

Imaginons le Festival de Ste-Perpétue sans cette course; est-ce que les gains économiques baisseraient à ce point de fermer ce festival? Si oui, alors quiconque a un certain respect de l’utilisation des animaux à des fins économiques, commerciales et financières devrait au moins s’interroger sur ses instincts, son humanité et ce qui le divertit comme personne. Peu importe les règlements (et l’on sait très bien comment les femmes et les hommes réussissent à contourner tous les règlements de ce monde imparfait), l’exploitation des animaux dépasse l’imagination humaine; c’est trop souvent à de simples fins financières et commerciales qu’on les utilise sans respect. Et c’est tellement facile… 

L’évolution d’une société vers plus de respect, plus d’humanité, passe souvent par une interrogation sur ce qui est le plus facile à exploiter: l’environnement. Si l’on bafoue et exploite ce qui est le plus vulnérable à des fins économiques douteuses, notre humanité n’est-elle pas au plus bas? 

L’exploitation de la vulnérabilité est ce qui permet à certaines personnes sans scrupule de créer des activités économiques dont la noblesse demeure douteuse, sinon au moins discutable à plus d’un point de vue. 

Règlements ou pas pour assurer le bien-être du cochon, l’activité de la course du cochon graissé demeure problématique pour une société dite évoluée, et une société où son économie repose de plus en plus sur ses distractions et non sur l’essentiel: le sens de la vie et de l’existence.

 Je vous remercie de m’avoir lu.

 

Nous ratons ces occasions de réfléchir par nous-mêmes et de sincèrement chercher la vérité avec raison. Souvent aussi parce que l’auteur d’une dénonciation n’a pas la caution morale pour dire sa critique, nous la considérons de facto non avenue et inacceptable. Ce sont là des réflexes auxquels il faut se méfier.

Ce Georges Laraque n’a pas tort et même a très probablement raison: bien d’autres festivals doivent aussi s’interroger…

Souvenons-nous de ces sophistes avant d’argumenter:

  • l’appel à la popularité ou au grand nombre: faire croire qu’une affirmation est vraie parce que largement partagée,
  • l’appel à la tradition: faire croire qu’une affirmation est vraie parce qu’acceptée depuis longtemps,
  • l’attaque contre la personne: attaquer celui qui argumente au lieu de discuter de ses arguments,
  • la pente fatale: ne pas accepter une critique parce qu’elle entraîne une détérioration qui est inacceptable aux yeux de tous; autrement dit, refuser une position en invoquant des conséquences de plus en plus lointaines et de moins en moins probables,
  • l’appel au sentiment: susciter une émotion plutôt que formuler une raison,
  • l’appel à l’autorité: invoquer le prestige ou l’image d’une personne, d’une doctrine, d’un organisme, etc., à la place d’une raison,
  • Généralisation hâtive: effectuer une démarche inductive à partir d’un échantillonnage trop restreint,
  • l’appel à la nouveauté: faire croire qu’une affirmation est vraie parce que récente, marquée par l’innovation,
  • le faux dilemme: présenter une alternative extrême comme la seule possible.

Source: « Philosophie; raison, vérité, conaissance » par Michel Larocque et Vincent Rowell, collection Philosophie, Éditions Études Vivantes, 2 trimestre 1996.

Remarquons que l’éditorialiste Ginette Gagnon a utilisé entre autres arguments sophistiques celui de « l’appel à l’autorité »: la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal. Celle-ci a cependant dénoncé la course du cochon graissé quelques jours après l’éditorial de Mme Gagnon; ce qui en a surprit plus d’un de l’organisation du festival! Écoutons les arguments de M. Michel Jutras, directeur général du festival de Ste-Perpétue le 3 juillet 2014:

« … ce même organisme (SPCA) avait autrefois donné son approbation envers le déroulement de la course du cochon graissé. … cette visite aurait eu lieu en 1980 ou 1981, alors que la première édition du festival était en 1977./ Ils étaient venus visiter et étaient repartis et n’ont jamais dit quoi que ce soit. »

Sur le site Web du Festival on y lit ceci:

« Est-ce que le cochon souffre ou a des douleurs? Réponse: Soyez assurés que la SPCA a évalué le déroulement de la compétition avec une très grande rigueur et a jugé l’activité non dangereuse pour le cochon. »

Mais alors M. Jutras, la SPCA est-elle repartie en 1980 ou 1981 sans rien dire, ou si elle a bénit ce festival?

Peu importe les déclarations de M. Jutras; aujourd’hui, en 2014, la SPCA dénonce catégoriquement le sort fait aux cochonnets du Festival de Ste-Perpétue. Lisons le journal « Le Nouvelliste » du 4 juillet 2014;

  • « Nous sommes contre le Festival du cochon de Sainte-Perpétue et contre tout autre festival qui utilise des animaux pour le divertissement. »
  • C’est évident que le cochon n’est pas content. Il est victime de stress et est en souffrance. C’est absolument inutile comme divertissement. »
  • « En principe, quand un animal est utilisé pour le profit et pour le divertissement, ce n’est pas pour le bien-être de l’animal. »

nous déclarait Mme Anita Kapuscinska, coordonnatrice aux relations de presse de la SPCA.

Maintenant, décidons de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Personnellement, je n’ai jamais participé à ce festival de Ste-Perpétue et n’irai certes pas pour voir cette course dite « NATIONALE » du cochon graissé.

Julie Boulet: pharmacienne, députée et doigt d’honneur. 27/05/2014

mai 27, 2014

Est-ce que vous vous êtes déjà fait faire un « doigt d’honneur »?

Avez-vous déjà fait un « doigt d’honneur » à une autre personne?

Selon vous, que signifie ce geste appelé « doigt d’honneur »?

Pour moi, ce geste équivaut à cracher sur mes parents et l’éducation qu’ils m’ont donnée…ou celle qu’ils ne m’ont pas donnée.

Un « doigt d’honneur » c’est un langage non verbal qui tient lieu d’un langage verbal d’une vulgarité extrême et innommable.

Un tel geste, qu’il soit fait spontanément ou après réflexion, dévoile la vraie nature de la personne qui le fait: une nature irrespectueuse de sa propre personne et de sa fierté de personne civilisée, ou vivant dans un pays dit « civilisé ». Quand on a de l’éducation, on sait se placer au-dessus de la bêtise et d’en avoir le courage qui l’exige. Quand l’éducation ou le savoir-vivre manquent, on n’a pas cette retenue de bon aloi, ce jugement, ni ce courage qui font justement une société où le civisme sait s’imposer bien au-dessus la barbarie, la grossièreté, la vulgarité.

L’espace entre une société civilisée et une autre qu’on pourrait qualifier de barbare tient souvent à peu de choses: c’est la politesse et ses marques de considération entre nous tous, peu importe la noblesse de nos fonctions, qui est cette première vertu que nous devrions privilégier pour favoriser ce niveau de civisme de base, et en même temps, ce niveau de savoir-vivre qui cré ce plaisir et ce respect du vivre ensemble, et non cette violence latente et réelle qui crée la haine et les guerres inutiles.

Ce n’est pas parce que certains n’ont pas cette éducation de base qu’il faut tomber dans leur piège de la bêtise. Celles et ceux qui ont reçu cet apprentissage au respect de soi et des autres savent réagir en personne responsable de leur geste. On les appelle des adultes matures.

Difficile la politesse, le savoir-vivre, le civisme? Oui, de plus en plus une grave lacune de notre société québécoise surtout quand nos « élites » (soi-disant nos « élites ») enseignent le contraire à tous par l’exemple de leurs gestes triviaux.

Des excuses ne suffisent pas de la part de n’importe quelle personnalité publique. C’est là un manque de jugement flagrant qui ouvre la porte à tous les autres mauvais jugements dans la gestion de l’État. Mme Boulet devra juger elle-même de sa capacité à être députée et dire autre chose que  » Je m’excuse auprès du député de… » 

Rendez-vous avec l’Histoire à St-Léon-le-Grand, P.Q. 6/05/2014

mai 6, 2014

Les citoyens membres de la Caisse populaire de St-Léon-le-Grand ont rendez-vous le 21 mai prochain à 20 heures à la salle des loisirs du village. Voilà une occasion pour ces citoyens membres à ne pas rater.

Une assemblée générale extraordinaire permettra à chacune et chacun de voter sur un projet de fusion par absorption d’une des vraies Caisses populaires encore existantes au Québec, avec la gargantuesque succursale de Louiseville du gigantesque Mouvement Desjardins de Montréal.

Pour les gens de St-Léon-le-Grand encore propriétaires de leur coopérative de services financiers Desjardins, ce sera là leur seule chance de dire « NON » à leur éventuelle disparition; s’ils disent « OUI » à la fusion, Louiseville les absorbera à jamais, et très bientôt, s’en sera fini de la coopération des services financiers avec les citoyens de St-Léon, fini de leur autonomie de gestion et de décision, fini de leur patrimoine de près de 1 million de dollars. Tout sera transféré à Louiseville, à son seul profit et à sa seule direction.

Celles et ceux qui croient que St-Léon conservera son « Centre de services » près de l’église du village doivent interroger leurs dirigeants ainsi que l’Histoire du Mouvement Desjardins au cours des 25 dernières années: partout au Québec, en Mauricie, au Centre-du-Québec, en Montérégie, en Estrie, en Gaspésie, etc., partout dis-je, de beaux édifices du réseau de Caisses populaires d’antan sont maintenant vides, et l’esprit de coopération est disparue, laissant place à une mercantile exploitation néolibérale sans pareille. Les membres font tous aujourd’hui leur deuil d’avoir été leurrés par ces projets de fusion qui pourtant annonçaient assurément leur prochaine agonie et disparition.

Oui, les citoyens membres de la Caisse populaire de St-Léon-le-Grand ont rendez-vous avec l’Histoire ce 21 mai prochain, car s’ils osent dire « NON » à la fusion, ils diront « OUI » à la résurrection de la coopération et son réel esprit d’entraide. Celles et ceux qui veulent faire l’Histoire devront se lever et se rendre à leur salle des loisirs du village et réécrire la belle histoire de St-Léon-le-Grand et celle de Dorimène et d’Alphonse Desjardins: maître chez nous!

N’oubliez pas qu’en 1900, ce n’était certes pas plus facile qu’en 2014.

Au vote citoyenne! Au vote citoyen, et exigez un scrutin secret: pour ce, il faut « simplement » que le quart de l’assemblée votante exprime ce souhait, sinon le vote se fera à main levée! Ainsi va la démocratie chez Desjardins: une démocratie de surface s’il en est une, avec souvent moins de 1% des membres qui viennent voter un soir de semaine…, tard! Un tel projet devrait faire l’objet d’un référendum, pas d’une soirée vitement bâclée en catimini.

Citoyennes et citoyens membres de St-Léon, si vous votez OUI à la fusion, vous votez OUI à votre disparition. Si vous votez NON à la fusion, vous votez OUI à votre pérennité, à la proximité de votre Caisse populaire à St-Léon même, et vous ferez l’Histoire. L’occasion est grande à St-Léon-le-Grand; ne la ratez pas.

La Caisse populaire de St-Léon-le-Grand: échec de coopération DESJARDINS 26/04/2014

avril 26, 2014

C’est à la fin des années 80 que des citoyens déçus de St-Léon-le-Grand ont entrepris des démarches auprès de la Fédération de Trois-Rivières pour créer leur propre Caisse populaire Desjardins. Les dirigeants de la Caisse de Louiseville ayant refusé d’ouvrir un comptoir à St-Léon, considérant là une dépense inutile à sa croissance puisqu’ils avaient, disaient-ils, plus de 80 % de l’épargne des villageois voisins de St-Léon. Premier échec de coopération.

Fier et foi en leurs capacités financières et administratives, les citoyens de St-Léon se sont tranquillement réveillés à leur force d’action. Ainsi, au fil des années et malgré le peu de coopération tangible, la Caisse populaire aura amassé plus de 930,000. $ en réserve et capital social. Mais lors des dernières années, une situation mystérieuse aura limé à l’os la fibre coopérative des gens de St-Léon-le-Grand, et ce sont les bras tombants et la tête basse que nos dirigeants et citoyens villageois baisseront pavillon le 21 mai prochain (2014); une assemblée générale extraordinaire de fusion avec la caisse qui leur a dit NON finira de faire mourir cette coopérative Desjardins. Deuxième échec de coopération.

St-Léon-le Grand était la plus petite des Caisses de la province et l’aura probablement été toute sa vie: St-Léon-le-Grand, St-Léon-la-Petite; et le grand Mouvement Desjardins si puissant à investir 150,000,000. $ à Montréal pour se rajeunir, laissera mourir l’une d’elles, St-Léon-la-plus-Jeune, au profit de la métropole du Québec et de son centre-ville financier. Troisième échec de coopération.

L’Échec de cette coopérative est l’échec de la coopération, de son « spirit », non pas de ses millions de dollars. L’esprit de coopération se voit aujourd’hui dans ses palaces, dans ses commandites au Gouvernement et ses municipalités, à l’État. Politiquement, la coopération est devenue du communisme. Et pour les sociétaires, ils ne restent que quelques miettes, et encore, s’ils contestent, le danger de l’extradition en « Sibérie » est très réel: l’exclusion radicale par les règlements 4.6 (saine conduite d’un membre) et 4.7 (réprimande, suspension, exclusion)!

L’Échec de coopération, c’est d’abord le nôtre.

La désinformation des tenants de la fusion est à son paroxysme: grâce à la fusion (comprendre la disparition de la Caisse populaire de St-Léon-le-Grand, dois-je le préciser?), tous les maux de la caisse seront guéris comme par magie. À croire que la fondation de la Caisse aura été une grossière erreur pendant plus de 26 ans d’existence. Évidemment, quand on meurt, il n’y a plus de souffrance!

Et nos crédules dirigeants de nous faire croire à notre tour que c’est la bonne affaire à faire: mourir, tout donner NOTRE patrimoine (plus de 930,000. $) à ceux qui nous ont envoyé paître il y a 26 ans, il y a à peine 26 ans. La fierté et la foi du temps sont en cendre et puent la maison brûlée, … la putréfaction.

Crédules, unissez-vous et mourez tous ensemble.

Puissions-nous trouver des incrédules qui oseraient dire NON, nous ne sommes pas des têtes brûlées: NON, nous n’avons pas encore cassé notre pipe!

J’enrage de cette société 12/02/2014

février 13, 2014

J’enrage de cette société

Fait divers hier à Trois-Rivières: deux jeunes en tuent trois autres à la toute veille de ce qu’on appelle ici en Amérique du Nord, « la fête de l’amour ». Belle ville Trois-Rivières, belle société que la nôtre…

J’enrage de cette société qui saute de plaisir sans joie et sans amour

J’enrage de cette société qui n’a de sens que dans cette performance financière sans humanité

J’enrage de ma société qui n’apprend plus à aimer que dans la tuyauterie sexuelle

J’enrage de ma société qui n’a plus le temps que pour l’image et le paraître

J’enrage de ma société qui encense le mensonge, l’intimidation et la corruption

J’enrage de ma société qui drogue sa jeunesse et se drogue de n’importe quoi, n’importe quoi!

J’enrage de ma société qui n’en a que pour le béton, le ciment, et plus rien pour les sentiments

J’enrage de ma société qui sait tout sans rien savoir du mystère de la vie, de la mort et encore moins de celui de l’amour

J’enrage de ma société des vedettes qu’on adule pour leur talent et non pour leur être, qui n’ont de culte que pour leur nombril et rien, vraiment peu, pour leur public

J’enrage de ma société vide, sans âme et sans coeur où les premiers sont tristement les derniers

J’enrage de moi de ne pas avoir assez osé dire « non » à la bêtise

J’enrage de moi qui n’ose châtier celles et ceux qui le méritent bien

Puis-je aimer mieux? Il le faut

Quelle plaie ce monde sans joie, sans paix, ce monde enragé, ce monde de paons, ce monde de peur

Quelle plaie ce monde virtuel où plus rien de vrai et de réel ne se passe entre elle et lui

« J’ai de la peine pour mon village » disait M. Serge Carbonneau parlant de Yamachiche et ses citoyens floués par Desjardins et l’Église catholique en 2004

Oui, j’ai mal à ma ville aujourd’hui: Trois-Rivières est dans un bain de sang de jeunes innocents, tués par des innocents tout aussi jeunes et dévoyés de leur vraie raison de vivre: s’aimer

Oui, nous nous relèverons, mais nous pleurerons longtemps.

J’enrage de ma société; j’enrage de moi.


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